Depuis le 1er janvier 2026, certains travaux autrefois financés par MaPrimeRénov’ ne le sont plus. Pourtant, l’aide reste l’un des principaux leviers pour réduire le coût d’une rénovation énergétique. Chauffage, isolation, rénovation globale : tout dépend désormais du parcours choisi et des performances que votre logement peut atteindre après travaux.
MaPrimeRénov’ 2026 ce qui change vraiment pour vos travaux
Deux parcours selon votre projet
MaPrimeRénov’ reste accessible en 2026, mais l’aide se divise toujours en deux dispositifs bien distincts. Le premier, appelé « par geste », finance un ou plusieurs travaux ciblés comme le remplacement d’un chauffage ou l’isolation de certaines parties du logement.
Le second parcours concerne la rénovation d’ampleur. Il vise les projets plus ambitieux capables d’améliorer le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) d’au moins deux classes. C’est aujourd’hui la formule la plus avantageuse pour les logements énergivores.
Les travaux encore éligibles
Pour les rénovations par geste, plusieurs équipements restent financés :
| Travaux éligibles MaPrimeRénov’ 2026 | Détails |
|---|---|
| Pompes à chaleur | Air/eau ou géothermiques |
| Chauffages au bois | Appareils à bûches ou à granulés |
| Chauffe-eau performants | Thermodynamiques ou solaires |
| Fenêtres | Remplacement de fenêtres à simple vitrage |
En revanche, un changement important est entré en vigueur au 1er janvier 2026. L’isolation thermique des murs et les chaudières biomasse ne sont plus éligibles au parcours MaPrimeRénov’ par geste. Ces travaux peuvent toutefois encore bénéficier d’autres dispositifs comme les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
Pour une rénovation d’ampleur, les règles sont plus strictes. Les travaux doivent inclure au moins deux gestes d’isolation et permettre un gain énergétique significatif tout en respectant les recommandations de l’audit préalable.
Qui peut toucher MaPrimeRénov’ en 2026
Propriétaires occupants, bailleurs et copropriétés
Contrairement à une idée reçue, MaPrimeRénov’ ne s’adresse pas uniquement aux propriétaires qui habitent leur logement. Les propriétaires bailleurs peuvent également en bénéficier, à condition de louer leur bien comme résidence principale pendant au moins six ans.
Les copropriétés et les syndicats de copropriétaires restent aussi éligibles. Les acquéreurs disposant déjà d’un compromis de vente peuvent également déposer une demande sous certaines conditions.
Les locataires, en revanche, ne peuvent pas solliciter directement cette aide de l’État.
Les logements concernés
Pour être éligible, le logement doit être occupé en tant que résidence principale. En métropole, il doit avoir été construit depuis au moins quinze ans.
Les logements situés en Outre-mer bénéficient d’une règle différente avec une ancienneté minimale de deux ans. Cette condition vise à concentrer les aides sur les bâtiments les plus susceptibles de réaliser des économies d’énergie importantes après rénovation.
À retenir : avant même d’étudier le montant de l’aide, il est indispensable de vérifier que le logement respecte ces critères administratifs. De nombreux dossiers sont refusés pour cette seule raison.
Montant, démarches et pièges à éviter
Un barème selon vos revenus
Le montant de MaPrimeRénov’ dépend directement des ressources du foyer. L’Agence nationale de l’habitat (Anah) classe les ménages dans différentes catégories de revenus, chacune donnant accès à des niveaux d’aide différents.
Résultat : deux propriétaires réalisant exactement les mêmes travaux peuvent percevoir des montants très différents. Au-delà d’un certain plafond de revenus, l’aide n’est plus accessible.
Les étapes avant de lancer les travaux
La règle la plus importante reste inchangée : ne commencez jamais vos travaux avant d’avoir obtenu la validation de votre dossier.
Le parcours se déroule généralement ainsi :
- Vérifier l’éligibilité du logement
- Créer un compte MaPrimeRénov’
- Déposer le projet et les devis
- Faire réaliser les travaux par un artisan RGE
Pour les rénovations d’ampleur, l’intervention d’un Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire. Son rôle consiste à suivre le projet, vérifier sa cohérence énergétique et accompagner le propriétaire dans ses démarches.
Ce qui change tout ? Anticiper les formalités administratives. Entre l’audit énergétique, la validation du dossier et la réalisation des travaux, plusieurs semaines peuvent s’écouler avant le versement effectif de la prime.