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Taux d'usure : la Banque de France relève le plafond à 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus

Le plafond légal d'un crédit immobilier sur 20 ans et plus passe à 5,40 % au 1er octobre 2026, contre 5,29 % cet été. Les cinq taux d'usure montent tous : un peu d'air pour les dossiers que leur TAEG plaçait juste au-dessus de la limite.

Le taux d'usure d'octobre 2026 monte à 5,40 % sur 20 ans et plus

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L'avis du 25 septembre, paru au Journal officiel du lendemain, fixe les taux d'usure du quatrième trimestre. Il s'applique jusqu'au 31 décembre, jour de la prochaine révision. Le mouvement est modeste sur les prêts à taux fixe courts, plus net sur le taux variable.

Sommaire

Les plafonds du taux d'usure applicables au 1er octobre 2026

Chaque taux d'usure part du taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit au trimestre précédent, augmenté d'un tiers. Sur 20 ans et plus, ce taux moyen a atteint 4,05 % entre juillet et septembre : le plafond s'établit donc à 5,40 %, soit 0,11 point de plus qu'au 1er juillet.

Prêt immobilier aux particuliersTaux effectif moyen (3e trimestre 2026)Seuil au 1er juillet 2026Seuil au 1er octobre 2026
Taux fixe, moins de 10 ans3,07 %4,07 %4,09 %
Taux fixe, 10 à moins de 20 ans3,51 %4,57 %4,68 %
Taux fixe, 20 ans et plus4,05 %5,29 %5,40 %
Taux variable4,14 %5,28 %5,52 %
Prêt relais4,87 %6,39 %6,49 %

Le gagnant du trimestre est le taux variable : +0,24 point. Le prêt de moins de 10 ans, lui, ne bouge presque pas (+0,02 point). Le détail figure dans le tableau des seuils publié par la Banque de France.

Comment se calcule le taux d'usure, et ce qu'il englobe

Le taux d'usure ne se compare pas au taux nominal affiché par la banque. Il se compare au TAEG, le taux annuel effectif global, qui additionne tout ce que coûte réellement le financement. Les articles L314-1 et R314-4 du code de la consommation en dressent la liste.

  • Les intérêts : le taux nominal, fixe ou variable, sur toute la durée du prêt.
  • L'assurance emprunteur : dès lors que la banque l'exige pour accorder le crédit.
  • Les frais de garantie : caution d'un organisme ou hypothèque.
  • Les frais de dossier et toute commission liée à l'octroi du prêt.

Un TAEG supérieur au taux d'usure rend le prêt usuraire : aucun établissement bancaire ne peut le proposer, même à un client qui le demande. La révision reste trimestrielle, et la fiche de service-public.fr sur les seuils d'octobre reprend les mêmes chiffres.

Un emprunteur de 55 ans sur 25 ans : le calcul qui change

Le taux d'usure pèse surtout sur les profils dont l'assurance coûte cher. Imaginons, par exemple, un emprunteur de 55 ans, avec un antécédent de santé, qui demande un prêt immobilier sur 25 ans. Crédit Logement relevait un taux moyen de 3,31 % en août 2026 ; supposons une offre à 3,40 % nominal.

Avec une surprime, son assurance ajoute 1,6 point au TAEG. Garantie et frais de dossier en ajoutent 0,3. Le coût global approche ainsi 5,30 %, une addition approximative, le calcul exact se faisant sur l'échéancier. En juillet, ce dossier dépassait d'un cheveu le plafond de 5,29 %. Depuis le 1er octobre, il passe sous les 5,40 %.

La marge reste mince. Une délégation d'assurance moins chère ou une durée ramenée sous 20 ans, où le seuil tombe à 4,68 %, change toute l'équation. Avant de signer, notre simulateur de prêt immobilier permet de tester mensualité et durée.

Un seuil qui monte parce que les taux montent

La hausse des plafonds n'a rien d'un cadeau. Elle reflète la remontée des taux pratiqués : selon Crédit Logement, le taux moyen d'août 2026 dépassait de 0,25 point celui d'août 2025 (3,06 %). Le taux d'usure suit les taux du marché avec un trimestre de retard, si bien que l'écart ne s'élargit pas vraiment.

Pour un emprunteur, la bonne lecture compare trois taux : le taux nominal de l'offre, le TAEG et le taux d'usure de sa catégorie de prêt. Une demande refusée pour usure n'est pas un refus de financement définitif. Une autre banque, une autre durée ou une autre assurance peuvent ramener le taux global sous la limite ; un courtier fait souvent ce tri en amont.

Les autres conditions d'octroi n'ont pas bougé. Le HCSF a maintenu le 15 septembre 2026 ses règles : taux d'endettement de 35 %, durée de 25 ans, 27 ans en cas de travaux représentant au moins 10 % du coût total. Les dérogations ont représenté 18,1 % de la production au deuxième trimestre. Pour mesurer où vous en êtes, notre article sur les dossiers qui passent encore au-delà des 35 % détaille les marges des banques.

Cet automne, le risque de refus pour usure concerne donc surtout les emprunteurs âgés, les dossiers à garantie coûteuse et les prêts relais. Notre analyse de ce que coûte la remontée des taux sur un emprunt de 200 000 euros complète le tableau.

Consommation, entreprises, prochain avis : trois précisions

Le crédit à la consommation est-il concerné ?

Oui. Au 1er octobre 2026, le taux d'usure atteint 23,60 % pour un prêt jusqu'à 3 000 euros, 15,76 % de 3 000 à 6 000 euros et 8,56 % au-delà, ce dernier taux étant inchangé depuis juillet.

Et les crédits professionnels ?

L'avis fixe aussi des seuils pour les personnes morales et les découverts en compte des professionnels, plafonnés à 19,08 % ce trimestre.

Quand les seuils seront-ils révisés ?

Le prochain avis paraîtra fin décembre, pour une application au 1er janvier 2027. Il reprendra les taux moyens pratiqués d'octobre à décembre par les banques en France, augmentés d'un tiers.

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L'assistant choisi lit la page publique et en fait la synthèse. Pour le détail et les chiffres exacts, l'article fait foi.

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