DPE 2026 : le nouveau coefficient 1,9 va changer la classe de votre logement électrique

Par Cyril KUHM le 30 novembre 2025 à 11:45

... lectures - Temps de lecture : 3 min

DPE 2026 : le nouveau coefficient 1,9 va changer la classe de votre logement électrique

La réforme du DPE 2026 change profondément l’évaluation des logements chauffés à l’électricité, avec des effets immédiats sur leur classement et leur attractivité. Voici ce que vous devez vraiment savoir.

Pourquoi la réforme du DPE 2026 change tout pour l’électricité

Le nouveau coefficient 1,9

Depuis le 1er janvier 2026, le DPE utilise désormais un coefficient de 1,9 pour convertir l’électricité en énergie primaire. Cette valeur plus basse réduit mécaniquement les consommations retenues dans le calcul et améliore souvent la note finale.

Ce changement corrige une incohérence ancienne. Le coefficient de 2,3 ne représentait plus le mix électrique français, largement décarboné. En conséquence, de nombreux logements bien isolés étaient injustement classés en F ou G malgré des émissions modérées.

L’impact réel du nouveau calcul

Avec le coefficient révisé, des logements proches des seuils peuvent gagner une lettre. Par exemple, une consommation électrique de 196 kWh/m²/an ne renvoie plus automatiquement à une étiquette très basse. Cette amélioration permet parfois de sortir d’une classification pénalisante.

Voir aussi  Logement et location : peut-on vraiment revaloriser un loyer après avoir réalisé des travaux énergétiques ?

Cependant, cette révision reste un ajustement technique. Un logement mal isolé ou équipé d’un chauffage ancien peut toujours afficher des factures élevées. Le changement d’étiquette ne modifie pas la consommation réelle ni le confort thermique.

Pour vous, l’intérêt principal réside dans une évaluation plus juste. Le classement tient mieux compte de la performance globale du logement électrique, sans masquer les besoins d’isolation ou de rénovation.

Avant d’envisager travaux ou mise en location, il reste utile de comparer l’ancien DPE et le nouveau. Cette analyse vous aide à anticiper la réglementation et à évaluer la performance effective de votre bien.

Quels logements vont réellement gagner des classes

Les volumes concernés

La réforme pourrait permettre à de nombreux logements chauffés à l’électricité de progresser en classement. Plusieurs estimations indiquent qu’environ 850 000 biens pourraient sortir des catégories F ou G sans aucun travaux. D’autres analyses évoquent un potentiel beaucoup plus large.

Certains logements proches des seuils retrouveront une étiquette plus cohérente. Dans ces cas, la progression reflète principalement l’ajustement du calcul et non une transformation du niveau d’isolation ou du système de chauffage.

Voir aussi  Rénover et valoriser son bien en 2025 : découvrez les avantages de MaPrimeRénov’

Des cas concrets montrent qu’un simple changement de coefficient peut faire passer un logement d’une catégorie très pénalisante à une classe jugée acceptable. Cette évolution peut débloquer une location ou une vente auparavant plus complexe.

Des limites importantes

Il est essentiel de rappeler que 55 % des logements ne verront aucun changement d’étiquette. Leur niveau d’isolation ou leur système de chauffage reste déterminant.

La réforme ne concerne que les biens électriques. Les logements chauffés au gaz, au fioul ou au bois ne bénéficient d’aucune révision. Leur performance énergétique reste évaluée selon les méthodes précédentes.

Pour les biens les plus énergivores, le nouveau calcul n’est pas toujours suffisant. Une progression de lettre reste possible, mais le confort thermique et les consommations réelles continuent d’exiger une rénovation.

Conséquences pour bailleurs et locataires

Effets sur l’attractivité et la valeur

Un meilleur classement peut renforcer l’attractivité locative. Un logement passant de F à E ou de E à D évite certaines interdictions. Cette amélioration peut aussi réduire la décote observée sur les biens jugés énergivores sur le marché.

Voir aussi  Chèque énergie : votre département reçoit-il l’aide cette semaine ?

Pour un bailleur, cette évolution offre parfois l’opportunité de repositionner un bien. Le logement redevient plus visible, notamment si le marché local est sensible aux performances énergétiques.

Il reste toutefois important d’expliquer clairement l’évolution au locataire. Une meilleure étiquette ne garantit pas une facture plus faible. Le confort dépend encore de l’état réel de l’enveloppe du logement.

Bonnes pratiques à adopter

L’amélioration technique du DPE ne dispense pas de poursuivre les travaux utiles. L’isolation, la ventilation et un chauffage performant demeurent les principaux leviers pour réduire durablement la consommation.

Avant toute décision, il est utile d’analyser l’impact du nouveau DPE et de vérifier la cohérence entre bilan théorique et consommation réelle. Cette comparaison permet de mieux cibler les travaux prioritaires.

Dans une stratégie patrimoniale, un logement électrique mieux classé peut constituer un atout. Il convient néanmoins de rester vigilant et de planifier les futures rénovations afin de préserver performance, valeur et stabilité locative.