Immobilier : DPE, travaux, charges… les acheteurs négocient désormais tout

Par Baptiste B. le 17 septembre 2026 à 06:45

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Immobilier : DPE, travaux, charges… les acheteurs négocient désormais tout

Neuf ventes immobilières sur dix ont été négociées au premier semestre 2026. Le rapport de force a changé : DPE, travaux, copropriété ou risques climatiques deviennent autant d’arguments pour faire baisser le prix. Et certains défauts peuvent peser très lourd dans la balance.

Achat immobilier : pourquoi les acheteurs peuvent davantage négocier

9 transactions sur 10 désormais négociées

Le marché s’est clairement rééquilibré. Au premier semestre 2026, neuf transactions sur dix ont fait l’objet d’une négociation, contre six sur dix en 2025.

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La marge moyenne atteint 5,2 % au niveau national. En clair, afficher le bon prix ne suffit plus : les acheteurs discutent presque systématiquement l’offre.

DPE, travaux et charges font baisser les offres

Un mauvais DPE peut peser encore plus lourd. Pour un logement classé F ou G, la négociation peut grimper de 10 à 15 points supplémentaires, notamment lorsque des travaux coûteux sont à prévoir.

Les acheteurs additionnent désormais rénovation, charges et dépenses futures avant de proposer leur prix. Ce qui change tout ? Le logement n’est plus jugé sur son seul prix affiché, mais sur son coût réel.

Ces vérifications peuvent éviter une très mauvaise surprise

DPE, vices cachés et assainissement à passer au crible

Un achat immobilier peut vite déraper si certains défauts sont découverts après la signature. DPE médiocre, fissures, installation non conforme : chaque anomalie mérite d’être chiffrée avant de faire une offre.

Dans l’ancien, la vente comporte généralement une clause excluant la garantie des vices cachés. Résultat : mieux vaut faire inspecter le logement et demander des devis plutôt que compter sur un recours ultérieur.

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Copropriété et travaux futurs peuvent coûter cher

En copropriété, les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale sont une mine d’informations. Travaux votés, contentieux, dépenses reportées : ces éléments peuvent annoncer de futurs appels de fonds.

À retenir : le coût réel du logement dépasse largement le prix affiché. Une toiture, une façade ou un assainissement à reprendre peuvent représenter plusieurs milliers d’euros.

Les risques extérieurs au logement pèsent aussi sur sa valeur

Inondations, argiles et climat deviennent des critères d’achat

Un logement impeccable peut malgré tout cacher un risque coûteux. Inondations, retrait-gonflement des argiles ou recul du trait de côte peuvent affecter l’assurance, les travaux futurs et la valeur de revente.

Avant de signer, vérifiez donc l’état des risques et les éventuels sinistres déjà indemnisés. Une maison fissurée après une sécheresse mérite, par exemple, une expertise précise avant toute offre.

Urbanisme et environnement peuvent changer la donne

Un projet routier, une nouvelle construction ou des restrictions de location peuvent modifier l’intérêt du bien. Interroger la mairie et consulter les documents d’urbanisme permet d’éviter une découverte tardive.

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Posez-vous cette question : achèteriez-vous encore ce logement si son environnement changeait demain ? Avec un horizon de détention désormais proche de six à sept ans pour amortir les frais d’achat, ce détail devient stratégique.