Taxe foncière 2026 : pourquoi votre impôt augmente de 0,8 %

Par Baptiste BIALEK le 23 janvier 2026 à 19:45

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Taxe foncière 2026 : pourquoi votre impôt augmente de seulement 0,8 %

En 2026, la taxe foncière augmente automatiquement de 0,8 % via la revalorisation des bases cadastrales. La hausse est réelle, mais nettement moins forte que ces dernières années, et votre facture finale dépendra aussi des décisions locales. Voici ce qu’il faut comprendre pour anticiper.

Pourquoi la taxe foncière augmente en 2026

Le rôle de l’inflation et de l’IPCH

La hausse de la taxe foncière en 2026 repose sur un mécanisme automatique, indépendant des choix politiques locaux. Chaque année, les bases de calcul sont revalorisées selon l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH).

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Pour 2026, l’IPCH mesuré entre novembre 2024 et novembre 2025 progresse de 0,8 %. Ce chiffre, publié par l’Insee, sert directement de référence pour ajuster les valeurs locatives cadastrales.

Concrètement, même si le taux communal reste inchangé, la base imposable augmente mécaniquement, ce qui entraîne une hausse automatique de l’impôt pour l’ensemble des propriétaires.

Comment sont revalorisées les bases cadastrales

Les valeurs locatives cadastrales correspondent à un loyer théorique servant de socle au calcul de la taxe foncière. Depuis 2018, leur évolution suit strictement l’inflation, afin d’éviter un décrochage entre fiscalité et réalité économique.

En 2026, cette revalorisation reste modérée comparée aux années précédentes, marquées par une inflation élevée. Elle s’applique aussi bien aux propriétés bâties qu’aux propriétés non bâties.

Résultat : la hausse est généralisée mais contenue, ce qui explique pourquoi certains experts parlent d’une augmentation maîtrisée plutôt que d’un nouveau choc fiscal.

Une hausse plus modérée que les années précédentes

Comparaison avec 2023, 2024 et 2025

La revalorisation prévue en 2026 tranche nettement avec les fortes hausses observées ces dernières années. En 2023, les bases cadastrales avaient bondi de 7,1 %, un niveau inédit lié au pic d’inflation.

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En 2024, la hausse s’était encore élevée à 3,9 %, avant de ralentir à 1,7 % en 2025. Le passage à 0,8 % en 2026 confirme donc une tendance claire à l’accalmie.

Pour de nombreux propriétaires, cette évolution limite la progression de la facture, surtout si la commune n’a pas revu ses taux d’imposition.

Pourquoi on peut parler d’une « bonne nouvelle »

Dans un contexte d’élections municipales en 2026, les collectivités évitent généralement les décisions fiscales impopulaires. Cette prudence renforce l’effet modérateur de la faible inflation.

La hausse automatique reste donc supportable et bien inférieure aux augmentations subies depuis 2022. Pour certains foyers, l’impact réel sur l’avis d’imposition peut même être quasi imperceptible.

Cette situation explique pourquoi la taxe foncière 2026 est perçue comme une relative bonne nouvelle, après deux années particulièrement lourdes pour le budget des propriétaires.

Ce qui peut encore faire grimper la facture

Les décisions des collectivités locales

La revalorisation nationale des bases cadastrales n’est qu’une partie de l’équation. Les communes, intercommunalités et départements conservent la possibilité de voter une hausse de leurs taux d’imposition.

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Si ces taux augmentent, la facture finale peut être sensiblement plus élevée, même avec une inflation contenue. Ces décisions interviennent généralement au second semestre, lors du vote des budgets locaux.

En 2026, le contexte électoral pourrait limiter ces hausses, mais rien n’empêche certaines collectivités de compenser la baisse de leurs recettes par une fiscalité plus lourde.

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères en 2026

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est également indexée sur l’inflation. Elle sera donc revalorisée de 0,8 % en 2026, selon le même mécanisme que la taxe foncière.

Là encore, ce taux ne tient pas compte des décisions locales, qui peuvent alourdir la note finale. Certaines communes utilisent la TEOM pour financer l’augmentation des coûts de collecte et de traitement des déchets.

Pour les propriétaires occupants comme bailleurs, la vigilance reste donc de mise, car ce sont bien les choix locaux qui détermineront l’ampleur réelle de la hausse totale.