Le marché immobilier de Perpignan en 2026 montre des signaux contrastés. Entre reprise timide des transactions, fortes disparités de prix selon les quartiers et quasi-arrêt du logement neuf, acheter ou investir demande une lecture fine du contexte local.
Un marché immobilier à Perpignan encore fragile en 2026
À Perpignan, le marché immobilier ne s’effondre pas, mais il ne retrouve pas non plus son rythme d’avant. Les professionnels constatent une dynamique légèrement meilleure qu’en 2024, tout en rappelant que les volumes restent nettement sous les niveaux de 2017 à 2019, et très loin des années 2021-2022. Cette situation crée un marché plus lent, où chaque bien “bien placé” se vend, mais où le reste peut stagner.
Le contexte national pèse toujours : taux de crédit plus exigeants, budgets serrés, et acheteurs plus prudents. Résultat, les décisions se prennent moins vite, avec davantage de négociations et une attention renforcée aux prestations, à l’emplacement et aux travaux à prévoir.
Des ventes en légère hausse mais loin des niveaux d’avant-crise
Les transactions progressent à la marge, ce qui suffit à relancer un peu l’activité, sans déclencher de flambée des prix. Sur l’ancien, la moyenne observée tourne autour de 1 450 €/m², avec une évolution globale quasi stable. Le vrai sujet, c’est la sélectivité : un appartement bien entretenu, bien situé et correctement valorisé peut partir vite, tandis qu’un bien mal positionné ou trop coûteux reste sur le marché.
Un climat d’attentisme lié aux taux et au manque de visibilité
Beaucoup d’acheteurs avancent “à pas comptés”. Ils veulent sécuriser leur financement, comparer plusieurs options et éviter les mauvaises surprises sur les charges, la copropriété ou les travaux. Cette prudence alimente un marché en demi-teinte, où l’offre de qualité devient rare.
- Emplacement : quartier et accès restent décisifs
- Travaux : un frein si le budget est serré
- Financement : dossiers plus longs à finaliser
Appartements et maisons anciennes des dynamiques très contrastées
Le marché de l’ancien concentre aujourd’hui l’essentiel de l’activité immobilière à Perpignan. Appartements comme maisons anciennes attirent toujours des acheteurs, mais avec des logiques très différentes selon les quartiers, les typologies de biens et les budgets. Cette hétérogénéité explique pourquoi certains secteurs résistent bien, tandis que d’autres enregistrent des baisses marquées.
Appartements anciens prix au m² et écarts entre quartiers
Sur les appartements anciens, Perpignan affiche une moyenne autour de 1 450 €/m², un niveau accessible comparé à d’autres villes d’Occitanie. Mais cette moyenne masque de forts écarts. Dans certains quartiers, les prix reculent nettement, alors que d’autres zones voient la demande soutenir, voire augmenter, les valeurs.
Les secteurs proches du centre historique, de la cathédrale ou de Saint-Martin restent très recherchés. À l’inverse, des quartiers plus périphériques ou moins valorisés subissent des corrections parfois importantes. Les acheteurs privilégient désormais les biens sans gros travaux ou offrant un potentiel locatif clair.
Maisons anciennes pénurie de foncier et tensions sur l’offre
Les maisons anciennes, notamment celles de 4 pièces et moins, représentent la majorité des ventes. Pourtant, l’offre reste limitée. La pénurie de foncier, les délais de permis de construire et la réticence de certaines communes à ouvrir de nouveaux lotissements freinent fortement le renouvellement du parc.
À Perpignan, le prix médian d’une maison atteint environ 195 700 €, en légère hausse sur un an. En première couronne, les montants grimpent davantage, tandis que certaines zones plus éloignées offrent encore des opportunités à des niveaux plus contenus.
- Centre-ville : demande soutenue et offre rare
- Périphérie : prix plus variables selon l’état
- Foncier : facteur clé de tension
Logement neuf quasiment à l’arrêt quelles opportunités subsistent
Le logement neuf traverse une période particulièrement compliquée à Perpignan. Les mises en vente sont devenues rares, et certains trimestres récents n’ont vu aucun nouveau programme arriver sur le marché. Cette situation marque un véritable coup d’arrêt de la production, avec des conséquences directes sur l’offre globale et sur le marché locatif.
Programmes neufs bloqués et chute des mises en vente
Les promoteurs font face à un cumul de freins : coûts de construction élevés, foncier difficile à mobiliser et procédures administratives longues. Même si des ventes continuent grâce aux stocks existants, le renouvellement de l’offre ne suit plus. Sur l’année écoulée, les ventes progressent par rapport à 2024, mais restent très inférieures aux standards d’avant-crise.
Cette raréfaction du neuf pénalise particulièrement les primo-accédants, qui peinent à trouver des logements adaptés à leur budget et à leurs besoins. Elle contribue aussi à la tension sur la location, avec une faible rotation des biens disponibles.
BRS quartiers recherchés et profils d’acheteurs actifs
Quelques signaux positifs émergent malgré tout. Le développement du bail réel solidaire permet d’abaisser les prix d’accès à la propriété en dissociant le bâti du foncier. Ces dispositifs commencent à apparaître à Perpignan, ciblant surtout les ménages modestes et les primo-accédants.
Les quartiers les plus demandés restent le centre historique, les abords de la cathédrale, Clemenceau, la gare et Saint-Martin. Dans ces secteurs, la rareté de l’offre maintient les niveaux de prix et sécurise les projets d’achat à long terme.