Monaco reste le marché immobilier le plus cher au monde en 2026

Par Baptiste BIALEK le 28 février 2026 à 06:45

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Monaco reste le marché immobilier le plus cher au monde en 2026

À 57 569 euros le mètre carré en moyenne, l’immobilier monégasque confirme en 2026 son statut de marché le plus cher au monde. Pourtant, derrière ces prix records, les ventes reculent nettement tandis que les reventes explosent, redessinant l’équilibre du marché en Principauté.

Des prix toujours records à Monaco en 2026

57 569 € le mètre carré, un sommet mondial

En 2026, le prix moyen atteint 57 569 € le mètre carré. Malgré une légère baisse de 1,4 % sur un an, Monaco reste le marché immobilier le plus cher au monde.

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Le volume global demeure impressionnant : 493 transactions pour 5,9 milliards d’euros. L’activité reste proche du record de 2025, preuve d’une attractivité intacte.

Le nouveau mode de calcul intègre désormais ventes et reventes, ainsi que l’année de construction. Objectif : éviter les distorsions liées aux reventes rapides de biens quasi neufs.

Les quartiers les plus chers en détail

Le Larvotto franchit un cap historique avec 71 167 € le m². Monte-Carlo progresse également (+4,8 %) et avoisine 54 000 € le m².

Fontvieille et La Rousse dépassent les 52 000 €, tandis que La Condamine se maintient autour de 52 104 €. Le Jardin Exotique et les Moneghetti restent les plus accessibles, autour de 45 000 €.

Les biens livrés après 2020 culminent à 65 602 € le m², confirmant la montée en gamme continue du parc immobilier monégasque.

Ventes en recul, reventes en forte progression

Pourquoi les ventes de biens neufs chutent

Les ventes reculent fortement en 2026 avec seulement 64 transactions, soit –36,6 % sur un an. En valeur, la baisse atteint près de 29 %.

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Ce repli s’explique d’abord par un effet mécanique. Plusieurs programmes majeurs avaient été livrés en 2025, concentrant les signatures sur l’exercice précédent.

L’inscription de Monaco sur la liste grise du GAFI en 2025 a également pu freiner certains investisseurs internationaux. Les procédures de conformité sont devenues plus longues et plus strictes.

Monte-Carlo et Mareterra tirent les reventes

À l’inverse, les reventes progressent de 17,5 % pour atteindre 429 transactions. Elles génèrent un montant record de 3,2 milliards d’euros.

Monte-Carlo domine avec 164 reventes, soit près de deux sur cinq en Principauté. La Rousse suit avec 100 logements revendus.

Les opérations à Mareterra ont largement contribué à cette dynamique. Certaines transactions atteignent des niveaux inédits, notamment au Larvotto avec 851,9 millions d’euros cumulés.

Un marché ultra-premium sous surveillance internationale

Des transactions au-delà de 20 millions d’euros

Le positionnement haut de gamme s’accentue nettement. En 2026, plus de huit ventes sur dix concernent des logements de quatre pièces et plus, dont plusieurs villas.

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Le prix moyen d’une transaction dépasse pour la première fois 40 millions d’euros. La moitié des ventes se conclut au-delà de 21,2 millions.

Parmi les 64 ventes enregistrées, 35 franchissent le seuil des 20 millions et cinq dépassent même les 100 millions d’euros. Un niveau inédit en Principauté.

Liste grise du GAFI et impact sur les investisseurs

La présence maintenue de Monaco sur la liste grise du GAFI interroge. Officiellement, aucun lien direct n’est établi avec l’évolution du marché.

Dans les faits, certains professionnels évoquent des délais bancaires plus longs et des contrôles renforcés. Une partie de la clientèle internationale aurait privilégié des destinations perçues comme plus fluides.

Malgré ce contexte, l’immobilier monégasque conserve une image de valeur refuge. La stabilité institutionnelle et la rareté foncière continuent de soutenir les prix au sommet.