Frais de notaire : la remise de 20 % au-delà de 100 000 euros que peu d'acheteurs demandent
Deux hausses de la BCE, Fitch à A+ : jusqu'où ira le taux de votre crédit immobilier ?
Taux de crédit immobilier : le taux moyen atteint 3,31 % en août 2026, contre 3,06 % un an plus tôt. Deux hausses des taux de la BCE et la note A+ de Fitch renchérissent le crédit immobilier : sur un prêt de 200 000 euros, la mensualité prend 25 euros, les intérêts 6 000.

Mis à jour en octobre 2026 : l'article de 2025 attendait une pause de la BCE et une sanction de Fitch. Sont désormais à jour les données du mois sur le taux fixe, l'usure, les conditions bancaires faites au client, l'assurance, les frais de notaire et de garantie, l'apport personnel, la capacité d'emprunt selon le revenu, les aides et travaux, le risque d'une hausse, et un simulateur de mensualité pour l'achat d'un logement en France.
Sommaire
Quels sont les taux de crédit immobilier actuels ?
Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen de crédit immobilier des prêts accordés par les banques s'établit à 3,31 % en août 2026, assurance et frais de garantie exclus. Il gagne 0,01 point sur un mois. La durée moyenne d'un crédit pour un achat immobilier atteint 252 mois, soit 21 ans, quel que soit le montant de l'offre de prêt.
Cette information mensuelle sert de baromètre national à toute la profession : banques, courtiers et notaires s'y réfèrent pour connaître le niveau des taux immobiliers nationaux. Le chiffre paraît modeste. Il cache pourtant une remontée continue : le taux moyen tournait autour de 3,23 % entre février et juin, il était de 3,06 % en août 2025. En douze mois, l'emprunteur moyen a donc perdu un quart de point, alors que tout le monde annonçait l'inverse au printemps 2025.
L'Observatoire mesure aussi le coût relatif d'une opération d'achat immobilier : il représente désormais 4,2 années de revenus du ménage. La solvabilité de la demande, autre indicateur maison, recule. La demande de crédit montre des signes de faiblesse, malgré le recours croissant aux durées longues.
Taux moyen, taux affiché, taux obtenu : trois chiffres différents
Le taux moyen publié chaque mois n'est pas le taux que votre banque vous proposera. Il agrège des dossiers très différents : primo-accédants, secundo-accédants, investissement locatif, durées de 10 à 25 ans. Un client à fort apport personnel et revenus élevés obtient souvent nettement moins que la moyenne.
Le taux affiché sur le site d'une banque ou d'une agence est un taux de barème, valable pour un profil type. Le taux obtenu, enfin, est celui de l'offre de prêt signée, après étude du dossier. C'est lui, et lui seul, qui fixe votre mensualité pour toute la durée du crédit.
Ce taux nominal ne dit pas tout du coût. Le taux annuel effectif global (TAEG) ajoute l'assurance emprunteur, les frais de dossier, les frais de garantie et le coût d'un éventuel courtier. Le code de la consommation impose sa mention dans toute offre : c'est le seul chiffre qui permet de comparer deux propositions.
Pourquoi les taux immobiliers repartent à la hausse
Trois forces jouent dans le même sens depuis le printemps 2026 : la politique de la Banque centrale européenne, le coût de la dette française sur les marchés, et la prudence des banques sur leurs marges. Aucune ne suffirait seule. Ensemble, elles poussent le taux de crédit immobilier vers le haut.
Le rôle de la Banque centrale européenne
Retour en arrière. En juin 2025, la BCE ramène son taux de dépôt à 2,00 % et marque une pause. L'article d'origine, publié à la rentrée 2025, y voyait la fin d'une parenthèse favorable. La suite a été plus brutale que prévu.
La BCE a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point en juin 2026, puis de nouveau le 10 septembre 2026. Depuis le 16 septembre, le taux de dépôt est à 2,50 %, le taux de refinancement à 2,65 % et le taux de prêt marginal à 2,90 %, d'après les données publiées par la Banque centrale européenne sur ses taux directeurs. En trois mois, le coût de l'argent en zone euro a pris un demi-point.
