Taux immobilier janvier 2026 : niveaux actuels, hausses prévues et impact pour les acheteurs

Par Baptiste BIALEK le 29 janvier 2026 à 19:45

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Taux immobilier janvier 2026 : niveaux actuels, hausses prévues et impact pour les acheteurs

En janvier 2026, les taux immobilier repartent légèrement à la hausse, sans pour autant fermer la porte aux acheteurs. Entre concurrence bancaire, influence de l’OAT et retour des primo-accédants, le vrai sujet n’est pas d’attendre “le moment parfait”, mais de comprendre ce qui bouge et de préparer un dossier solide pour décrocher le meilleur taux.

Taux immobilier janvier 2026 une hausse modérée mais surveillée

Évolution moyenne des taux immobiliers en janvier 2026

Après plusieurs mois d’accalmie fin 2025, les taux immobilier janvier 2026 affichent une légère remontée. La hausse moyenne constatée est de +0,05 point, toutes durées confondues. Les taux moyens s’établissent autour de 3,20 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,40 % sur 25 ans.

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Cette évolution reste homogène selon les profils de revenus. Qu’il s’agisse de ménages modestes ou de profils à hauts revenus, la variation demeure contenue. Les banques ajustent leurs grilles sans provoquer de rupture brutale, privilégiant une phase de stabilisation plutôt qu’un resserrement du crédit.

Impact réel sur les mensualités et la capacité d’emprunt

Dans les faits, cette hausse a un impact très limité sur les budgets. À titre d’exemple, une augmentation de 0,05 point sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans représente environ 6 € de mensualité supplémentaire. Un écart presque imperceptible pour la majorité des emprunteurs.

La capacité d’emprunt reste donc globalement stable. Les critères clés demeurent les revenus, le taux d’endettement et le reste à vivre. Pour les dossiers bien construits, les banques continuent même d’accorder des décotes ciblées afin de rester compétitives.

Autrement dit, la légère remontée des taux ne constitue pas un frein structurel au financement. Elle invite surtout les acheteurs à raisonner en coût global du crédit plutôt qu’à se focaliser uniquement sur l’évolution mensuelle des taux.

Pourquoi les taux immobiliers remontent légèrement début 2026

Rôle de l’OAT 10 ans et du contexte politique

La légère hausse observée en ce début d’année s’explique en partie par l’évolution de l’OAT à 10 ans, qui oscille autour de 3,60 %. Ce taux correspond au coût auquel l’État français emprunte sur les marchés financiers et sert de référence indirecte aux banques pour fixer leurs conditions de crédit.

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Les mouvements actuels traduisent surtout un climat politique incertain. Le budget 2026 n’étant pas encore voté, les marchés manquent de visibilité sur les orientations économiques à venir. Cette prudence se reflète mécaniquement dans les indicateurs financiers, sans pour autant provoquer de tension majeure sur le crédit immobilier.

Stratégie des banques et concurrence sur les bons profils

Contrairement aux idées reçues, les banques ne répercutent pas automatiquement la hausse de l’OAT dans leurs offres. Depuis plusieurs mois, une décorrélation partielle s’installe entre les taux obligataires et les taux proposés aux particuliers.

Les établissements acceptent de rogner sur leurs marges afin de soutenir la production de crédit. L’objectif reste clair : capter de nouveaux clients et renforcer les relations long terme. Cette logique profite avant tout aux dossiers bien structurés, avec un apport cohérent, une gestion bancaire saine et un projet lisible.

Dans ce contexte, la négociation reste possible. Le taux affiché n’est qu’un point de départ, et la qualité globale du profil continue de peser davantage que la conjoncture à court terme.

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Acheter en 2026 opportunités pour les emprunteurs

Retour en force des primo-accédants

Début 2026 confirme une tendance de fond : le marché du crédit immobilier est largement porté par les primo-accédants. Près d’un crédit sur deux accordé fin 2025 concernait un premier achat, un niveau rarement atteint ces dernières années.

Cette dynamique s’explique par la stabilisation progressive des taux, mais aussi par une stratégie bancaire orientée vers ces profils. Les établissements multiplient les offres ciblées pour accompagner l’accession à la propriété, notamment sur l’achat de la résidence principale.

Les dispositifs publics jouent également un rôle d’amortisseur. L’élargissement du PTZ et certains avantages maintenus pour les primo-accédants compensent partiellement la hausse des frais annexes et facilitent le montage financier.

Comment bien préparer son projet immobilier en 2026

Dans un marché plus lisible, l’enjeu n’est plus d’attendre une hypothétique baisse des taux, mais de présenter un dossier solide. Les banques analysent en priorité la cohérence globale du projet, bien au-delà du seul niveau de taux.

Un apport maîtrisé, des comptes bien tenus, un taux d’endettement respecté et un reste à vivre suffisant font toute la différence. La durée du crédit et le choix des assurances influencent également le coût final du financement.

En 2026, les emprunteurs bien préparés disposent d’un contexte favorable, mêlant concurrence bancaire et conditions d’accès au crédit plus prévisibles. La clé reste l’anticipation et l’optimisation du montage financier dès les premières démarches.