Immobilier 2026 : le marché repart mais un facteur peut tout faire chuter

Par B.B. le 21 mars 2026 à 19:45

... lectures - Temps de lecture : 2 min

Immobilier 2026 : le marché repart mais un facteur peut tout faire chuter

0,8 % de hausse. C’est tout. Après trois ans de baisse, le marché immobilier donne enfin des signes de vie… mais sans conviction. En 2026, tout peut basculer très vite. La vraie question n’est plus “ça repart ?” mais “combien de temps ça tient ?”

Une reprise fragile du marché immobilier en 2026

Les prix repartent timidement après trois ans de baisse

Le signal est là, mais il reste discret. En 2025, les prix immobiliers ont progressé de 0,8 % selon la FNAIM. Après des reculs successifs de -3,5 % en 2023 et -0,4 % en 2024, la chute semble stoppée.

Autrement dit, le marché ne baisse plus. Mais il ne décolle pas non plus. À Paris, les prix restent quasi figés (-0,5 %). En Île-de-France, la hausse est modérée, autour de 1 % à 1,2 %.

Un volume de ventes en hausse mais encore instable

Côté transactions, le rebond est plus net. En 2025, on compte 940 000 ventes dans l’ancien, soit +11 % sur un an. Les acheteurs reviennent, après avoir mis leurs projets en pause pendant la période de hausse des taux.

Ce qui change tout ? Une forme de résignation. Beaucoup ont intégré que les crédits à 2 % appartiennent au passé. Résultat, les projets redémarrent… mais sur un équilibre encore fragile.

Taux, inflation, géopolitique ce qui peut tout faire basculer

Pourquoi les taux de crédit restent la clé du marché

Le moteur du marché, ce n’est pas le prix. Ce sont les taux. Une hausse de 1 % des crédits immobiliers, c’est environ 10 % de pouvoir d’achat en moins pour les acquéreurs.

Concrètement, si les taux remontent vers 4 %, comme certains l’anticipent, la dynamique actuelle pourrait s’essouffler très vite. Moins d’acheteurs solvables, donc moins de pression sur les prix.

Le rôle sous-estimé des tensions internationales

Depuis fin février, un nouveau facteur s’invite dans l’équation : la géopolitique. La guerre en Iran fait grimper les prix de l’énergie. Inflation, hausse des coûts, pression sur les banques centrales… l’effet domino est bien réel.

Résultat : la Banque centrale européenne pourrait durcir sa politique monétaire. Et là, tout se joue. Le marché immobilier reste ultra dépendant de décisions qui se prennent… loin des agences et des notaires.

Des écarts de prix toujours marqués selon les villes

Les villes où les prix remontent fortement

Le marché immobilier français n’avance pas au même rythme partout. Certaines villes surprennent même par leur dynamisme. Strasbourg affiche +8,1 %, Mulhouse +7,1 %, Caen et Reims autour de +7,4 %.

Ces hausses traduisent un retour de la demande locale, souvent sur des marchés plus accessibles. Moins de pression qu’à Paris, mais plus de marge de progression.

Les zones encore en recul ou stagnation

À l’inverse, plusieurs grandes villes continuent de reculer. Marseille, Saint-Étienne ou Grenoble enregistrent encore des baisses autour de -2 à -3 %. Même tendance à Brest.

À retenir : le marché reste très hétérogène. Entre les zones tendues qui stagnent et les villes secondaires qui repartent, il n’y a plus une tendance… mais des dizaines de micro-marchés.

La vraie question désormais : le printemps 2026 confirmera-t-il cette reprise ou marquera-t-il un nouveau coup d’arrêt ?