Les investisseurs immobiliers ont clairement remis le pied sur l’accélérateur. Au deuxième trimestre 2026, les volumes mondiaux ont bondi de 28 % sur un an. Un rebond qui surprend, alors même que tensions géopolitiques et incertitudes économiques restent bien présentes.
L’immobilier d’entreprise accélère malgré un climat économique incertain
Les investissements mondiaux bondissent de 28 % au T2 2026
Le signal est net. Au deuxième trimestre 2026, les volumes d’investissement direct en immobilier d’entreprise ont progressé de 28 % sur un an.
Le mouvement est mondial : +26 % dans les Amériques, +27 % en EMEA et jusqu’à +38 % en Asie-Pacifique. Cette dernière région signe même son deuxième trimestre le plus actif en cinq ans.
France, Allemagne et Amérique du Nord attirent de nouveau les capitaux
En Europe, la reprise profite notamment à la France et à l’Allemagne. Outre-Atlantique, les États-Unis restent moteurs, tandis que le Canada s’impose désormais comme l’un des marchés les plus liquides au monde.
Ce qui change tout ? Les investisseurs semblent composer avec l’incertitude plutôt que l’attendre. Malgré les tensions géopolitiques, le scénario d’une récession mondiale reste éloigné selon les perspectives reprises par JLL.
Bureaux, logistique, commerces : les signaux repassent au vert
Les bureaux retrouvent un niveau d’activité inédit depuis la pandémie
Le marché des bureaux reprend doucement des couleurs. L’activité locative mondiale a progressé de 2 % au deuxième trimestre, portant le premier semestre à un record post-pandémique.
Autre signal encourageant : la vacance mondiale recule à 16,5 %. En Europe, les nouvelles livraisons devraient même tomber à leur plus bas niveau depuis 2011.
Logistique et commerce profitent d’une offre devenue plus rare
La logistique affiche une dynamique plus franche. En Europe, les locations ont progressé de 20 % sur un an, tandis que l’Amérique du Nord bondit de 46 %.
Le commerce résiste lui aussi, surtout sur les emplacements premium. Une construction limitée depuis plusieurs années maintient la vacance très basse et soutient mécaniquement les meilleurs actifs.
Le résidentiel et l’hôtellerie deviennent des actifs particulièrement recherchés
Les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition au résidentiel
Le résidentiel s’installe durablement dans les portefeuilles. Au premier semestre 2026, les investissements mondiaux ont augmenté d’environ 9 % sur un an.
Les grands investisseurs ciblent surtout des formats spécialisés et capables de changer d’échelle. Autrement dit, le logement n’est plus seulement défensif : il devient une véritable allocation stratégique.
L’hôtellerie profite du retour des transactions et de la hausse des revenus
L’hôtellerie fait encore mieux. Au deuxième trimestre, les transactions mondiales ont progressé de 29 % sur un an, portées par une offre limitée et des investisseurs qui retrouvent de l’appétit.
L’Europe mène également la croissance du RevPAR en 2026. À retenir : dans un marché encore chahuté, les actifs rares, bien situés et capables de générer rapidement du revenu gardent une longueur d’avance.