Le crédit immobilier vient de changer de ton. En août 2026, le taux moyen grimpe à 3,31 % tandis que la production recule nettement. Pour les acheteurs, ce double mouvement peut rapidement rogner le budget et compliquer le financement.
Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse en août 2026
Le taux moyen atteint désormais 3,31 %
Après plusieurs mois plutôt calmes, la mécanique se grippe. En août 2026, le taux moyen du crédit immobilier atteint 3,31 %, contre 3,23 % entre février et juin.
La hausse reste mesurée, mais elle pèse directement sur la capacité d’emprunt. Sur 20 et 25 ans, les taux moyens ont ainsi gagné 10 points de base depuis décembre 2025.
Les prêts longs tirent aussi la moyenne vers le haut
Ce qui change tout ? Les banques financent davantage de dossiers sur des durées longues. Les emprunteurs étalent leur crédit pour contenir la mensualité et réussir à boucler leur projet.
Résultat : la structure du marché pousse elle-même le taux moyen vers le haut. Une évolution à surveiller de près si vous cherchez à obtenir un crédit immobilier dans les prochains mois.
Les emprunteurs s’endettent de plus en plus longtemps
Près d’un prêt sur deux atteint 25 ans ou plus
En août, la durée moyenne des crédits atteint 252 mois, soit 21 ans. Surtout, 49,3 % des prêts sont désormais accordés sur 25 ans ou davantage, contre 46,8 % en 2025.
À l’inverse, les financements de moins de 20 ans ne représentent plus que 16,6 % de la production. En clair, rallonger la durée devient l’un des principaux leviers pour préserver une mensualité acceptable.
Les prix progressent deux fois plus vite que les revenus
Le problème est ailleurs : les opérations financées coûtent 3,1 % de plus sur les huit premiers mois de 2026, quand les revenus des ménages n’augmentent que de 1,5 %.
Résultat : même avec une durée plus longue, certains dossiers restent sous tension. Pour financer son crédit immobilier, l’apport et le niveau d’endettement redeviennent donc déterminants.
La production de crédits décroche : faut-il s’inquiéter ?
Un recul de 16,8 % sur trois mois glissants
Le signal devient difficile à ignorer. En août, la production de crédits recule de 16,8 % sur un an en rythme trimestriel glissant, tandis que le nombre de prêts accordés baisse de 14,5 %.
Le contraste est brutal : fin décembre 2025, la production progressait encore de 31,1 %. Elle affiche désormais -1,7 % sur un an.
Le neuf souffre beaucoup plus que l’ancien
L’ancien résiste un peu mieux, avec une baisse de 8,6 % de la production et du nombre de prêts. Dans le neuf, le décrochage atteint 19,3 % pour les montants distribués.
À retenir : le marché ne s’effondre pas, mais l’accès au financement se resserre. Si vous achetez aujourd’hui, votre capacité à négocier le taux, l’apport et la durée devient clairement plus stratégique.