Immobilier neuf : les ventes chutent de 23,6 % et passent sous un nouveau seuil

Par Baptiste B. le 20 septembre 2026 à 06:45

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Immobilier neuf : les ventes chutent de 23,6 % et passent sous un nouveau seuil

Le neuf replonge. Au deuxième trimestre 2026, les réservations chutent de 23,6 % sur un an, alors que les prix restent accrochés à 5 034 €/m². Seul frémissement : les investisseurs reviennent, mais pas encore assez pour enrayer la crise.

Immobilier neuf : les ventes replongent au deuxième trimestre 2026

Moins de 40 000 logements vendus au premier semestre

Le décrochage est brutal. Sur les six premiers mois de 2026, les ventes de logements neufs passent sous les 40 000 unités, selon la Fédération des promoteurs immobiliers.

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Le deuxième trimestre concentre l’essentiel de la casse : les réservations reculent de 23,6 % sur un an et restent sous les 20 000 logements. À titre de comparaison, un deuxième trimestre « normal » tourne plutôt autour de 29 000 ventes.

Crédit, inflation et incertitudes freinent les acheteurs

Les ménages ont de nouveau serré les freins. Avec un crédit immobilier remonté à 3,16 % en moyenne et une inflation à 2,4 % en mai, beaucoup reportent leur projet.

Ce qui change tout ? Les ventes en bloc plongent de 40,8 %, tandis que les ventes aux particuliers résistent un peu mieux. Mais avec des propriétaires occupants en recul de 17,9 %, le marché manque toujours cruellement de demande.

Les investisseurs reviennent, mais la reprise reste très fragile

Les investisseurs progressent de 13,4 % sur un an

Au milieu du marasme, un chiffre détonne : les investisseurs particuliers progressent de 13,4 % sur un an. C’est peu en volume, mais c’est l’un des rares voyants repassés au vert.

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Ce retour contraste avec le recul des propriétaires occupants. Autrement dit, le marché du neuf tient désormais davantage grâce à ceux qui achètent pour louer qu’à ceux qui cherchent leur résidence principale.

Le dispositif Jeanbrun commence à soutenir le marché locatif

Le dispositif Jeanbrun joue clairement un rôle. Issu du plan Relance Logement, il permet notamment un amortissement pouvant atteindre 80 % du prix d’achat sous certaines conditions.

Résultat : davantage de réservations passent par le statut du bailleur privé. Mais la FPI reste prudente : le rebond part de très bas, et l’avantage fiscal n’a pas encore la puissance qu’avait le Pinel.

Pourquoi les prix du neuf résistent malgré l’effondrement des ventes

Un prix moyen toujours supérieur à 5 000 €/m²

La demande baisse, mais les prix décrochent à peine. Au deuxième trimestre 2026, le neuf s’affiche encore à 5 034 €/m² en moyenne, malgré un recul trimestriel de seulement 1,81 %.

Ce paradoxe dure depuis le début de la crise : les prix n’ont jamais glissé sous 4 800 €/m². Les coûts de construction limitent fortement la marge de manœuvre des promoteurs.

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Les promoteurs réduisent fortement leurs nouveaux programmes

Plutôt que casser les prix, les professionnels réduisent l’offre. Les mises en vente chutent ainsi de 17 % sur un an, à seulement 18 740 logements au deuxième trimestre.

À retenir : le marché s’ajuste surtout par les volumes. Moins de programmes, moins de ventes, mais des tarifs encore élevés : une équation qui bloque toujours la reprise.