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Passoires thermiques : cette échéance approche et les copropriétés doivent agir dès 2026

2026 n’est pas une année comme les autres pour les copropriétés. DPE collectif, locations touristiques, passoires thermiques : plusieurs règles bougent en même temps. Et pour certains immeubles, attendre 2027 pour réagir pourrait déjà coûter cher.

Passoires thermiques : cette échéance approche et les copropriétés doivent agir dès 2026
Sommaire

Copropriété en 2026 : les nouvelles règles qui changent la donne

DPE collectif et nouveau calcul énergétique

Depuis le 1er janvier 2026, le calcul du DPE est plus favorable à l’électricité : son coefficient de conversion est passé de 2,3 à 1,9. Coefficient ramené à 1,9, l’effet est mécanique : environ 850 000 logements pourraient sortir du statut de passoire énergétique sans travaux.

Autre changement concret : le DPE collectif concerne désormais aussi les copropriétés de 50 lots ou moins lorsque le permis de construire est antérieur à 2013. Le syndic doit ensuite porter la question des économies d’énergie en assemblée générale.

Meublés touristiques : les syndics davantage sollicités

La location touristique devient également plus encadrée. Lorsqu’un logement est déclaré comme meublé de tourisme, le syndic doit être informé et inscrire cette activité à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.

Et côté locations touristiques dans l’immeuble ? Sous certaines conditions, une copropriété peut désormais interdire certains meublés touristiques à la majorité des deux tiers des voix. Un point à vérifier de près dans les règlements de copropriété récents.

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Passoires thermiques : pourquoi 2026 et 2027 deviennent décisives

Après les logements G, les logements F dans le viseur

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être remis en location lors d’un nouveau bail ou d’un renouvellement. Prochaine marche : les logements classés F seront concernés dès le 1er janvier 2028.

Lire également : Vous prévoyez des travaux ? Cette nouvelle démarche France Rénov’ change tout depuis août

À lire aussi : Propriétaires de logements classés F ou G : 3 stratégies pour limiter la décote en 2025

Votre copropriété compte des appartements classés F ? Le calendrier devient serré. Diagnostics, devis, financement et votes en assemblée générale peuvent facilement étaler un projet sur plusieurs mois.

Les travaux collectifs ne peuvent plus attendre

Une rénovation globale ne se décide pas en quelques semaines. Il faut définir les travaux, mesurer les gains énergétiques puis convaincre les copropriétaires avant même d’ouvrir le chantier.

Côté copropriétés, 2026 et 2027 sont les deux années à utiliser pour préparer les immeubles les plus exposés. Attendre l’échéance de 2028 risque de bloquer certains propriétaires bailleurs.

Vidéo YouTube

Rénovation en copropriété : quelles aides mobiliser en 2026 ?

MaPrimeRénov’ Copropriété et bonus pour les passoires

En 2026, MaPrimeRénov’ Copropriété peut financer 30 % des travaux dès 35 % de gain énergétique, et 45 % lorsque le gain atteint au moins 50 %, dans la limite de 25 000 euros de travaux par logement.

Un bonus de 10 % peut aussi s’ajouter lorsqu’un immeuble classé F ou G atteint au minimum la classe D après rénovation. De quoi rendre certains projets nettement plus supportables.

CEE, éco-PTZ et aides complémentaires

Le financement ne s’arrête pas là. CEE, éco-prêt à taux zéro collectif, TVA réduite et aides locales peuvent compléter le montage selon l’immeuble et les travaux engagés.

À retenir : mieux vaut construire le plan de financement avant le vote. Une rénovation globale combinant isolation, chauffage et ventilation peut alors devenir bien plus réaliste pour les copropriétaires.

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