Crédit immobilier : combien la remontée des taux va-t-elle réellement coûter pour 200 000, 300 000 ou 400 000 € empruntés ?

Par Baptiste B. le 16 septembre 2026 à 19:45

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Crédit immobilier : combien la remontée des taux va-t-elle réellement coûter pour 200 000, 300 000 ou 400 000 € empruntés ?

La rentrée réserve une mauvaise surprise aux acheteurs : les taux immobiliers repartent à la hausse en septembre 2026. Sur 20 et 25 ans, les barèmes se tendent déjà. Et avec une OAT 10 ans à 4,24 %, le mouvement pourrait ne faire que commencer.

Les taux immobiliers repartent à la hausse en septembre 2026

Jusqu’à 3,60 % sur 25 ans

Après plusieurs semaines plus calmes, les banques ont recommencé à relever leurs barèmes. En septembre, le taux moyen atteint 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans.

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La hausse reste contenue, mais le signal est clair. Quelques points de base suffisent déjà à alourdir le coût total d’un crédit sur vingt ou vingt-cinq ans.

Les meilleurs dossiers restent sous les 3 %

Tout n’est pas fermé pour autant. Les profils les plus solides peuvent encore décrocher 2,85 % sur 15 ans et environ 3 % sur 20 ans.

Ce qui change tout ? La qualité du dossier : revenus stables, apport, épargne disponible et gestion bancaire propre deviennent encore plus décisifs pour négocier.

Pourquoi les banques remontent leurs taux à la rentrée

L’OAT 10 ans atteint 4,24 %, un sommet depuis 2008

Le signal vient des marchés. Début septembre, l’OAT française à 10 ans a atteint 4,24 %, son plus haut niveau depuis 2008.

Or ce taux sert de référence aux banques pour construire leurs grilles de crédit. Quand leur coût de financement grimpe, les taux immobiliers suivent souvent le mouvement.

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Toutes les banques ne réagissent pas de la même façon

La hausse reste pourtant très inégale. Certains établissements, déjà proches de leurs objectifs annuels, durcissent leurs conditions tandis que d’autres continuent à chasser les profils CSP+.

Résultat : deux emprunteurs comparables peuvent recevoir des propositions sensiblement différentes. Plus que jamais, faire jouer la concurrence peut réellement changer la facture.

Faut-il accélérer son projet immobilier avant une nouvelle hausse ?

Les profils les plus recherchés gardent une marge de négociation

Attendre une baisse rapide devient plus risqué. Certaines banques cherchent encore activement de nouveaux clients et peuvent proposer de meilleures conditions aux dossiers qu’elles jugent prioritaires.

En clair, un emprunteur avec un apport solide, des revenus réguliers et une épargne résiduelle conserve une vraie capacité de négociation.

Ces leviers qui peuvent encore faire baisser votre taux

Comparer plusieurs banques reste le réflexe le plus efficace. Une différence de 0,20 point sur un prêt long peut représenter plusieurs milliers d’euros.

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Vous achetez dans les prochains mois ? Mieux vaut tester votre financement maintenant plutôt que parier sur une baisse incertaine des taux.