La cause tient à l'inflation. La remontée des prix du pétrole et du gaz pendant l'été a ravivé les tensions sur les prix dans la zone euro. Pour les banques, qui se refinancent en partie auprès de la BCE, chaque hausse renchérit la ressource prêtée aux particuliers.
L'impact du financement des banques sur les marchés
Les banques françaises ne vivent pas que de la BCE. Elles empruntent aussi sur les marchés, et leurs conditions suivent de près le rendement de l'OAT à 10 ans, l'obligation de l'État français. Ce rendement a franchi la barre des 4 % en 2026, un niveau inédit depuis 2008.
Une OAT plus chère signale que les investisseurs exigent davantage pour prêter à la France. Les banques paient la même prime de risque pour se financer. Elles la répercutent ensuite, avec retard et en partie seulement, sur les taux immobiliers proposés aux particuliers.
Ce retard est réel. Un crédit immobilier à taux fixe engage la banque pendant vingt ans ou plus, et la plupart des établissements lissent leurs barèmes pour ne pas perdre de clients d'un mois sur l'autre. L'écart entre l'OAT et le taux moyen des prêts s'est donc nettement resserré : il était de près d'un point il y a deux ans, il est presque nul aujourd'hui.
Fitch, de AA- à A+ : ce que la note a vraiment changé
La version de 2025 de cet article s'inquiétait d'une dégradation possible de la France par Fitch. Elle a eu lieu : en septembre 2025, l'agence a abaissé la note de AA- à A+. Le 28 août 2026, un an plus tard, Fitch a confirmé ce A+ avec une perspective stable.
Dégradation de la note et effet sur l'OAT
Le scénario redouté, une vente massive d'obligations françaises au lendemain de la dégradation, ne s'est pas produit. Les marchés avaient anticipé la décision. Le rendement de l'OAT a monté par la suite, mais par paliers, au rythme des débats budgétaires plus que des communiqués de l'agence.
Fitch justifie sa note par une dette publique élevée et en hausse, un contexte politique qui complique l'ajustement budgétaire et une croissance faible. Le déficit, de 5,4 % du PIB en 2025, est attendu à 5 % en 2026 selon la loi de finances. Tant que cette trajectoire ne s'améliore pas, la prime exigée sur la dette française reste élevée, et le crédit avec elle.
Les réactions des banques
Face à cette incertitude, les établissements n'ont pas tous réagi de la même façon. Certains ont rehaussé discrètement leurs barèmes dès l'été, pour protéger leurs marges. D'autres ont gardé des conditions agressives sur les meilleurs profils, parce qu'ils avaient des objectifs de production à tenir.
Les grands réseaux, de BNP Paribas à la Société Générale en passant par La Banque Postale et les caisses régionales mutualistes, publient chaque mois des barèmes qui peuvent varier de plusieurs dixièmes de point d'une région à l'autre. Une caisse régionale ne fixe pas forcément ses taux comme sa voisine. Comparer reste le premier réflexe utile.
Le taux proposé est fixé en fonction du profil, en fonction de la durée et en fonction de la relation commerciale que la banque espère nouer. Un conseiller qui voit arriver des revenus réguliers, une épargne et une domiciliation de salaire accepte généralement de négocier. Il est également plus souple quand l'emprunteur prend une carte bancaire, une assurance habitation ou un contrat d'épargne dans son agence.
Pour décrypter les taux et accompagner les emprunteurs dans leurs décisions, Pretto, cabinet de courtage immobilier, allie expertise humaine et technologie. Ses équipes comparent les conditions de plus de 100 banques pour bâtir, avec chaque client, une stratégie de financement adaptée à son projet.

Combien la hausse coûte sur un prêt de 200 000 euros
Un quart de point, cela semble peu. Sur un prêt immobilier de longue durée, cela pèse. Voici le calcul pour un emprunt de 200 000 euros sur 20 ans, hors assurance emprunteur, aux deux taux moyens mesurés par l'Observatoire Crédit Logement à un an d'intervalle.
