Crédit immobilier en 2026 : la reprise se confirme malgré des taux désormais stables

Par Micheal Moulis le 14 janvier 2026 à 16:45

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Crédit immobilier en 2026 : la reprise se confirme malgré des taux désormais stables

Après deux années de ralentissement marqué, le crédit immobilier montre des signes clairs de redémarrage en France. En 2026, la reprise se confirme grâce à des taux désormais stabilisés et à l’implication toujours forte des primo-accédants, malgré un contexte économique encore incertain.

Le marché du crédit immobilier repart en 2026

Une hausse progressive des nouveaux prêts accordés

Après une chute marquée entre 2022 et début 2024, la production de crédits immobiliers repart progressivement. Les montants de nouveaux prêts accordés augmentent mois après mois, portés par un retour de la confiance des ménages et une meilleure lisibilité des conditions de financement.

Cette reprise reste mesurée mais durable. Les banques privilégient désormais une croissance maîtrisée, avec des dossiers plus sécurisés et des profils emprunteurs mieux préparés. Le marché ne retrouve pas encore ses niveaux records, mais la tendance est clairement orientée à la hausse.

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Sur l’ensemble de l’année, le volume cumulé des nouveaux crédits progresse fortement, traduisant un rattrapage après une période de blocage. Cette dynamique confirme que le crédit immobilier reste un levier central du marché résidentiel.

Le rôle moteur des primo-accédants

Les primo-accédants constituent toujours le cœur de la reprise. Ils représentent plus de la moitié des nouveaux emprunteurs, soutenus par des dispositifs d’aide et par une volonté forte d’accéder à la propriété malgré des conditions plus exigeantes qu’avant 2022.

Pour ces ménages, l’allongement des durées de prêt et la stabilisation des taux permettent de préserver une capacité d’emprunt suffisante. Les banques adaptent leurs offres afin de capter cette clientèle stratégique, essentielle pour alimenter le marché.

Ce dynamisme des primo-accédants joue un rôle d’entraînement sur l’ensemble du secteur, en soutenant à la fois la demande de logements et la reprise globale du marché du crédit immobilier.

Des taux de crédit immobilier désormais stabilisés

Pourquoi la baisse rapide des taux est terminée

Après un repli progressif amorcé début 2024, les taux de crédit immobilier semblent avoir atteint un palier. Ils évoluent désormais autour de 3 %, quelle que soit la durée des prêts, marquant la fin de la phase de baisse rapide observée ces derniers mois.

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Cette stabilisation s’explique par un contexte économique encore incertain, combinant tensions budgétaires, perspectives de croissance modérées et évolution prudente de la politique monétaire européenne. Les banques ajustent leurs barèmes sans chercher à déclencher une nouvelle guerre des taux.

Dans ce cadre, les emprunteurs bénéficient d’une meilleure visibilité. Les conditions de financement restent attractives par rapport au début de 2024, sans toutefois retrouver les niveaux historiquement bas d’avant 2022.

Des écarts de stratégie entre les banques

Toutes les banques n’adoptent pas la même approche face à ce nouvel équilibre. Certains établissements, ayant déjà atteint leurs objectifs commerciaux, se montrent moins offensifs sur les taux et limitent leur production de crédits.

À l’inverse, d’autres acteurs continuent de proposer des conditions compétitives afin de préparer leurs volumes pour l’année suivante. Ces stratégies opposées se compensent et contribuent à maintenir des taux globalement stables sur le marché.

Pour les emprunteurs, cette situation impose de comparer attentivement les offres. Les marges de négociation existent encore, notamment pour les profils les plus solides ou les projets bien structurés.

Durée des prêts et capacité d’emprunt des ménages

Des durées de crédit record pour soutenir le marché

Pour compenser la hausse durable du coût du crédit, les banques ont largement allongé la durée des prêts immobiliers. Les nouveaux financements dépassent désormais en moyenne 23 ans, avec des durées encore plus longues pour les primo-accédants.

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Cette stratégie permet de lisser les mensualités et de contenir l’effort financier des ménages. À montant emprunté équivalent, l’annuité de remboursement reste ainsi relativement stable, malgré des taux plus élevés qu’avant 2022.

L’allongement des durées constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de soutien au marché, en maintenant l’accès au crédit pour une large partie des acheteurs.

Quelles perspectives pour les emprunteurs en 2026

À court terme, la poursuite de la reprise du crédit immobilier dépendra de l’évolution des taux obligataires et des décisions de la Banque centrale européenne. Une nouvelle baisse rapide des taux apparaît peu probable, mais une stabilité prolongée reste envisageable.

Dans ce contexte, les emprunteurs ont intérêt à sécuriser leur projet avec un apport solide et un taux d’endettement maîtrisé. Les banques privilégieront toujours les profils jugés les plus résilients.

Si les conditions restent globalement favorables, la combinaison de taux stables et de durées longues pourrait continuer à soutenir la reprise du marché immobilier en 2026.