En Chine, le logement absorbe désormais 25 % du budget des ménages, contre seulement 5 % en 1990. Derrière ce chiffre se cache une crise immobilière profonde qui fragilise promoteurs, patrimoines familiaux et croissance économique. En 2026, le modèle immobilier chinois vacille durablement.
Immobilier chinois une crise devenue structurelle
Longtemps moteur de la croissance, le secteur immobilier chinois représentait jusqu’à 30 % du PIB en intégrant le BTP et les activités connexes. Depuis cinq ans, la dynamique s’est inversée. Le marché du neuf s’est contracté et les ventes plafonnent.
La crise immobilier Chine ne relève plus d’un simple cycle. Elle s’inscrit dans un changement de modèle, marqué par l’endettement et une perte de confiance des ménages.
Des géants fragilisés par l’endettement massif
Plusieurs promoteurs emblématiques ont vacillé sous le poids de dettes colossales. Evergrande a été liquidé, d’autres acteurs majeurs ont dû négocier des reports d’échéances.
La politique des « trois lignes rouges », instaurée en 2020 pour limiter l’endettement, a accéléré l’assainissement du secteur. Résultat : accès au crédit restreint et projets suspendus.
Un marché paralysé depuis la fin du boom post-Covid
La pandémie a stoppé net les chantiers et fragilisé le modèle des préventes. Les acquéreurs ont payé des logements parfois livrés avec retard, entamant la confiance.
Aujourd’hui, la priorité consiste à écouler les stocks existants. De nombreux biens restent situés en périphérie, loin des bassins d’emploi dynamiques.
Peut-on parler d’un simple ajustement ou d’un tournant historique pour la crise immobilier Chine 2026 ? Les indicateurs penchent vers un rééquilibrage durable plutôt qu’un rebond rapide.
Des prix en baisse dans 62 villes sur 70
Les statistiques officielles confirment l’ampleur du ralentissement. Début 2026, 62 villes sur 70 enregistrent une baisse des prix. Le recul mensuel des logements neufs atteint 0,4 %, prolongeant une tendance installée.
Sur un an, la correction dépasse 3 %. Ce mouvement pèse sur la perception de richesse des ménages et freine leurs décisions d’achat.
Chute des logements neufs et stocks en périphérie
Les promoteurs concentrent leurs efforts sur l’écoulement des invendus. Dans certaines métropoles secondaires, l’offre dépasse la demande solvable.
- Stocks élevés brident nouveaux lancements
- Pression sur les prix pour attirer acheteurs
- Chantiers ralentis faute de financements
- Préventes fragilisées par la défiance
Cette situation réduit les marges et limite la capacité d’investissement du secteur, pourtant central dans l’économie nationale.
Les villes de troisième rang sous pression
Les villes dites de troisième rang concentrent les difficultés. Moins attractives démographiquement, elles subissent une baisse plus marquée de la demande.
Le risque est un ajustement prolongé, avec une revalorisation lente des actifs. Dans ce contexte, la crise immobilier Chine devient un enjeu macroéconomique majeur.
25 % du budget des ménages absorbé par le logement
En 1990, le logement représentait 5 % du budget des ménages urbains. En 2021, cette part atteint 24 %, soit près d’un quart du revenu disponible. La crise immobilier Chine touche donc directement le pouvoir d’achat.
L’immobilier constitue aussi l’essentiel du patrimoine. En 2017, il représentait 78 % des actifs des ménages, bien au-dessus des standards occidentaux.
Un patrimoine ultra-dépendant de l’immobilier
Quand les prix baissent, l’effet richesse s’inverse. Les ménages se sentent plus vulnérables et freinent leurs dépenses, même sans perte immédiate de revenus.
Contrairement à d’autres économies, les placements financiers alternatifs restent moins développés. La diversification patrimoniale demeure limitée.
Pékin face au défi de relancer la demande intérieure
Les autorités ont assoupli les conditions d’achat et soutenu certains promoteurs. L’objectif est d’organiser un atterrissage contrôlé.
Le véritable enjeu consiste désormais à transférer le moteur de la croissance vers la consommation intérieure. La crise immobilier Chine 2026 agit ainsi comme révélateur d’un modèle économique en transition.
La question reste ouverte : la stabilisation viendra-t-elle d’un rebond immobilier ou d’un changement des habitudes d’épargne et d’investissement ?