En janvier 2026, les taux de crédit immobilier remontent légèrement, mais ce petit écart peut coûter cher sur la durée. Entre les barèmes des banques, les meilleurs profils et les prêts bonifiés, vous avez encore des leviers concrets pour emprunter dans de bonnes conditions sans attendre un hypothétique retournement.
Les taux de crédit immobilier en janvier 2026
Taux moyens pratiqués selon la durée d’emprunt
En janvier 2026, les banques appliquent des taux en légère progression par rapport à fin 2025. Cette hausse reste contenue, mais elle modifie sensiblement le coût total d’un projet immobilier.
Pour un prêt sur 15 ans, les taux moyens observés tournent autour de 3,2 %. Sur 20 ans, ils atteignent environ 3,4 %, tandis que les financements sur 25 ans se situent plus près de 3,6 %.
Cette structure confirme une tendance classique : plus la durée d’emprunt s’allonge, plus la banque intègre un risque élevé dans son taux. Même une variation de 0,1 point peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du crédit.
Écarts entre profils standards et meilleurs emprunteurs
Les écarts restent importants entre un dossier classique et un excellent profil. Les emprunteurs disposant d’un apport solide, d’une situation professionnelle stable et d’un bon taux d’endettement peuvent négocier des conditions plus favorables.
Dans les meilleurs cas, certains établissements proposent encore des taux proches de 2,8 % sur 15 ans et inférieurs à 3 % sur 20 ou 25 ans. Ces offres restent toutefois réservées à une minorité de dossiers très sécurisés.
Pour les autres profils, l’optimisation passe surtout par la durée, l’assurance emprunteur et les dispositifs complémentaires proposés par les banques.
Pourquoi les taux immobiliers remontent début 2026
Le rôle du taux d’emprunt d’État à 10 ans
La remontée des taux de crédit immobilier observée en janvier 2026 s’explique en grande partie par l’évolution des marchés financiers. Le taux d’emprunt de l’État français à 10 ans dépasse désormais les 3,6 %, un niveau élevé qui influence directement le coût de refinancement des banques.
Lorsque ce taux progresse, les établissements bancaires ajustent mécaniquement leurs grilles de crédit afin de préserver leurs marges. Cette transmission n’est pas immédiate, mais elle finit toujours par se refléter dans les offres proposées aux particuliers.
Dans ce contexte, une baisse rapide des taux immobiliers devient peu probable à court terme, même en cas de stabilisation de l’inflation.
La stratégie actuelle des banques
Début 2026, les banques arbitrent entre prudence et conquête commerciale. D’un côté, elles renforcent leurs critères d’octroi pour limiter les risques, notamment sur les profils les plus fragiles.
De l’autre, elles continuent d’attirer de nouveaux clients grâce à des offres ciblées : prêts à taux bonifié, conditions préférentielles pour les primo-accédants ou projets intégrant des travaux de rénovation énergétique.
Cette stratégie crée un marché à deux vitesses, où les meilleurs dossiers bénéficient encore d’opportunités intéressantes malgré la tendance globale à la hausse.
Faut-il acheter ou attendre en 2026
Les risques à reporter son projet immobilier
Face à la hausse progressive des taux, certains acheteurs envisagent de repousser leur projet immobilier. Pourtant, attendre comporte un risque réel dans le contexte actuel.
Les prévisions des courtiers indiquent une poursuite de la hausse au cours du premier trimestre 2026, avec des taux moyens qui pourraient encore gagner 0,1 à 0,2 point. Reporter son achat, c’est donc s’exposer à un coût de crédit plus élevé sans garantie de conditions plus favorables par la suite.
À cela s’ajoute l’incertitude sur les prix de l’immobilier, qui restent tendus dans de nombreuses zones, limitant l’intérêt d’une stratégie d’attente.
Les solutions pour limiter le coût du crédit
Malgré ce contexte, plusieurs leviers permettent encore d’optimiser son financement en 2026. Les prêts à taux bonifié constituent une première option, avec des taux compris entre 0 et 2 % sur une partie du montant emprunté.
Ces dispositifs sont souvent accessibles aux primo-accédants ou aux acquéreurs réalisant des travaux de rénovation énergétique, sans condition de ressources. Un bien affichant un bon diagnostic de performance énergétique peut également faciliter l’accès à ces offres.
Enfin, une négociation globale du dossier reste essentielle : durée du prêt, assurance emprunteur et apport personnel peuvent encore faire la différence sur le coût total du crédit.