Huit mois sans toit après un incendie : le combat oublié d’un couple de Dax

Par Baptiste BIALEK le 27 janvier 2026 à 06:45

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Huit mois sans toit après un incendie : le combat oublié d’un couple de Dax

Huit mois après l’incendie qui a détruit leur logement à Dax, Tiffany et Georges vivent toujours sans domicile. Handicap, précarité et refus répétés ont transformé leur recherche de toit en parcours d’obstacles, révélant une situation que le couple juge profondément injuste.

Un couple de Dax sans logement depuis l’incendie

Un appartement détruit et devenu inhabitable

En mai 2025, un incendie ravage l’immeuble que Tiffany et Georges occupaient depuis près de 25 ans à Dax. Le sinistre rend le bâtiment totalement inhabitable. Le couple perd alors son logement, mais aussi tous ses repères.

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Malgré les assurances et les démarches engagées, aucune solution de relogement durable ne leur est proposée. Le temps passe, sans perspective claire, et la situation se fige.

Huit mois d’errance chez des proches

Depuis plus de huit mois, Tiffany et Georges sont hébergés chez des amis ou de la famille. Une solution temporaire devenue pesante, moralement et matériellement, pour deux personnes déjà fragilisées.

Tiffany, 32 ans, ne peut travailler en raison de son épilepsie et perçoit l’AAH. Georges, 71 ans, est reconnu handicapé à 80 % et vit avec une petite retraite. Leur situation médicale complique chaque démarche.

Avec un budget logement limité à 600 euros, le couple multiplie les demandes, sans succès. Cette instabilité prolongée renforce un sentiment d’usure et d’incompréhension, face à une urgence sociale qui reste sans réponse concrète.

Handicap et précarité face au refus de logement

AAH et discriminations à la location

Lors de leurs recherches, Tiffany et Georges se heurtent rapidement à un mur. Dès qu’ils mentionnent l’Allocation aux adultes handicapés, les refus s’enchaînent. Certains échanges s’arrêtent brutalement, sans explication.

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Pour le couple, cette situation relève d’une discrimination liée au handicap. Ils dénoncent un système où les ressources issues de l’AAH sont perçues comme un risque par les bailleurs, malgré des revenus réguliers.

Budget logement et refus répétés

À deux, Tiffany et Georges disposent de plus de 2 000 euros de revenus mensuels. Pourtant, leur budget logement plafonné à 600 euros réduit considérablement les possibilités sur le marché local.

Ils sollicitent aussi bien des bailleurs privés que sociaux, consultent des annonces en ligne et déposent des dossiers. À chaque tentative, la réponse est négative ou inexistante.

Cette accumulation de refus alimente un profond sentiment d’injustice et d’abandon. Le couple a le sentiment de ne jamais être considéré comme prioritaire, malgré la perte de leur logement et leur état de santé.

Abandon ressenti et mobilisation solidaire

Réponse de la préfecture et démarches proposées

Face à l’impasse, Tiffany et Georges interpellent les pouvoirs publics. Ils estiment ne pas avoir été accompagnés de manière efficace par les institutions locales depuis l’incendie.

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La préfecture des Landes leur répond par courrier, indiquant que leur situation a retenu toute son attention. Les services de l’État leur proposent de saisir une assistante sociale afin de déposer une demande de logement social.

Le couple est également invité à constituer un dossier au titre des publics prioritaires. Une démarche administrative supplémentaire, alors que leur situation dure depuis plusieurs mois.

Soutien du DAL et lancement d’une cagnotte

Début janvier, Tiffany et Georges se tournent vers l’association Droit au Logement. Pour le DAL, leur cas illustre une défaillance du système face à des victimes d’incendie pourtant assurées.

L’association envisage une action en justice et recherche un avocat pour défendre le dossier. En parallèle, le couple lance une cagnotte en ligne afin de financer un éventuel relogement et les frais d’installation.

Une piste de location à Saint-Vincent-de-Tyrosse est actuellement à l’étude. Dans l’attente d’une réponse, Tiffany et Georges espèrent enfin retrouver un toit et sortir d’une précarité qui n’aurait jamais dû s’installer.