Crédit immobilier : taux à 3,30 %, prêts en baisse… le marché décroche

Par Baptiste B. le 05 septembre 2026 à 06:45

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Crédit immobilier : taux à 3,30 %, prêts en baisse… le marché décroche

Le crédit immobilier donne de nouveaux signes de faiblesse. En juillet 2026, la production chute de 21,5 % sur un an tandis que le taux moyen grimpe à 3,30 %. Un cocktail qui fragilise directement les acheteurs et menace la reprise du marché.

Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse

Un taux moyen désormais fixé à 3,30 %

Le mouvement reste discret, mais il est bien là. En juillet 2026, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,30 %, contre 3,23 % au printemps.

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Depuis avril, la hausse représente 8 points de base. Dans le neuf, le taux moyen s’établit à 3,24 %, contre 3,28 % dans l’ancien.

Une hausse encore contenue par les banques

Pas de flambée pour autant. Les banques cherchent encore à attirer des emprunteurs et évitent de durcir brutalement leurs barèmes face à une demande déjà fragile.

Résultat : les crédits sur 15 ans n’ont gagné que 2 points de base depuis décembre 2025. Pour les durées de 20 et 25 ans, les évolutions restent également limitées.

Les emprunteurs compensent avec des crédits toujours plus longs

Plus d’un prêt sur deux atteint désormais 25 ans

Pour préserver la capacité d’achat, les banques étirent les durées. En juillet 2026, la durée moyenne atteint 253 mois, soit un peu plus de 21 ans.

Ce qui change tout ? Les prêts sur 25 ans et plus représentent désormais 51 % des crédits accordés, contre 46,8 % en 2025.

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Le coût des projets immobiliers continue de grimper

Allonger le crédit permet de réduire la mensualité, mais ne règle pas tout. Le coût des opérations financées progresse encore de 2,5 % sur les sept premiers mois de 2026.

Un achat représente désormais 4,1 années de revenus en moyenne. Autrement dit, les ménages empruntent plus longtemps pour absorber des projets toujours plus chers.

La production de crédits décroche brutalement

Une baisse de 21,5 % sur un an

Cette fois, le ralentissement devient difficile à ignorer. À fin juillet, la production de crédits immobiliers recule de 21,5 % sur un an, tandis que le nombre de prêts accordés baisse de 19,7 %.

La dynamique annuelle s’essouffle elle aussi : la production ne progresse plus que de 0,5 %, contre 31,1 % à fin décembre 2025.

La solvabilité des acheteurs commence à céder

Le problème dépasse donc la seule question des taux. Prix des logements élevés, crédit plus coûteux et durées déjà étirées réduisent progressivement la marge de manœuvre des ménages.

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Résultat : la solvabilité décroche et la reprise du marché immobilier se fragilise. Pour les candidats à l’achat, le financement redevient le vrai point de tension.