En 2026, votre taxe foncière augmentera automatiquement de 0,8 % à cause de la revalorisation des bases cadastrales liée à l’inflation. Bonne nouvelle relative : cette hausse est nettement plus faible que ces dernières années, mais votre facture peut encore grimper si votre commune vote une augmentation locale.
Pourquoi la taxe foncière augmente automatiquement en 2026
Le rôle de l’IPCH dans le calcul des bases cadastrales
Chaque année, la taxe foncière évolue mécaniquement en raison de la revalorisation des valeurs locatives cadastrales. Ces valeurs servent de base au calcul de l’impôt et concernent les propriétés bâties et non bâties, hors locaux professionnels.
Depuis 2018, la loi prévoit que cette revalorisation suive l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), mesuré entre novembre de l’année précédente et novembre de l’année N-2. Pour 2026, l’IPCH de novembre 2025 ressort à +0,8 %, selon les données définitives de l’Insee.
Ce mécanisme s’applique automatiquement, sans vote du Parlement ni décision des communes. Tous les propriétaires sont donc concernés, indépendamment de leur situation personnelle ou de l’évolution du marché immobilier local.
Une revalorisation plus faible qu’en 2023 et 2024
Si la hausse reste une mauvaise nouvelle pour les contribuables, elle marque un net ralentissement après plusieurs années de forte inflation. À titre de comparaison, la revalorisation avait atteint 7,1 % en 2023 puis 3,9 % en 2024.
En 2025, le coefficient était déjà redescendu à 1,7 %. La progression limitée de 2026 confirme donc un retour progressif à une inflation plus contenue, ce qui allège la pression fiscale automatique sur la taxe foncière.
À combien s’attendre sur sa facture de taxe foncière en 2026
Ce que représente réellement +0,8 % pour les propriétaires
Concrètement, la hausse de 0,8 % s’applique uniquement à la base de calcul de la taxe foncière, avant l’application des taux votés localement. Pour un propriétaire dont la taxe foncière s’élève à 1 200 euros, l’augmentation automatique représente environ 10 euros supplémentaires.
L’impact reste donc limité pour la majorité des ménages, surtout comparé aux hausses à deux chiffres subies ces dernières années. Toutefois, ce montant varie selon la valeur cadastrale du bien, sa surface et son emplacement.
Les propriétaires de logements récents ou rénovés, dont les valeurs locatives sont déjà élevées, peuvent ressentir davantage cette revalorisation, même si elle reste modérée à l’échelle nationale.
Différences selon le type de bien et la localisation
La hausse automatique touche aussi bien les maisons que les appartements, les terrains non bâtis ou les résidences secondaires. En revanche, le montant final dépend fortement de la commune, car les taux d’imposition locaux varient fortement d’un territoire à l’autre.
Dans certaines grandes villes ou zones tendues, la pression fiscale est déjà élevée, ce qui accentue mécaniquement l’effet de la revalorisation. À l’inverse, dans des communes rurales ou peu fiscalisées, l’impact sur la facture 2026 restera souvent marginal.
Des hausses locales toujours possibles malgré les municipales
Les décisions des collectivités territoriales
La revalorisation automatique de 0,8 % ne constitue qu’une partie de l’évolution de la taxe foncière en 2026. Les communes, intercommunalités et départements conservent la possibilité de voter une augmentation de leurs taux, indépendamment du contexte électoral.
Même si les élections municipales peuvent inciter certains élus à la prudence, rien n’empêche juridiquement une hausse locale. Ces décisions, souvent prises au printemps, peuvent alourdir sensiblement la facture finale au second semestre.
Les collectivités invoquent fréquemment la hausse des coûts de fonctionnement, l’entretien des infrastructures ou le financement des services publics pour justifier ces ajustements.
TEOM et autres taxes annexes également concernées
En plus de la taxe foncière, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères suit elle aussi l’évolution des bases cadastrales. En 2026, la TEOM sera donc automatiquement revalorisée de 0,8 %.
Là encore, cette hausse peut être amplifiée par des décisions locales, notamment dans les communes confrontées à une augmentation des coûts de collecte et de traitement des déchets.