- À 3,06 % (août 2025) : mensualité d'environ 1 115 euros, coût total des intérêts proche de 67 650 euros.
- À 3,31 % (août 2026) : mensualité d'environ 1 140 euros, coût des intérêts proche de 73 720 euros.
- Écart : environ 25 euros par mois, soit un peu plus de 6 000 euros sur la durée totale du prêt.
Ces montants sont des calculs d'amortissement classiques, à mensualité constante. Ils ne tiennent compte ni de l'assurance, ni des frais de garantie, ni des frais de dossier. Pour votre propre projet, refaites l'exercice avec un simulateur de prêt et le taux réellement proposé par votre banque, et regardez notre calcul détaillé de la mensualité d'un prêt de 200 000 euros après la décision de la BCE.
Ce que la hausse retire à votre capacité d'emprunt
L'autre effet est moins visible. À mensualité égale, un taux plus haut réduit le montant que vous pouvez emprunter. Un ménage qui peut consacrer 1 140 euros par mois à son crédit sur 20 ans empruntait environ 204 500 euros à 3,06 %. À 3,31 %, la même mensualité finance 200 000 euros.
Quatre à cinq mille euros de moins, c'est parfois une pièce, un quartier ou un budget travaux qui disparaît. Le calcul complet de votre capacité d'emprunt selon vos revenus montre comment la durée et l'apport compensent en partie cette perte.
Le taux d'usure : le plafond qui protège l'emprunteur
Le taux d'usure est le taux maximum auquel une banque peut prêter. Il est défini par le code de la consommation : il correspond au taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit au trimestre précédent, majoré d'un tiers. La Banque de France le calcule et il est publié au Journal officiel chaque trimestre.
Ce plafond s'applique au TAEG, pas au taux nominal. Autrement dit, assurance emprunteur, frais de dossier et frais de garantie comprises, le coût total du prêt ne doit pas le dépasser. Un dossier dont le TAEG crève le plafond est refusé, même si l'emprunteur est solvable.
Les plafonds du taux d'usure au 4e trimestre 2026
Les nouveaux plafonds ont été publiés au Journal officiel le 26 septembre 2026. Ils s'appliquent du 1er octobre au 31 décembre 2026 et remontent sur toutes les catégories de prêts immobiliers aux particuliers.
| Catégorie de prêt immobilier | Taux d'usure au 1er octobre 2026 | Variation sur un trimestre |
|---|---|---|
| Prêt à taux fixe de moins de 10 ans | 4,09 % | +0,02 point |
| Prêt à taux fixe de 10 à moins de 20 ans | 4,68 % | +0,11 point |
| Prêt à taux fixe de 20 ans et plus | 5,40 % | +0,11 point |
| Prêt à taux variable | 5,52 % | +0,24 point |
| Prêt relais | 6,49 % | +0,10 point |
Avec un taux moyen de 3,31 % et un plafond de 5,40 % sur 20 ans et plus, la marge reste large pour la plupart des dossiers. Elle se resserre pour les emprunteurs âgés ou en moins bonne santé, dont l'assurance pèse lourd dans le TAEG. Notre article sur le relèvement du plafond par la Banque de France détaille les cas où l'usure bloque encore.
Les règles du HCSF qui encadrent votre dossier
Au-delà du taux, deux règles fixées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) décident de l'accord. La première limite le taux d'effort à 35 % des revenus, assurance comprise. La seconde plafonne la durée du crédit à 25 ans, 27 ans dans le neuf ou dans l'ancien avec au moins 10 % de travaux dans le coût total.
Les banques peuvent déroger à ces règles pour une partie de leur production, en priorité pour l'achat d'une résidence principale. Au deuxième trimestre 2026, les dérogations ont représenté 18,1 % des prêts accordés. Le HCSF a maintenu ces règles lors de sa réunion du 15 septembre 2026, sans les assouplir.
La marge est donc presque pleine : notre analyse des dérogations à la règle des 35 % montre pourquoi certains dossiers à la limite passent plus difficilement en fin d'année. Un apport plus important, ou une durée plus longue dans les limites autorisées, reste le levier le plus sûr.
