Propriétaires enfin protégés, la réforme choc qui accélère les expulsions des squats

Par Baptiste B. le 15 avril 2026 à 16:45

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Propriétaires enfin protégés, la réforme choc qui accélère les expulsions des squats

Vous pensiez qu’un squat pouvait durer des mois, voire des années ? En 2026, ce scénario pourrait disparaître. Le gouvernement prépare un durcissement radical, avec une promesse claire : expulser plus vite, beaucoup plus vite.

Durcissement de la loi anti squat en 2026

La loi Kasbarian Bergé déjà en place

Depuis 2023, le ton a déjà changé. La loi Kasbarian-Bergé a posé les bases d’un cadre plus strict, notamment pour les locataires en difficulté. Désormais, sans paiement du dernier loyer et sans demande explicite devant le juge, le bail peut être résilié rapidement.

Résultat concret : 30 500 expulsions en 2025, soit +27 % en un an. Ce chiffre traduit une accélération nette des procédures, mais aussi une tension sociale bien réelle sur le logement.

Ce que prépare la loi Ripost

Mais pour le gouvernement, cela ne suffit pas. Vincent Jeanbrun veut aller plus loin avec la loi « Ripost ». L’objectif est simple : combler ce qu’il présente comme un angle mort juridique.

Autrement dit, toute personne occupant un logement sans bail signé pourrait être considérée comme sans droit ni titre. Même avec des clés remises au départ. Et là, tout bascule.

Expulsions plus rapides ce qui va vraiment changer

Squatteur sans bail une définition élargie

Jusqu’ici, certaines situations restaient floues. Une personne entrée avec l’accord initial du propriétaire pouvait compliquer la procédure. Avec la réforme annoncée, cette nuance disparaît presque.

En clair, l’absence de bail signé suffirait. Peu importe la façon d’entrer dans les lieux. Vous passez immédiatement dans la catégorie des occupants illégaux.

Des expulsions quasi immédiates

C’est le point le plus explosif. Le gouvernement assume vouloir raccourcir drastiquement les délais. Aujourd’hui, une procédure peut durer jusqu’à deux ou trois ans. Demain, l’ambition est de casser cette lenteur.

Ce qui change tout ? La volonté de bloquer les stratégies dilatoires, ces dossiers où un occupant règle un mois, puis plus rien, juste pour ralentir l’expulsion.

Impayés et propriétaires une pression qui s’accentue

Des délais jugés inacceptables

Deux à trois ans pour sortir d’un dossier d’impayés : pour beaucoup de bailleurs, c’est insupportable. Et sur ce point, le ministre reprend exactement leur colère.

Dans la vraie vie, cela veut dire un propriétaire qui continue à rembourser son prêt pendant que le loyer ne tombe plus. Pour un petit investisseur, le choc peut être brutal.

Vers un durcissement global des procédures

Le message politique est limpide : réduire les délais, limiter les abus et redonner la main aux propriétaires. Le sujet dépasse donc le squat pur. Il touche aussi les loyers impayés et la lenteur judiciaire.

  • Procédures raccourcies moins de blocages possibles
  • Moins de tolérance face aux impayés répétés
  • Protection accrue pour les bailleurs fragilisés

Reste une vraie question. Jusqu’où ce durcissement peut-il aller sans faire payer la note aux locataires précaires, ceux qui décrochent moins par fraude que par difficulté financière ? C’est là que la réforme sera jugée, pas seulement sur les annonces.