En 2026, les taux de crédit immobilier semblent entrer dans une phase de stabilité, mais ce “calme” cache plusieurs scénarios possibles selon l’inflation, la BCE et la concurrence entre banques. Entre opportunité d’emprunter autour de 3,3–3,5 % et risque d’un léger rebond, voici ce qu’il faut comprendre avant de vous lancer.
Les taux de crédit immobilier en 2026
Où se situent les taux début 2026
Après deux années marquées par une forte remontée, les taux de crédit immobilier ont retrouvé une forme d’équilibre. Début 2026, les barèmes pratiqués par les banques se situent majoritairement entre 3,3 % et 3,5 % sur 20 ans, selon les profils. Cette moyenne marque un net recul par rapport aux pics observés en 2023, tout en restant éloignée des niveaux exceptionnellement bas de 2021.
Concrètement, cette stabilisation améliore la capacité d’emprunt. À mensualité équivalente, les ménages peuvent financer un projet plus ambitieux ou réduire leur effort mensuel. Les banques ajustent leurs offres au cas par cas, avec des écarts sensibles selon l’apport, la stabilité professionnelle et le reste à vivre.
Pourquoi les taux se stabilisent selon Meilleurtaux
Pour Meilleurtaux, cette phase de stabilité s’explique avant tout par le contexte macroéconomique. La Banque centrale européenne maintient ses taux directeurs afin de contenir une inflation encore supérieure à l’objectif des 2 %. Cette politique limite toute baisse rapide des crédits immobiliers.
Autre facteur clé, les taux des obligations d’État françaises à dix ans restent élevés, au-dessus de 3,4 %. Malgré cela, les banques continuent de financer les projets immobiliers en acceptant parfois de réduire leurs marges. Cette stratégie traduit une volonté claire de capter les meilleurs dossiers et de relancer la production de crédit, sans prendre de risques excessifs.
Faut-il emprunter ou attendre en 2026
Ce que gagnent réellement les emprunteurs aujourd’hui
Avec des taux stabilisés, emprunter en 2026 offre une meilleure lisibilité qu’au cours des années précédentes. À profil équivalent, un ménage peut aujourd’hui emprunter davantage qu’en 2024 pour une mensualité identique. Sur un prêt de 300 000 euros sur 20 ans, l’effort mensuel est inférieur d’environ 150 euros par rapport au pic des taux, ce qui redonne de l’air aux budgets.
Cette amélioration de la solvabilité change la donne pour de nombreux acheteurs. Elle permet soit d’accéder à un bien mieux situé, soit de conserver une marge de sécurité financière. Dans un contexte où les prix de l’ancien ont globalement corrigé, le couple taux-prix devient plus favorable qu’il ne l’a été récemment.
Les profils favorisés par les banques en 2026
En 2026, les établissements bancaires restent sélectifs, mais ils cherchent activement à attirer les dossiers les plus solides. Les emprunteurs disposant d’un apport personnel conséquent, d’une situation professionnelle stable et d’un endettement maîtrisé bénéficient des meilleures conditions, parfois en dessous des moyennes affichées.
Les primo-accédants redeviennent également des cibles stratégiques, notamment lorsqu’ils présentent un potentiel d’évolution de revenus. À l’inverse, les profils jugés plus risqués subissent encore des conditions plus strictes, preuve que la concurrence bancaire existe, mais reste encadrée par des critères de prudence renforcés.
Immobilier ancien et perspectives du marché
Volume de ventes attendu en 2026
Après une nette reprise en 2025, le marché de l’immobilier ancien devrait retrouver un rythme plus stable en 2026. Les professionnels anticipent environ 950 000 transactions sur l’année, un niveau proche de la moyenne observée sur la dernière décennie. Cette dynamique traduit un retour progressif à une forme de normalité après les fortes tensions récentes.
La baisse progressive des taux, combinée à un ajustement des prix dans de nombreuses villes, a redonné confiance aux acheteurs. Les vendeurs, de leur côté, semblent davantage enclins à négocier, ce qui fluidifie les échanges et réduit les délais de vente.
Les risques qui pourraient faire évoluer les taux
Malgré ce scénario central de stabilité, plusieurs facteurs pourraient venir perturber le marché. Une nouvelle poussée inflationniste, une crise budgétaire ou un choc géopolitique international pourraient entraîner une remontée des taux vers 3,6 %, voire au-delà. Ces éléments restent difficiles à anticiper mais pèsent sur les décisions des ménages.
Dans ce contexte incertain, différer un projet immobilier dans l’espoir d’une forte baisse apparaît risqué. La plupart des courtiers estiment que le scénario d’un retour aux taux très bas est désormais exclu, incitant les acheteurs à raisonner davantage en capacité globale qu’en attente d’un point bas hypothétique.