Comment simuler un prêt immobilier ?
Une simulation de crédit immobilier sérieuse part de quatre données : le montant emprunté, la durée, le taux et le coût de l'assurance. Les simulateurs en ligne, outils gratuits proposés par les banques et les courtiers, calculent la mensualité en quelques secondes. Ils ne remplacent pas l'étude du dossier.
Pour une simulation de prêt immobilier proche de la réalité, prévoyez aussi :
- Les frais de notaire : ils s'ajoutent au prix et sont rarement financés par la banque, ce qui pèse sur l'apport.
- Les frais de garantie : caution d'un organisme spécialisé ou hypothèque, selon le profil et la banque.
- L'assurance emprunteur : son coût varie fortement avec l'âge, la santé et le contrat choisi.
- Les frais de dossier : souvent négociables, parfois offerts aux meilleurs clients.
Un point souvent oublié : depuis le 1er avril 2025, certains départements ont relevé les droits de mutation, mais les primo-accédants qui achètent leur résidence principale en sont exonérés entièrement, sans plafond de prix. Pour un premier achat immobilier, le surcoût ne s'applique donc pas.
Les étapes pour obtenir un prêt immobilier
Obtenir un crédit immobilier suit toujours le même chemin. Les délais, eux, varient d'une banque à l'autre et d'une saison à l'autre.
- Préparer le dossier : revenus, épargne, relevés de compte, contrat de travail, avis d'imposition, montant de l'apport personnel et taux d'endettement actuel.
- Comparer les offres : plusieurs banques, ou un courtier qui interroge pour vous un réseau d'établissements.
- Recevoir l'offre de prêt : la banque l'envoie par écrit, avec le TAEG et le tableau d'amortissement.
- Respecter le délai de réflexion : la loi impose dix jours avant de pouvoir accepter l'offre.
- Signer chez le notaire : les fonds sont débloqués le jour de la vente.
Le délai de réflexion est d'ordre public : une acceptation signée avant le onzième jour n'est pas valable. Comptez en pratique quatre à huit semaines entre la demande de prêt et la signature définitive. Beaucoup de banques proposent désormais un espace client en ligne pour déposer les pièces et suivre l'acceptation du dossier, ce qui raccourcit la gestion administrative sans changer le délai légal.
Les meilleurs taux immobiliers : qui les obtient ?
Les taux les plus bas vont aux profils que les banques se disputent. Revenus élevés et stables, apport personnel d'au moins 10 % du prix, épargne résiduelle après l'achat, gestion de compte sans incident : ce sont les critères qui font passer un dossier de la moyenne au meilleur taux immo du moment.
La durée compte aussi. Un prêt sur 15 ans obtient en général un taux plus bas qu'un prêt sur 25 ans, parce que la banque immobilise moins longtemps son argent. À l'inverse, un allongement de la durée fait baisser la mensualité mais gonfle le coût total du crédit.
Le taux variable, enfin, revient dans les discussions à chaque hausse. Il démarre souvent plus bas que le taux fixe, mais il suit l'évolution des taux de marché. Avec une BCE qui remonte ses taux, le risque pèse entièrement sur l'emprunteur, sauf contrat capé. En France, l'immense majorité des crédits reste à taux fixe.
Le type de projet joue aussi. Une acquisition de résidence principale obtient généralement de meilleures conditions qu'un investissement locatif, que les banques financent avec plus de prudence. Une construction de maison individuelle suit une logique à part : les fonds sont débloqués par étapes, au rythme de l'avancement de la construction, et les intérêts intercalaires s'ajoutent au coût. Pour acheter dans le neuf ou financer une construction, il faut donc compter ces intérêts dans le budget dès la première simulation.
Un emprunteur déjà propriétaire peut enfin envisager un rachat de crédit si son prêt a été signé à un taux nettement plus élevé, par exemple en 2023 ou en 2024. L'opération n'a d'intérêt que si l'écart de taux compense les frais : indemnités de remboursement anticipé, nouvelle garantie, frais de dossier. Un professionnel du financement peut faire ce calcul avant toute démarche.
