Les taux immobiliers repartent à la hausse, et le mouvement pourrait s’accélérer. À 3,50 % sur 20 ans en septembre, ils pourraient frôler les 4 % d’ici décembre 2026. Pour les acheteurs déjà prêts, attendre une hypothétique baisse devient donc un pari risqué.
Les taux de crédit immobilier repartent à la hausse en septembre 2026
Combien emprunte-t-on aujourd’hui sur 15, 20 et 25 ans ?
Le virage est déjà visible dans les barèmes. Selon Meilleurtaux, les taux moyens atteignent désormais 3,40 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans.
Début septembre, le 20 ans tournait encore autour de 3,40 %. Quelques dixièmes semblent anodins, mais sur un crédit de plusieurs centaines de milliers d’euros, la facture grimpe vite.
Pourquoi la hausse de la BCE pèse sur les banques
La BCE a relevé ses taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre. Pas de choc immédiat : les banques avaient largement anticipé ce mouvement.
Le problème est ailleurs. Leurs coûts de financement restent élevés et deviennent plus difficiles à absorber. Résultat : les nouveaux barèmes progressent déjà de 0,10 à 0,15 point, avec probablement d’autres ajustements à venir.
Jusqu’où les taux immobiliers peuvent-ils monter d’ici fin 2026 ?
Le scénario des 4 % sur 20 ans
Meilleurtaux anticipe encore 30 à 50 points de base de hausse d’ici décembre. Sur 20 ans, le taux moyen pourrait ainsi se rapprocher de 3,7 %, voire atteindre 4 %.
Ce scénario reste une prévision, pas une certitude. Mais la tendance est claire : les banques devraient continuer à relever leurs grilles par petites touches au fil des prochaines semaines.
Pourquoi les banques veulent éviter une flambée brutale
Une remontée trop rapide casserait la demande. Les banques gardent en tête 2022-2023, lorsque la hausse des taux avait brutalement réduit la capacité d’emprunt des ménages.
Autrement dit, elles cherchent un équilibre : préserver leurs marges sans bloquer le marché. La hausse devrait donc rester progressive, mais suffisamment régulière pour renchérir certains projets d’achat.
Faut-il emprunter maintenant ou attendre une baisse des taux ?
Ce que la hausse peut changer pour votre capacité d’emprunt
Attendre quelques mois n’est pas neutre. Avec un taux plus élevé, une même mensualité permet d’emprunter moins : votre budget immobilier peut donc se réduire sans que vos revenus aient changé.
Pour un projet déjà mûr, miser sur une baisse rapide paraît risqué. Le scénario privilégié reste plutôt celui d’une hausse progressive jusqu’à fin 2026.
Les profils qui peuvent encore décrocher de meilleures conditions
Les moyennes nationales cachent pourtant de vrais écarts. Selon Meilleurtaux, la différence entre deux banques peut dépasser 0,5 point, notamment pour les primo-accédants et les moins de 35 ans.
Ce qui change tout ? Comparer les offres plutôt que d’attendre le « bon moment ». Certaines banques proposent encore des prêts complémentaires bonifiés, parfois autour de 1,99 %, pour attirer les profils qu’elles ciblent.