Pour déposer une demande de logement social en 2026, vos revenus ne doivent pas dépasser certains seuils strictement encadrés par l’État. Plafonds de ressources, types de HLM concernés, revenus pris en compte : voici l’essentiel à connaître pour savoir si vous êtes éligible cette année.
Plafond de ressources HLM en 2026
Quels revenus sont pris en compte pour une demande HLM
Pour évaluer votre éligibilité à un logement social, l’administration se base sur un critère central : le revenu fiscal de référence. Il correspond au total des revenus du ménage figurant sur l’avis d’imposition, après abattements éventuels.
Sont inclus dans le calcul le demandeur, le codemandeur (conjoint, partenaire de Pacs) ainsi que les personnes à charge mentionnées sur l’avis fiscal. Les enfants en droit de visite et d’hébergement peuvent également être pris en compte.
Revenu fiscal de référence et année de référence
En 2026, les plafonds de ressources s’appuient sur les revenus de l’année n-2. Concrètement, c’est le revenu fiscal de référence de 2024, indiqué sur votre avis d’imposition reçu en 2025, qui est utilisé pour instruire votre dossier.
Ce mode de calcul permet une base homogène pour toutes les demandes, mais il peut pénaliser les ménages dont la situation financière s’est récemment dégradée.
Bonne nouvelle toutefois : en cas de baisse de revenus d’au moins 10 %, il est possible de demander la prise en compte des ressources plus récentes, sur justificatifs. Cela concerne notamment une perte d’emploi, une diminution d’activité ou un changement de situation familiale.
Ce mécanisme d’ajustement peut faire la différence pour rester éligible à un logement social en 2026.
Différences de plafonds selon le type de logement social
Logements PLAI, PLUS, PLS et PLI
Les logements sociaux ne répondent pas tous aux mêmes règles de ressources. Les plafonds varient selon le mode de financement utilisé lors de la construction, ce qui détermine le public visé.
Les logements PLAI sont destinés aux ménages en situation de grande précarité, avec des plafonds très bas. À l’inverse, les logements PLUS correspondent aux HLM « classiques » et représentent la majorité du parc social en France.
Les logements PLS s’adressent à des ménages aux revenus plus élevés, souvent situés en zones tendues, tandis que les logements PLI concernent le logement intermédiaire, à mi-chemin entre social et privé.
Pourquoi les plafonds varient selon les zones géographiques
Les plafonds de ressources sont également modulés selon la localisation du logement. Le coût de la vie et la pression immobilière expliquent ces écarts entre Paris, l’Île-de-France, les autres régions et l’outre-mer.
À composition de ménage équivalente, un foyer peut ainsi être éligible dans une région mais dépasser les seuils dans une autre. Cette différenciation vise à adapter l’accès au logement social aux réalités locales du marché immobilier.
Avant de déposer un dossier, il est donc essentiel de vérifier à la fois le type de logement visé et la zone géographique concernée.
Plafonds de ressources PLS applicables en 2026
Plafonds 2026 selon la composition du ménage
En 2026, les logements financés par un prêt locatif social PLS obéissent à des plafonds spécifiques. Ils correspondent aux plafonds PLUS majorés de 30 %, ce qui élargit l’accès au logement social à des ménages aux revenus intermédiaires.
Les montants autorisés varient selon le nombre de personnes composant le foyer, mais aussi selon la zone géographique. Paris et les communes limitrophes disposent des plafonds les plus élevés, suivis de l’Île-de-France hors Paris, puis des autres régions métropolitaines et de l’outre-mer.
Chaque personne supplémentaire dans le ménage entraîne une augmentation du plafond, ce qui permet d’adapter les seuils aux réalités familiales et d’éviter l’exclusion automatique des foyers plus nombreux.
Cas particuliers et baisse récente de revenus
Dans certaines situations, les ressources prises en compte peuvent être ajustées. Si vos revenus ont diminué d’au moins 10 % par rapport à ceux de l’année de référence, vous pouvez demander une réévaluation sur la base des revenus plus récents.
Cette dérogation concerne notamment une perte d’emploi, un passage à temps partiel ou une séparation. Des justificatifs sont alors exigés pour appuyer la demande.
Ce dispositif permet à des ménages temporairement fragilisés de rester éligibles à un logement PLS en 2026, malgré un revenu fiscal de référence initialement trop élevé.