MaPrimeRénov rouvre enfin après plusieurs semaines de suspension budgétaire. Mais en 2026, le dispositif évolue : pour les rénovations d’ampleur, un rendez-vous personnalisé devient obligatoire. Budget, dossiers en attente, nouvelles règles… voici ce qui change concrètement pour vos travaux.
MaPrimeRénov rouvre avec un nouveau cadre en 2026
Suspension, budget voté et relance du guichet
Après une suspension liée à l’absence de budget voté, MaPrimeRénov rouvre officiellement en 2026. La promulgation de la loi de finances permet de relancer le traitement des demandes et d’engager de nouveaux dossiers.
L’enveloppe annoncée atteint 3,6 milliards d’euros de crédits publics, complétés par 500 millions d’euros issus des certificats d’économie d’énergie. Un signal fort pour relancer la rénovation énergétique des logements.
Cette reprise vise aussi à fluidifier un système mis sous tension par l’afflux de demandes en fin d’année précédente.
Dossiers en attente et objectifs fixés par l’Anah
Environ 83 000 dossiers restaient en attente lors de la suspension. Leur traitement constitue une priorité pour éviter de nouveaux retards dans les chantiers.
L’Agence nationale de l’habitat prévoit de financer 150 000 rénovations par geste (chaudière, fenêtres) et 120 000 rénovations globales, dont une part importante en copropriété.
La question clé reste la capacité administrative à absorber ce volume tout en renforçant les contrôles. La relance s’accompagne donc d’un encadrement plus strict.
Rendez-vous obligatoire pour les rénovations d’ampleur
Pourquoi un accompagnement FranceRénov devient indispensable
Pour toute rénovation globale, un passage par un conseiller FranceRénov devient désormais obligatoire avant le dépôt du dossier. L’objectif est clair : sécuriser le projet en amont et éviter les erreurs administratives.
Ce rendez-vous personnalisé peut se tenir en agence, en visioconférence ou par téléphone selon les pièces transmises. Vous bénéficiez d’un accompagnement gratuit, dès la définition du programme de travaux.
Cette étape vise à structurer les parcours, notamment lorsque plusieurs gestes d’isolation ou de chauffage sont envisagés.
Lutte contre la fraude et sécurisation des parcours
Le renforcement du contrôle répond à un constat préoccupant : des faux dossiers et des entreprises peu scrupuleuses ont fragilisé le dispositif. Les autorités ont relevé des anomalies importantes chez une part significative des professionnels contrôlés.
En rendant l’accompagnement obligatoire, l’État cherche à réduire les fraudes MaPrimeRénov et à protéger les ménages contre les montages abusifs.
Cette nouvelle exigence pourrait rallonger légèrement les délais, mais elle doit améliorer la qualité des rénovations financées et limiter les contentieux.
Qui peut déposer un dossier et dans quelles conditions
Rénovation par geste ou rénovation globale
Le guichet est de nouveau accessible pour deux types de projets : la rénovation par geste (remplacement de chaudière, isolation ciblée) et la rénovation globale intégrant au moins deux travaux d’isolation.
Les règles d’éligibilité restent stables. Les plafonds de ressources et les taux d’aide ne sont pas modifiés à ce stade, ce qui sécurise les ménages déjà engagés dans un projet.
La différence majeure concerne donc l’obligation d’accompagnement pour les rénovations d’ampleur, désormais intégrée au parcours.
Taux de financement et enveloppe budgétaire 2026
L’enveloppe globale atteint 4,1 milliards d’euros en combinant crédits publics et CEE. L’ambition est de soutenir massivement la transition énergétique du parc immobilier.
Les objectifs affichés portent sur 120 000 rénovations globales et 150 000 rénovations isolées. Reste à savoir si le traitement des dossiers en attente ne viendra pas réduire la capacité réelle d’engagement en 2026.