Les taux immobiliers remontent, mais sans flambée spectaculaire. En juin 2026, ils atteignent en moyenne 3,12 % sur 15 ans, 3,22 % sur 20 ans et 3,30 % sur 25 ans. Une hausse légère, certes, mais qui rogne déjà la capacité d’emprunt.
Les taux immobiliers repartent légèrement à la hausse en juin 2026
Les taux moyens sur 15, 20 et 25 ans
Après plusieurs mois de stabilité, le mouvement s’inverse. En juin 2026, le taux moyen atteint 3,12 % sur 15 ans, 3,22 % sur 20 ans et 3,30 % sur 25 ans.
Un an plus tôt, les niveaux restaient plus bas : 3,01 %, 3,07 % et 3,12 %. L’écart paraît modeste, mais il augmente le coût total du crédit sur les durées les plus longues.
Une remontée encore limitée pour les emprunteurs
Sur l’ensemble du deuxième trimestre 2026, le taux moyen s’établit à 3,24 %, contre 3,22 % au premier trimestre. En clair, la hausse reste contenue.
Ce qui change tout ? Les ménages empruntent souvent davantage, avec moins d’apport. Résultat : même une variation de quelques centièmes peut réduire la somme accordée ou alourdir la mensualité.
Les banques maintiennent des durées de prêt élevées
Une durée moyenne proche de 21 ans
La durée moyenne des crédits accordés atteint désormais 251 mois, soit presque 21 ans. Elle recule d’un mois par rapport au premier trimestre, mais reste supérieure de six mois à celle observée un an plus tôt.
Autrement dit, les prêts longs restent la norme. Ils permettent de contenir les mensualités, mais augmentent mécaniquement le coût total des intérêts.
Pourquoi les établissements allongent encore les crédits
Les banques utilisent ces durées élevées pour préserver la solvabilité des acheteurs. Étaler le remboursement aide à maintenir un projet dans les limites du taux d’endettement.
La stratégie a toutefois ses limites. Avec des prix immobiliers toujours élevés et des revenus qui progressent peu, la capacité d’emprunt reste sous pression, même sur 25 ans.
Apport en baisse, montants empruntés en hausse
Le pouvoir d’achat immobilier continue de se tendre
Les ménages disposent de moins d’épargne à mobiliser. Avec une inflation repartie à la hausse et des salaires qui progressent peu, l’apport personnel recule dans de nombreux dossiers.
Conséquence directe : les acheteurs doivent emprunter davantage pour financer le même bien. Ce phénomène alourdit le coût du crédit, même lorsque la hausse des taux reste limitée.
Ce que cela change pour un projet d’achat en 2026
Un dossier solide ne se résume plus au montant de l’apport. Les banques examinent aussi la stabilité des revenus, le reste à vivre et la capacité à épargner après l’achat.
À retenir : comparez plusieurs durées et négociez l’assurance emprunteur. Sur un prêt de 200 000 euros, quelques dixièmes de point peuvent encore représenter plusieurs milliers d’euros.