Les aides qui allègent le coût du crédit
Le prêt à taux zéro reste la principale aide de l'État pour un premier achat. Depuis avril 2025, il finance jusqu'à 50 % d'un logement neuf en immeuble collectif pour les ménages les plus modestes, et 30 % d'une maison neuve. Dans l'ancien, il n'est accessible qu'en zones B2 et C, avec des travaux.
Le plafond de revenu fiscal de référence pour une personne seule atteint 49 000 euros en zone A et A bis, 34 500 euros en zone B1, 31 500 euros en B2 et 28 500 euros en C. Ces montants sont inchangés depuis avril 2025, selon la fiche du service public consacrée au PTZ. Le prêt Action Logement, pour les salariés du privé, peut compléter le plan de financement.
Comment évoluent les taux de crédit d'ici fin 2026 ?
L'article d'origine tablait sur des taux de 3,25 % à 3,5 % fin 2025. Le haut de la fourchette est en passe d'être atteint un an plus tard que prévu. Pour la fin de l'année 2026, plusieurs éléments plaident pour une poursuite de la hausse, sans flambée.
La BCE a laissé la porte ouverte à de nouvelles hausses si l'inflation énergétique persiste. L'OAT reste au-dessus de 4 %. Les plafonds d'usure remontent, ce qui laisse aux banques de la place pour augmenter leurs barèmes sans exclure de dossiers. Aucune de ces données ne pointe vers une baisse à court terme.
Une hausse freinée par la concurrence bancaire
En face, la concurrence joue toujours. Les banques ont réduit leur production de crédits en 2026 et cherchent à reconquérir des clients pour leurs autres activités : épargne, assurance, compte courant. Le crédit immobilier reste pour elles un produit d'appel, et cette dynamique limite la hausse des barèmes.
Les objectifs commerciaux sont souvent relancés en début d'année. Les emprunteurs qui n'ont pas signé en 2026 pourraient trouver en janvier des conditions plus souples sur les meilleurs dossiers, mais sans retour aux taux de 2025. Attendre une baisse franche est un pari, pas une stratégie.
Faut-il emprunter maintenant ou attendre ?
Chaque mois d'attente expose à deux risques : un taux plus élevé et des prix immobiliers qui ne baissent plus. Selon l'Insee, les prix de l'ancien ont reculé de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026, une baisse trop faible pour compenser un quart de point de taux sur un prêt de 20 ans.
Un projet prêt, avec un dossier solide et un bien trouvé, a plutôt intérêt à avancer. Un projet encore flou gagne à utiliser ce temps pour constituer de l'épargne, réduire ses crédits à la consommation en cours et soigner la tenue de ses comptes. Ce sont ces éléments, plus que le calendrier de la BCE, qui feront baisser votre propre taux.
Le taux de votre crédit immobilier va-t-il encore bouger après la signature ?
Non, si vous avez signé un prêt à taux fixe : le taux de l'offre est garanti jusqu'au dernier remboursement, quelles que soient les décisions de la BCE ou de Fitch. Seul un rachat de crédit ou une renégociation peut le modifier, à votre initiative.
Pour un prêt à taux variable, la réponse dépend du contrat : l'indice de référence, la fréquence de révision et l'éventuel plafond de variation sont écrits dans l'offre. Relisez ces clauses avant toute décision.
Le taux de la BCE s'applique-t-il directement à mon prêt ?
Non. Le taux directeur de la BCE fixe le coût auquel les banques se refinancent auprès d'elle. Il influence les taux immobiliers avec retard et en partie seulement, à côté du rendement de l'OAT, de la concurrence et de la marge que chaque banque souhaite dégager.
Qu'est-ce que le taux d'usure, en une ligne ?
C'est le TAEG maximum légal d'un prêt, fixé chaque trimestre par la Banque de France à partir des taux effectifs moyens majorés d'un tiers. Pour un prêt immobilier à taux fixe de 20 ans et plus, il est de 5,40 % jusqu'au 31 décembre 2026.












