Crédit immobilier 2026 : faut-il emprunter maintenant avant une nouvelle hausse des taux

Par Baptiste BIALEK le 08 janvier 2026 à 19:45

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Crédit immobilier 2026 : faut-il emprunter maintenant avant une nouvelle hausse des taux

Les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse en ce début d’année 2026, après plusieurs mois de relative stabilité. Faut-il s’en inquiéter ou saisir les opportunités encore offertes par les banques ?

Pourquoi les taux de crédit immobilier remontent en janvier 2026

Le rôle clé de l’OAT 10 ans et du contexte budgétaire

La remontée des taux observée en janvier s’explique en grande partie par l’évolution de l’OAT à 10 ans, référence majeure pour le financement des banques. En décembre, ce taux a dépassé les 3,6 %, conséquence directe des incertitudes budgétaires liées au projet de loi de finances 2026.

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Même si l’OAT s’est légèrement repliée depuis, elle reste durablement au-dessus de 3,5 %, ce qui renchérit mécaniquement le coût de l’argent pour les établissements bancaires. Les banques ajustent donc leurs barèmes afin de préserver leurs marges.

Les coûts de refinancement des banques sous pression

Au-delà de l’OAT, les banques font face à une hausse globale de leurs coûts de refinancement sur les marchés. Dans ce contexte, certaines ont appliqué des hausses comprises entre 0,05 % et 0,15 %, tandis que d’autres ont préféré stabiliser leurs taux pour rester compétitives.

Cette évolution reste toutefois mesurée. La concurrence interbancaire demeure forte et les objectifs de production de crédits pour 2026 incitent les banques à ne pas fermer le robinet du financement.

Résultat : la hausse est réelle mais contenue, et le crédit immobilier conserve un niveau jugé encore attractif pour de nombreux emprunteurs, notamment ceux présentant des profils solides.

Quels sont les taux pratiqués début 2026

Taux moyens sur 15, 20 et 25 ans

En ce début d’année 2026, les barèmes bancaires affichent une légère progression par rapport à la fin 2025. Les taux moyens observés se situent autour de 3,20 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans.

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Ces niveaux traduisent une hausse modérée, sans rupture brutale. Pour les emprunteurs, l’impact sur les mensualités reste limité, surtout sur des durées longues où l’effet d’une variation de quelques dixièmes de point est progressif.

Les profils qui obtiennent encore les meilleurs taux

Malgré ce contexte, certains dossiers continuent de bénéficier de conditions préférentielles. Les profils les plus solides peuvent encore décrocher des taux proches de 3 %, toutes durées confondues, notamment grâce à une gestion saine et un apport conséquent.

Les primo-accédants restent également ciblés par des offres commerciales spécifiques. Les banques cherchent à capter ces clients sur le long terme, ce qui favorise le maintien de taux compétitifs et de dispositifs incitatifs en début d’année.

Dans ce cadre, comparer les offres et optimiser son dossier reste un levier essentiel pour limiter l’impact de la hausse des taux.

Faut-il emprunter maintenant ou attendre

Opportunités pour les primo-accédants en 2026

Malgré la légère remontée des taux, le début de l’année 2026 reste une période favorable pour concrétiser un projet immobilier. Les banques affichent une volonté claire de relancer la production de crédits, notamment auprès des primo-accédants.

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Offres boostées, décotes temporaires ou conditions assouplies sur l’apport personnel permettent encore d’accéder à des financements compétitifs. Dans un contexte de concurrence accrue, ces profils restent stratégiques pour les établissements bancaires.

Les stratégies pour sécuriser son financement

Pour limiter l’impact de la hausse des taux, il est essentiel de préparer son dossier en amont. Un taux d’endettement maîtrisé, une épargne régulière et une stabilité professionnelle renforcent la capacité de négociation.

Faire jouer la concurrence, passer par un courtier et se positionner rapidement permet aussi de verrouiller un taux avant d’éventuelles nouvelles hausses. À court terme, attendre comporte donc un risque réel de conditions moins favorables.

Dans ce contexte, avancer avec un projet bien calibré reste souvent plus pertinent que de parier sur un retour durable de taux plus bas.