Bonne nouvelle pour les propriétaires : MaPrimeRénov’ fait son grand retour en 2026 après plusieurs mois de suspension. Le dispositif redémarre avec un budget confirmé, mais aussi avec une nouveauté majeure pour les rénovations d’ampleur : un rendez-vous obligatoire avec un conseiller France Rénov’.
MaPrimeRénov’ rouvre en 2026 après plusieurs mois de suspension
Après un arrêt brutal début 2025, MaPrimeRénov’ redémarre officiellement en 2026. La suspension du guichet était principalement liée à l’absence de budget voté et à une explosion du nombre de dossiers à traiter. Résultat : des dizaines de milliers de demandes bloquées et des ménages dans l’attente.
La promulgation du budget 2026 permet désormais de relancer le dispositif. L’État consacre 3,6 milliards d’euros de crédits budgétaires, complétés par 500 millions d’euros issus des certificats d’économies d’énergie. Cette enveloppe doit avant tout servir à reprendre les dossiers suspendus fin 2025.
Selon les chiffres communiqués par le ministère du Logement, environ 83 000 dossiers étaient en attente avant la relance. Leur traitement prioritaire vise à sécuriser les projets déjà engagés et à permettre le démarrage effectif des travaux.
Le gouvernement confirme que les ménages peuvent à nouveau déposer des demandes, aussi bien pour une rénovation par geste que pour une rénovation globale. Les critères d’éligibilité et les taux d’aide restent identiques à ceux en vigueur avant la suspension.
Cette relance s’inscrit dans une volonté de stabiliser le dispositif, après plusieurs ajustements successifs. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des particuliers tout en renforçant le contrôle des aides publiques.
Rendez-vous France Rénov’ obligatoire pour les rénovations d’ampleur
La principale nouveauté de MaPrimeRénov’ en 2026 concerne les projets de rénovation d’ampleur. Désormais, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ devient obligatoire avant le dépôt de toute demande d’aide pour ce type de travaux.
Cette obligation vise à sécuriser le parcours des ménages et à améliorer la qualité des rénovations financées. Elle intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la fraude, après la détection de manquements graves chez 34 % des professionnels contrôlés dans le secteur de la rénovation énergétique.
Concrètement, ce rendez-vous permet de vérifier la cohérence du projet, l’éligibilité des travaux et la conformité des entreprises sollicitées. Il doit également aider les ménages à mieux structurer leur démarche, en évitant les erreurs de montage de dossier.
Le réseau France Rénov’ s’appuie sur 614 espaces conseil répartis sur l’ensemble du territoire. Les entretiens pourront se dérouler en présentiel, en visioconférence ou, dans certains cas, par téléphone lorsque les documents ont été transmis en amont.
Pour les pouvoirs publics, cette étape obligatoire permet de s’assurer que le particulier n’est plus seul face aux démarches administratives. L’accompagnement est annoncé comme gratuit et continu, depuis la réflexion initiale jusqu’au lancement des travaux.
En revanche, les rénovations par geste ne sont pas concernées par cette nouvelle contrainte et restent accessibles via un parcours de demande simplifié.
Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov’ en 2026 et pour quels travaux
MaPrimeRénov’ reste accessible en 2026 à l’ensemble des propriétaires occupants, bailleurs et copropriétés, sous réserve de respecter les critères habituels de ressources et de nature des travaux. Le dispositif conserve ainsi sa vocation universelle, avec des niveaux d’aide modulés selon les revenus.
Deux grandes catégories de projets coexistent. La rénovation par geste concerne des travaux ciblés, comme le remplacement d’un système de chauffage ou l’isolation de fenêtres. La rénovation globale, quant à elle, implique au moins deux gestes d’isolation et vise une amélioration significative de la performance énergétique du logement.
Pour l’année 2026, l’Agence nationale de l’habitat prévoit de financer environ 150 000 rénovations par geste et 120 000 rénovations globales. Parmi ces dernières, une part importante concerne les copropriétés, aux côtés des logements individuels.
Ces objectifs sont toutefois impactés par le stock de dossiers en attente hérité de 2025, que l’État entend résorber en priorité. Cette situation pourrait allonger les délais de traitement pour certains nouveaux projets.
Au-delà des volumes, le gouvernement affiche une ambition claire : concentrer les aides sur des rénovations plus efficaces, capables de réduire durablement la consommation d’énergie et les factures des ménages.
Pour les particuliers, l’enjeu est donc de bien anticiper leur projet, en s’informant sur les conditions d’éligibilité et en préparant un dossier complet dès la phase de réflexion.