La BCE relève ses taux, mais le crédit immobilier ne bronche pas. En juillet 2026, les banques maintiennent leurs barèmes, avec des taux moyens compris entre 3,25 % et 3,55 %. Une stabilité qui pourrait bien précéder une nouvelle baisse à la rentrée.
Les taux immobiliers restent stables en juillet 2026
Les taux moyens selon la durée du prêt
Pas de mauvaise surprise cet été. Les taux moyens restent fixés à 3,25 % sur 10 ans, 3,35 % sur 15 ans, 3,45 % sur 20 ans et 3,55 % sur 25 ans.
Les meilleurs dossiers décrochent encore mieux : 2,85 % sur 15 ans, 3 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. L’écart se joue surtout sur l’apport, les revenus et la stabilité professionnelle.
Pourquoi la hausse de la BCE n’a rien changé
La BCE a pourtant relevé ses taux directeurs de 0,25 point. En clair, ce mouvement aurait pu pousser les banques à revoir leurs grilles à la hausse.
Mais les OAT sont restées relativement stables, tout comme les prix immobiliers. Résultat : les établissements préfèrent maintenir leurs conditions pour ne pas casser une reprise encore fragile.
Pourquoi l’été peut favoriser les futurs acheteurs
Moins de concurrence et davantage de négociation
Entre juillet et août, les transactions reculent souvent de 15 à 30 %. Moins de visites, moins d’offres concurrentes : certains vendeurs deviennent plus ouverts à la discussion.
Ce qui change tout ? Un acheteur bien préparé peut négocier le prix, les délais ou certains travaux, surtout sur un bien présent depuis plusieurs semaines.
Préparer son dossier avant la rentrée
L’été est aussi le bon moment pour obtenir un accord de principe, vérifier sa capacité d’emprunt et réunir les justificatifs. Vous gagnez un temps précieux.
À retenir : un dossier complet et un apport clairement identifié rassurent la banque. Vous pouvez ainsi réagir vite dès qu’un bien intéressant apparaît.
Une baisse des taux immobiliers est-elle possible à la rentrée ?
Les banques pourraient relancer la concurrence
Le scénario reste crédible. À la rentrée, les établissements retrouveront leur pleine capacité de traitement et chercheront à relancer leur production de crédit.
Certains pourraient alors sortir des offres bonifiées ou réduire légèrement leurs barèmes. Une baisse de 0,10 à 0,20 point suffirait déjà à améliorer sensiblement le coût total d’un prêt.
Ce que les emprunteurs doivent surveiller
Ne regardez pas uniquement le taux affiché. L’assurance, les frais de dossier, la durée et le niveau d’apport pèsent aussi lourd dans le coût final.
Autrement dit, attendre septembre peut être intéressant, mais pas au prix d’un bon achat raté aujourd’hui. Votre vrai levier reste un dossier solide, prêt à être envoyé immédiatement.