Le marché immobilier devait franchement repartir en 2026. Il plafonne pourtant autour de 955 000 transactions, tandis que les taux remontent. Et pour 2027, tout pourrait basculer : détente du crédit et reprise… ou nouveau coup de frein pour les acheteurs.
Immobilier : pourquoi la reprise de 2026 reste fragile
955 000 ventes, encore loin du plein potentiel
Le marché tient, mais il ne redémarre pas vraiment. En 2026, environ 955 000 transactions devraient être enregistrées dans l’ancien, soit quasiment le même niveau que l’année précédente.
Le potentiel serait pourtant plus proche du million de ventes. Autrement dit, les acheteurs sont revenus, mais pas assez pour provoquer le rebond que beaucoup espéraient après la hausse de 12,7 % enregistrée en 2025.
Des prix stabilisés après deux années de baisse
Les prix racontent la même histoire. Après avoir reculé de 5 à 6 % en France sur deux ans, ils avaient commencé à reprendre quelques couleurs dans plusieurs territoires.
Cette dynamique s’est essoufflée en 2026. Ce qui change tout ? Une stabilisation des prix rassure les vendeurs, mais elle ne suffit pas à relancer les projets lorsque le coût du crédit recommence à grimper.
La remontée des taux pourrait refroidir les acheteurs
Des crédits autour de 3,6 % qui pèsent sur le pouvoir d’achat
Le vrai point de friction reste le financement. Avec des taux immobiliers proches de 3,6 % et une OAT à 10 ans autour de 4,1 %, les banques disposent de moins de marge pour proposer de meilleures conditions.
Résultat : à budget égal, les ménages peuvent emprunter moins. Certains réduisent la surface recherchée, changent de secteur ou reportent tout simplement leur achat.
L’attentisme revient chez les ménages
Quelques dixièmes de point suffisent désormais à gripper la mécanique. Dès que les taux remontent, les acheteurs deviennent plus prudents et les projets immobiliers ralentissent.
Le marché immobilier reste donc actif, mais sans véritable élan. Et vous, signeriez-vous aujourd’hui avec un taux susceptible d’augmenter encore dans les prochains mois ?
Marché immobilier 2027 : les deux scénarios qui se dessinent
Le scénario favorable qui pourrait relancer les transactions
Le meilleur scénario tient en trois ingrédients : tensions géopolitiques en baisse, inflation mieux maîtrisée et taux stabilisés. Le marché immobilier 2027 pourrait alors retrouver son rythme naturel, proche du million de transactions.
Un cap politique plus lisible sur le logement après la présidentielle pourrait aussi débloquer certains projets. Pour les acheteurs, quelques mois d’accalmie sur le crédit changeraient déjà sérieusement la donne.
Inflation et taux : le risque d’un marché durablement bloqué
Le scénario inverse est moins réjouissant. Inflation persistante, tensions internationales et nouvelles hausses de taux de la BCE pourraient maintenir le crédit sous pression.
Le marché continuerait alors à fonctionner, mais sans véritable rebond. Les acheteurs resteraient attentistes, tandis que vendeurs et professionnels devraient composer avec une activité durablement inférieure à son potentiel.