Le marché immobilier repart, mais pas comme avant. Au deuxième trimestre 2026, les compromis signés ont bondi de 41 %, sans provoquer de flambée des prix. Le vrai basculement est ailleurs : climat, géopolitique, confort d’été et nouvelles règles pèsent désormais directement sur les décisions des acheteurs.
Immobilier : la reprise se confirme, mais le marché a changé
Les compromis bondissent de 41 % au deuxième trimestre
Le signal est net : les transactions reprennent. Au deuxième trimestre 2026, le volume de compromis signés progresse de 41 % par rapport au trimestre précédent. Une hausse spectaculaire, mais qui ne signifie pas pour autant retour à l’euphorie.
Les acheteurs reviennent, certes. Mais ils arbitrent davantage, comparent plus longtemps et cherchent à sécuriser chaque étape de leur projet.
Prix stables et négociations toujours présentes
Les prix restent quasiment inchangés, avec une évolution de -0,4 %, tandis que les marges de négociation tournent autour de 5,4 %. En clair, le marché respire de nouveau, mais les vendeurs ne peuvent plus compter sur une demande automatique.
Ce qui change tout ? Le rapport de force est devenu plus équilibré. Un bien correctement positionné trouve preneur, tandis qu’un prix trop ambitieux peut rapidement bloquer la vente.
Climat, géopolitique : les acheteurs ont de nouveaux critères
78 % des agents constatent l’effet des incertitudes géopolitiques
Le prix et le taux du crédit ne suffisent plus à expliquer les hésitations. Selon l’Observatoire Interkab, 78 % des agents immobiliers indépendants estiment que le contexte géopolitique influence désormais les décisions de leurs clients.
Résultat : certains ménages reportent leur achat, d’autres prennent davantage de temps avant de signer. L’immobilier reste attractif, mais la peur de mal choisir pèse davantage dans les arbitrages.
Le confort d’été devient un vrai critère immobilier
Autre évolution très concrète : 61 % des professionnels constatent un intérêt croissant pour l’isolation, l’exposition et la capacité d’un logement à rester agréable pendant les fortes chaleurs.
Autrement dit, une mauvaise orientation ou un appartement qui surchauffe peut désormais peser lourd dans une visite. Le confort d’été devient progressivement un critère de valeur, au même titre que l’emplacement ou l’état général du bien.
Investisseurs et acheteurs avancent avec davantage de prudence
Le dispositif Jeanbrun entretient l’intérêt pour le locatif
Les investisseurs n’ont pas disparu. Près de deux professionnels sur trois observent une stabilité, voire un regain d’intérêt depuis l’entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun.
Mais l’attentisme reste fort. Tant que les règles fiscales et énergétiques paraissent mouvantes, beaucoup préfèrent calculer, comparer puis différer leur décision plutôt que se précipiter.
Des règles encore mal comprises qui ralentissent les décisions
Près de 70 % des agents jugent leurs clients insuffisamment informés sur les dispositifs existants : PTZ, logement locatif intermédiaire, aides dans le neuf ou mécanismes fiscaux.
À retenir : le marché repart, mais il devient plus technique. Pour acheter ou investir sereinement, mieux comprendre les règles peut désormais faire autant de différence qu’un bon prix.