Le DPE E ne fait pas aujourd’hui l’objet d’un gel automatique des loyers. En 2026, seules les classes F et G sont concernées par cette interdiction d’augmentation.
Rappel du dispositif Climat et Résilience
Depuis le 24 août 2022, les logements classés F et G ne peuvent plus voir leur loyer révisé, ni lors du renouvellement du bail, ni en cas de relocation. L’objectif est clair : pousser à la rénovation énergétique.
Le mécanisme bloque notamment :
- Révision annuelle via l’IRL
- Hausse à la relocation après départ
- Revalorisation au renouvellement du bail
Ce gel s’inscrit dans une stratégie progressive visant à éliminer les passoires thermiques du parc locatif français.
DPE E est-il concerné aujourd’hui
À ce stade, un logement classé E reste libre d’augmentation, sous réserve du respect des règles locales d’encadrement des loyers le cas échéant.
En revanche, la loi prévoit l’interdiction de location des biens classés E à partir de 2034. Cela signifie qu’un durcissement progressif reste plausible dans les années à venir.
La vraie question n’est donc pas “pouvez-vous augmenter”, mais plutôt : pour combien de temps encore pourrez-vous le faire sans contrainte supplémentaire ?
Vers un durcissement pour les logements classés E
Le calendrier réglementaire donne une direction claire : chaque classe énergétique finit par être intégrée aux exigences de décence. Le DPE E n’est pas encore bloqué, mais il est déjà dans la ligne de mire.
Calendrier d’interdiction de location
La trajectoire est progressive. Depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location. Les F suivront en 2028, puis les E en 2034.
Autrement dit, un bien classé E dispose encore de quelques années d’exploitation locative, mais avec une visibilité réglementaire limitée. Plus l’échéance approche, plus la pression sur les propriétaires augmente.
Risque d’extension du gel des loyers
Aucune annonce officielle ne prévoit aujourd’hui l’extension du gel aux logements E. Toutefois, la logique politique reste cohérente : renforcer progressivement les contraintes sur les biens énergivores.
Si le législateur souhaite accélérer la rénovation du parc, le gel des loyers pourrait devenir un levier intermédiaire avant 2034. Anticiper ce scénario permet d’éviter une perte brutale de rentabilité.
Attendre le dernier moment expose à deux risques majeurs : blocage de loyer et décote à la revente.
Comment sécuriser vos loyers avec un DPE E
Si votre bien est classé E, l’objectif n’est plus de savoir si la règle va évoluer, mais comment protéger votre rendement. Une amélioration d’une seule classe peut suffire à sortir durablement du risque réglementaire.
Travaux prioritaires pour gagner une classe
Un audit énergétique permet d’identifier les postes les plus rentables. Inutile de tout refaire : ciblez les leviers à fort impact sur la consommation.
- Isolation thermique combles et murs
- Changement chauffage système plus performant
- Menuiseries double ou triple vitrage
- Ventilation VMC efficace
Dans de nombreux cas, un bouquet de travaux cohérent permet de passer de DPE E à D, sécurisant ainsi la location au-delà de 2034.
Aides financières mobilisables en 2026
Plusieurs dispositifs peuvent réduire fortement le reste à charge : MaPrimeRénov’, certificats d’économie d’énergie ou mécanismes de déficit foncier selon votre situation.
Le calcul est stratégique : comparez le coût des travaux au gain potentiel en valeur locative et patrimoniale. Un bien mieux classé se loue plus vite, limite la vacance et résiste mieux aux évolutions législatives.