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Le plan pauvreté n’aborde pas la problématique du mal-logement à sa juste mesure, selon le rapport de la Fondation Abbé Pierre

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sdf quete manche rue bondee

Selon le 24ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre publié le 1er février 2019, près de 6 % de la population française serait encore mal-logée en France en 2019. Malgré un marché de l’immobilier plutôt sain, les inégalités sont encore criantes. Le mouvement des “gilets jaunes” devrait amener le Gouvernement à faire évoluer la politique du logement pour prendre en compte ces mal-logés, ainsi que ceux dont la crise du logement a largement fragilisé la situation.

Un effort public pour le logement à accentuer

Le président, Laurent Desmard, reconnaît que la situation du logement est moins grave qu’à l’hiver 54. Cependant, le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, qui reprend les sources du Ministère de la Cohésion des territoires, fait apparaître un effondrement de l’effort public en faveur du logement depuis 2 ans, effondrement qui fait suite à une baisse constante depuis 2008 (de 2,6 % du PIB à seulement 1,69 %).

Or il est évident que la politique en faveur du logement que conduit l’Etat a une incidence directe sur l’état du mal-logement en France. Les immeubles dégradés sont nombreux et l’Etat doit impérativement accompagner les élus locaux dans la lutte contre l’habitat indigne, pour éviter que ne se reproduisent des catastrophes comme celle de Marseille.

Faisant suite au plan “Logement d’abord”, le plan pauvreté permettra des avancées, estime le rapport :

  • mesures correctrices dès l’enfance pour tenter de mettre fin à la reproduction de la pauvreté d’une génération sur l’autre,
  • mesures en faveur des jeunes pour limiter l’exclusion scolaire,
  • simplification de l’accès aux aides sociales pour limiter le non-recours aux droits sociaux.

Un plan pauvreté à consolider

Le plan pauvreté comporte cependant des manques, au regard des revendications des “gilets jaunes” :

  • pas d’annonce sur la revalorisation du revenu de solidarité active ou son accès aux moins de 25 ans,
  • manque de précision sur le nouveau revenu universel d’activité,
  • doutes sur le maintien des moyens pendant les 5 ans du plan pauvreté,
  • peu d’annonces sur le logement.

L’effort consenti par les foyers modestes en matière de logement est en augmentation constate depuis plus de 10 ans, atteignant près des deux tiers du budget pour les foyers pauvres. Même chose pour les factures d’énergie, qui ont fortement augmenté depuis 2017.

Prenant acte que 12 millions de Français, soit près d’un sur cinq, “voient leur situation fragilisée par la crise du logement”, la Fondation Abbé Pierre exhorte le Gouvernement à conserver “un filet de sécurité minimal” dans le cadre de sa politique en faveur du logement. Dans le cas contraire, la situation des foyers modestes et précaires s’aggraverait jusqu’à les faire basculer dans la pauvreté.

Si la colère des “gilets jaunes” a permis de mettre au jour leur vulnérabilité énergétique, leur grande fragilité devant les hausses de la facture énergétique et, finalement, le ressenti d’un pouvoir d’achat entamé par l’augmentation des dépenses énergétiques, c’est souvent le prix des carburants qui a été mis en avant, empêchant une prise en compte de la problématique de la performance énergétique du logement dans la réponse apportée par le Gouvernement.

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