En janvier 2026, les taux de crédit immobilier confirment une phase de stabilité rare dans un contexte économique et politique encore incertain. Entre taux moyens, écarts régionaux et impact sur le pouvoir d’achat, ce point mensuel permet de comprendre si les conditions actuelles restent favorables pour emprunter.
Les taux de crédit immobilier en janvier 2026
Taux moyens pratiqués par durée
En janvier 2026, les taux de crédit immobilier affichent une stabilité globale, confirmant la tendance observée en fin d’année 2025. Les banques proposent en moyenne des conditions proches d’un mois sur l’autre, avec un taux de 3,11 % sur 15 ans, 3,25 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans. Ces niveaux restent attractifs au regard des tensions passées sur les marchés financiers.
Pour les meilleurs profils, disposant d’un apport solide et d’une situation financière sécurisée, des décotes significatives sont toujours possibles. Les taux négociés peuvent ainsi descendre jusqu’à 2,90 % sur 15 ans, 3,00 % sur 20 ans et 3,10 % sur 25 ans, illustrant la volonté des banques de capter les dossiers les plus qualitatifs.
Évolution des taux depuis 2025
Sur un an, l’évolution des taux reste modérée. Entre le premier trimestre 2025 et janvier 2026, la hausse cumulée est contenue, malgré un contexte marqué par l’absence de budget voté et une vigilance accrue des marchés. Le maintien du taux directeur de la BCE à 2,15 % contribue à limiter les mouvements brutaux.
Cependant, cette stabilité demeure fragile. Les tensions sur l’OAT 10 ans et les discussions budgétaires à venir pourraient entraîner des ajustements progressifs en début d’année. À ce stade, les barèmes reçus par les courtiers traduisent surtout une phase d’attentisme, favorable aux emprunteurs prêts à concrétiser leur projet sans attendre.
Pouvoir d’achat immobilier en janvier 2026
Évolution des surfaces achetables dans les grandes villes
La stabilité des taux de crédit immobilier en janvier 2026 permet de préserver le pouvoir d’achat immobilier des ménages. Pour une mensualité de 1 000 € sur 25 ans, les surfaces achetables évoluent peu par rapport à janvier 2025 dans la majorité des grandes agglomérations françaises. Dans plusieurs villes, les variations restent inférieures à un mètre carré.
Cette relative inertie s’explique par la combinaison de taux quasi inchangés et de prix au mètre carré globalement stables. À Bordeaux ou Nantes, la surface achetable recule légèrement, tandis qu’à Lyon ou Montpellier, elle progresse marginalement. Ces écarts limités traduisent un marché qui se cherche encore, sans reprise franche ni correction marquée.
Villes gagnantes et perdantes sur un an
Certaines villes tirent néanmoins leur épingle du jeu. Lille et Marseille enregistrent une hausse notable des surfaces accessibles, avec respectivement +3,29 m² et +1,45 m² sur un an, portées par un ajustement des prix et une demande plus mesurée. À l’inverse, Paris, Nice ou Toulouse voient le pouvoir d’achat immobilier reculer plus sensiblement.
Ces disparités rappellent l’importance du facteur local dans un projet immobilier. À conditions de financement équivalentes, le choix de la ville ou du quartier reste déterminant pour optimiser son budget et adapter son projet aux réalités du marché début 2026.
Meilleurs taux et disparités régionales
Meilleurs taux négociés par CAFPI
En janvier 2026, CAFPI continue d’obtenir pour ses clients des conditions de financement compétitives, notamment pour les profils les plus solides. Les meilleurs taux négociés le mois précédent atteignent 3,00 % sur 20 ans et 3,10 % sur 25 ans, hors assurance. Ces niveaux correspondent au premier décile des dossiers financés, traduisant une réelle capacité de négociation auprès des banques partenaires.
Ces offres s’inscrivent dans un contexte de concurrence maintenue entre les établissements bancaires, désireux de relancer leur production de crédits en 2026. Les primo-accédants bénéficient encore d’offres ciblées, tandis que les emprunteurs bien préparés peuvent optimiser leur taux en travaillant leur apport, leur stabilité professionnelle et leur taux d’endettement.
Taux moyens par région en France
Les écarts régionaux restent marqués en ce début d’année. Sur les durées courtes, plusieurs régions affichent encore des taux inférieurs à 3,00 % sur 10 ans. Sur 15 ans, le Grand Est se distingue avec des conditions parmi les plus attractives, autour de 3,11 %.
Sur 20 et 25 ans, les meilleures opportunités se concentrent aux extrémités du territoire. La Nouvelle-Aquitaine propose par exemple des taux parmi les plus bas sur 20 ans, tandis que la Provence-Alpes-Côte d’Azur se démarque sur 25 ans. À l’inverse, les DROM-COM restent les zones où les taux moyens demeurent les plus élevés, confirmant l’importance d’une approche personnalisée selon la région.