Paris double la taxe sur les logements vacants : ce que paieront les propriétaires

Par Baptiste B. le 27 juillet 2026 à 06:45

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Paris double la taxe sur les logements vacants : ce que paieront les propriétaires

Un appartement vide de 30 m² à Paris pourra coûter jusqu’à 2 800 euros de taxe par an dès 2028. À partir de janvier 2027, la Ville va fortement durcir la fiscalité des logements vacants, avec un objectif assumé : remettre 20 000 biens sur le marché.

Taxe sur les logements vacants à Paris : ce qui change en 2027

Des taux portés à 30 %, puis 60 %

À partir du 1er janvier 2027, la taxe sur les logements vacants va nettement augmenter à Paris. Après un an de vacance, le taux passera de 17 % à 30 % de la valeur locative cadastrale.

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Après deux années, la hausse sera encore plus forte : le taux grimpera de 34 % à 60 %. En clair, conserver durablement un logement vide deviendra beaucoup plus coûteux.

Un appartement de 30 m² taxé jusqu’à 2 800 euros

La Ville cite le cas d’un appartement vide de 30 m² dans le 17e arrondissement. Sa taxe, estimée à 790 euros avant la réforme, atteindrait 1 400 euros en 2027.

Résultat : dès 2028, la facture pourrait monter à 2 800 euros. Un saut brutal, pensé pour pousser les propriétaires à vendre, louer ou remettre rapidement leur bien en état.

Quels logements parisiens seront concernés par la nouvelle taxe ?

Environ 80 000 logements dans le viseur

Paris compterait environ 140 000 logements vacants, hors résidences secondaires. Parmi eux, près de 80 000 seraient en vacance structurelle et pourraient donc être directement concernés par la hausse.

La Ville espère remettre environ 20 000 biens sur le marché. Ce qui change tout ? La taxe vise surtout les logements durablement inoccupés, pas les simples périodes de transition entre deux occupants.

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Les situations qui permettent encore une exonération

Les exonérations restent prévues lorsque la vacance échappe réellement au propriétaire : succession bloquée, procédure judiciaire, travaux lourds ou logement proposé au prix du marché sans trouver preneur.

Autrement dit, un bien vide n’est pas automatiquement taxé au maximum. Le propriétaire devra toutefois pouvoir justifier précisément sa situation auprès de l’administration fiscale.

La mesure peut-elle vraiment remettre 20 000 logements sur le marché ?

L’objectif affiché par la Ville de Paris

La municipalité veut enrayer la baisse des résidences principales et faire revenir des logements dans le parc locatif. Son objectif est ambitieux : remettre 20 000 biens sur le marché.

La taxe doit aussi limiter les fausses déclarations de résidences secondaires en logements vacants. En clair, Paris veut rendre l’inaction financièrement impossible.

Une réforme accusée de « matraquage fiscal »

L’opposition conteste pourtant l’efficacité du dispositif. Elle estime que les chiffres de la vacance sont surestimés et que le relèvement au plafond risque surtout de pénaliser les propriétaires.

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Ce débat reste ouvert : incitation efficace ou pression fiscale excessive ? La réponse dépendra du nombre réel de logements remis en location dès 2027.