Réforme du DPE 2026 : quels logements voient leur prix immobilier augmenter sans travaux

Par Cyril KUHM le 04 février 2026 à 11:45

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Réforme du DPE 2026 : quels logements voient leur prix immobilier augmenter sans travaux

En 2026, une simple réforme administrative bouleverse le marché immobilier. Sans travaux ni investissement, près d’un million de logements voient leur note DPE s’améliorer, leur valeur augmenter et les contraintes locatives disparaître. Une évolution discrète, mais aux effets financiers très concrets pour les propriétaires concernés.

Une réforme du DPE qui change la donne en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le DPE évolue avec un changement de méthode de calcul qui avantage certains logements, sans qu’aucune rénovation ne soit nécessaire. L’objectif affiché est de mieux refléter l’impact réel des modes de chauffage et d’éviter des classements jugés trop pénalisants, notamment pour l’électricité.

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Concrètement, une partie des biens classés F ou G en 2025 sortent mécaniquement de la catégorie « passoire thermique ». Cela peut modifier la perception du bien lors d’une vente, d’une estimation bancaire, ou même d’une relocation, car le DPE reste un marqueur très visible dans les annonces.

Pourquoi le mode de calcul du DPE a été modifié

Le calcul du DPE repose sur des conversions et des pondérations, et certaines d’entre elles peuvent faire basculer une note. La réforme de 2026 vise surtout à rééquilibrer la façon dont l’électricité est prise en compte, car elle était considérée comme défavorable dans de nombreux cas, même lorsque le logement restait relativement sobre à l’usage.

Le nouveau coefficient de conversion de l’électricité

Le point clé est l’ajustement du coefficient de conversion de l’électricité, utilisé pour convertir l’énergie finale en énergie primaire. Cette modification améliore automatiquement la note DPE de nombreux logements chauffés à l’électrique. Pour un propriétaire, l’enjeu est double : limiter l’effet décote et éviter des restrictions futures sur la location, sans changer l’équipement.

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Quels logements sont concernés par la revalorisation

La réforme du DPE de 2026 ne s’applique pas à l’ensemble du parc immobilier. Elle cible principalement des biens bien identifiés, dont les caractéristiques énergétiques étaient pénalisées par l’ancien mode de calcul. Pour les propriétaires concernés, l’amélioration est automatique et visible dès l’édition d’un nouveau diagnostic.

Selon les estimations officielles, près de 850 000 logements sortent des classes F ou G sans aucun chantier. Cette évolution concerne surtout des biens anciens, souvent situés en zone urbaine, qui affichaient une consommation théorique élevée malgré un usage réel plus modéré.

Les biens chauffés à l’électricité sortant des classes F et G

Les logements chauffés exclusivement à l’électricité sont les principaux bénéficiaires. Avec l’ancien coefficient, ces biens basculaient facilement en passoire thermique, même en présence d’une isolation correcte. La réforme corrige cet effet et permet à beaucoup d’entre eux d’atteindre une classe D ou E.

Combien de logements gagnent une meilleure note énergétique

À l’échelle nationale, la révision du calcul entraîne une amélioration significative pour plusieurs centaines de milliers de logements. Dans certains cas, le gain peut représenter deux classes énergétiques. Cette progression modifie non seulement la lecture du DPE, mais aussi la valeur perçue du bien sur le marché immobilier.

Conséquences directes sur la valeur et la location

L’amélioration automatique du DPE a un impact immédiat sur le marché. Un logement mieux classé est perçu comme moins risqué, plus conforme aux exigences réglementaires et plus attractif pour les acheteurs comme pour les locataires. Cette évolution joue directement sur le prix affiché et sur la facilité à louer.

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Les biens précédemment considérés comme des passoires thermiques subissaient une décote importante. En sortant des classes F et G, ils retrouvent une position plus compétitive, sans travaux ni dépenses supplémentaires pour le propriétaire.

Hausse mécanique des prix immobiliers

Selon les notaires, un logement classé F ou G peut perdre entre 15 % et 20 % de sa valeur par rapport à un bien noté D. La réforme inverse mécaniquement cet effet. Certains logements concernés peuvent ainsi gagner jusqu’à 25 % de valeur, uniquement grâce à la nouvelle notation énergétique.

Fin des interdictions de location pour certains biens

La revalorisation du DPE permet aussi d’échapper aux restrictions locatives. Les logements classés G étaient interdits à la location depuis 2025, et ceux classés F le seront en 2028. En passant en classe D ou E, ces biens redeviennent louables, ce qui sécurise les revenus et renforce leur attractivité patrimoniale.