Cette villa face à la mer cache une histoire que peu de gens connaissent

Par Baptiste B. le 27 avril 2026 à 06:45

... lectures - Temps de lecture : 2 min

Cette villa face à la mer cache une histoire que peu de gens connaissent

Une villa face à la mer, construite il y a plus d’un siècle, vient de franchir un cap rare. Sur la Côte d’Opale, le classement du Bon Gîte ne doit rien au hasard. Derrière ses façades élégantes, c’est toute l’histoire d’Hardelot qui refait surface.

Pourquoi cette villa de la Côte d’Opale vient d’être classée

Une architecture rare signée Cordonnier

Construite vers 1906, la villa Le Bon Gîte porte la signature de Louis-Marie Cordonnier, figure majeure de l’architecture du Nord. Son style anglo-normand saute aux yeux. Boiseries apparentes, volumes asymétriques, détails décoratifs travaillés.

Voir aussi  Haute-Loire : le château de Rochebaron aidé par le Loto du patrimoine à hauteur de 125 000 €

Ce qui frappe surtout, c’est son état de conservation. Peu de villas de cette époque ont traversé le siècle avec autant d’authenticité. Résultat : un classement logique au titre des monuments historiques.

Un témoin des débuts d’Hardelot

À l’époque, Hardelot n’est pas encore la station balnéaire que vous connaissez. Tout bascule à partir de 1905, sous l’impulsion de John Whitley. L’objectif est clair : créer une destination chic, inspirée des stations anglaises.

Le Bon Gîte s’inscrit dans ce projet ambitieux. Construit pour un industriel du Nord, il symbolise cette première vague de résidences secondaires haut de gamme. Autrement dit, une pièce clé du patrimoine local.

Une poignée de villas survivantes après la guerre

Les bombardements qui ont tout changé

La Seconde Guerre mondiale a laissé des traces profondes sur la Côte d’Opale. Hardelot n’y échappe pas. Une grande partie des villas construites au début du siècle disparaît sous les bombardements.

Sur plusieurs dizaines de bâtisses, seules huit villas restent debout. Le Bon Gîte fait partie de ce cercle très restreint. Ce statut de survivante pèse lourd dans sa reconnaissance patrimoniale.

Voir aussi  Antoine Dupont : une nouvelle villa au Pyla aux côtés de Marion Cotillard et Pascal Obispo

Ce qui rend ces villas uniques aujourd’hui

Ces villas racontent un mode de vie disparu. Style anglo-normand affirmé, détails artisanaux soignés, implantation face à la mer… Chaque élément rappelle l’âge d’or des premières stations balnéaires.

Ce qui change tout ? Leur rareté. Aujourd’hui, ces biens sont devenus de véritables pièces de collection immobilières.

À quoi ressemble la villa Le Bon Gîte aujourd’hui

Un intérieur atypique face à la mer

De l’extérieur, la villa séduit. À l’intérieur, elle surprend. Contrairement à beaucoup de maisons voisines, le rez-de-chaussée n’est pas lambrissé. Les murs sont laqués, un choix esthétique rare pour l’époque.

L’espace s’organise autour d’un grand hall, prolongé par un salon et une salle à manger. Au fond, un escalier mène aux chambres nichées sous les combles. Une distribution simple, mais efficace, pensée pour accueillir.

Un bien patrimonial sous haute protection

Aujourd’hui, Le Bon Gîte ne se contente plus d’être une belle villa. Elle bénéficie d’un statut juridique strict. Le classement impose des règles précises pour préserver son authenticité.

Voir aussi  Le Brésil rend hommage à Ayrton Senna avec la tour la plus haute du monde

Résultat : chaque détail compte. Façade, volumes, éléments décoratifs, tout est encadré. Une contrainte pour certains, mais une garantie pour la conservation du patrimoine immobilier.