Canicule : cette nouvelle lettre du DPE pourrait révéler les logements impossibles à vivre

Par Cyril K. le 28 août 2026 à 11:45

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Canicule : cette nouvelle lettre du DPE pourrait révéler les logements impossibles à vivre

Un logement peut afficher un bon DPE et pourtant devenir invivable dès que le thermomètre s’emballe. Après les épisodes de chaleur de l’été 2026, le gouvernement veut corriger cette anomalie : une nouvelle notation dédiée au confort d’été pourrait bientôt compléter les lettres A à G.

Pourquoi le DPE actuel évalue mal le confort d’été

Un logement bien classé peut devenir une véritable bouilloire

Le problème est assez simple : le DPE mesure surtout la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre. Il renseigne donc plutôt bien sur le comportement d’un logement en hiver, mais beaucoup moins sur sa capacité à rester frais lorsque les températures dépassent 30 °C.

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Résultat : un appartement correctement isolé et bien classé peut accumuler énormément de chaleur en été. Une grande baie vitrée exposée plein sud, un dernier étage sous toiture ou l’absence de volets suffisent parfois à transformer les lieux en bouilloire thermique.

Le confort d’été existe déjà, mais reste secondaire

Le DPE comporte pourtant déjà un indicateur spécifique au confort estival. Il prend notamment en compte les protections solaires, l’inertie des matériaux, l’isolation de la toiture, la présence de brasseurs d’air ou encore le caractère traversant du logement.

Seulement voilà : cette information, matérialisée par un indicateur distinct, n’influence pas directement la classe énergétique finale. Autrement dit, un logement peut décrocher une bonne lettre tout en étant très inconfortable pendant une canicule.

Une nouvelle lettre pourrait apparaître sur le DPE

Le gouvernement veut rendre la performance estivale plus visible

Le ministre chargé du Logement a évoqué une réécriture du dispositif afin d’ajouter une autre lettre ou une indication clairement identifiable concernant le confort d’été. L’objectif serait de permettre aux acheteurs et locataires de savoir immédiatement si un logement performant en hiver l’est également en été.

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Ce qui change tout ? Le confort thermique deviendrait beaucoup plus lisible lors d’une vente ou d’une location. Avec des étés de plus en plus chauds, cette information peut rapidement peser autant dans une visite que l’isolation phonique, l’étage ou l’exposition.

Quels critères pourraient faire la différence ?

  • Protections solaires : volets, stores et occultations extérieures.
  • Isolation : notamment celle des combles et toitures.
  • Ventilation : circulation naturelle et logement traversant.
  • Inertie thermique : capacité des matériaux à limiter la surchauffe.

La climatisation pose toutefois un paradoxe. Elle améliore directement le confort des habitants, mais augmente la consommation électrique et peut donc pénaliser le DPE énergétique classique.

Ce nouveau DPE pourrait changer la valeur de certains logements

Le confort d’été devient un nouvel argument immobilier

Pour un propriétaire, cette évolution n’aurait rien d’anecdotique. Un appartement doté de volets extérieurs, d’une bonne isolation de toiture et d’une ventilation efficace pourrait gagner un véritable avantage face à un bien comparable qui surchauffe chaque été.

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À l’inverse, certaines caractéristiques longtemps considérées comme attractives pourraient être regardées autrement. Une grande surface vitrée ou un dernier étage très lumineux restent séduisants, mais beaucoup moins lorsqu’il fait 32 °C dans le séjour à 22 heures.

Le calcul du DPE lui-même continue d’évoluer

Le gouvernement travaille parallèlement sur le poids de l’électricité dans le calcul énergétique. Une baisse de son coefficient d’énergie primaire pourrait améliorer automatiquement le classement de certains logements chauffés à l’électrique, sans travaux.

En clair, le DPE pourrait progressivement devenir un diagnostic à deux lectures : consommation en hiver et résistance aux fortes chaleurs en été. Pour les propriétaires comme pour les acheteurs, la question à poser lors d’une visite devient donc évidente : votre futur logement reste-t-il réellement confortable en août ?