Immobilier 2026 : la reprise est là, mais à quel prix pour les acheteurs ?

Par Baptiste BIALEK le 09 janvier 2026 à 19:45

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Immobilier 2026 : la reprise est là, mais à quel prix pour les acheteurs ?

Le marché immobilier français amorce un retournement en ce début d’année 2026. Hausse des prix, reprise des transactions et stabilisation du crédit dessinent un nouveau cycle, encore fragile, après plusieurs années de tensions et d’attentisme.

Le marché immobilier français repart à la hausse début 2026

Une reprise progressive des transactions après 2024

Après une année 2024 marquée par un net ralentissement, le marché immobilier français montre des signes clairs de reprise. Le nombre de transactions repart à la hausse, porté par un regain de confiance des ménages et une meilleure lisibilité des conditions d’emprunt.

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Sur douze mois, près de 929 000 logements ont changé de main. Cette progression traduit un retour progressif des acquéreurs, notamment des ménages qui avaient différé leur projet face à la hausse rapide des taux de crédit.

Cette dynamique reste toutefois prudente. Les acheteurs arbitrent davantage, négocient plus et privilégient des biens cohérents avec leur capacité de financement réelle.

Des volumes encore sous le seuil d’un marché fluide

Malgré cette amélioration, le marché n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière. Le seuil d’un marché considéré comme fluide reste situé autour d’un million de transactions annuelles.

L’écart persistant s’explique par plusieurs facteurs structurels : mobilité résidentielle limitée, accès au crédit plus sélectif et incertitudes économiques et politiques.

En pratique, le marché sort du rouge mais évolue encore sous contrainte. Cette phase de transition marque néanmoins un changement de cycle, avec des signaux positifs plus durables qu’en 2025.

Prix immobiliers en hausse mais dynamique contrastée selon les territoires

Paris, grandes villes et zones rurales en tête

Après plusieurs trimestres de correction, les prix immobiliers repartent à la hausse sur l’ensemble du territoire. Cette progression reste modérée, mais elle marque une rupture nette avec la tendance baissière observée un an plus tôt.

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Les hausses les plus visibles concernent Paris et les zones rurales, avec des augmentations proches de 3 % sur un an. La capitale bénéficie d’un retour progressif des acheteurs solvables, tandis que les territoires ruraux profitent d’un attrait durable pour les maisons et les cadres de vie moins denses.

Dans les grandes métropoles, la tendance est globalement positive. Nice se démarque avec une progression marquée, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier enregistrent des hausses plus contenues.

Villes en difficulté et exceptions locales

La reprise n’est cependant pas uniforme. Certaines villes continuent d’afficher des prix en recul, à l’image de Nantes, où la baisse se poursuit malgré un ralentissement du phénomène.

Ces disparités locales reflètent des réalités de marché très différentes : niveaux de prix atteints avant la crise, attractivité économique, tension locative et adéquation entre l’offre et la demande.

Pour les acheteurs, cette hétérogénéité crée de nouvelles opportunités, mais impose une analyse fine des marchés locaux avant toute décision.

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Crédit, loyers et perspectives pour 2026

Taux de crédit stabilisés mais toujours contraignants

Après les fortes hausses observées entre 2022 et 2024, les taux de crédit immobilier se sont stabilisés à partir du printemps 2025. Début 2026, ils évoluent autour de 3,5 % sur 25 ans, offrant davantage de visibilité aux porteurs de projets.

Cette stabilisation a contribué au retour progressif des acheteurs sur le marché. Toutefois, les conditions d’octroi restent exigeantes, avec un apport personnel souvent plus élevé et une sélection plus stricte des dossiers.

Le crédit demeure ainsi un facteur limitant, freinant une reprise plus franche malgré l’amélioration globale du contexte.

Prévisions 2026 et freins structurels du marché

Pour l’ensemble de l’année 2026, les projections tablent sur près de 980 000 ventes et une hausse des prix comprise entre 2 % et 3 %, sauf choc macroéconomique majeur.

Le marché immobilier français s’inscrit dans une phase de normalisation, avec une activité plus saine mais encore sous tension. La pénurie de logements, le manque de mobilité résidentielle et l’incertitude politique pèsent toujours sur les décisions des ménages.

Dans ce contexte, vendeurs comme acheteurs doivent composer avec un marché plus équilibré, où l’analyse et le timing redeviennent des leviers essentiels.