Relance logement : le nouveau dispositif fiscal pour investir dans le locatif en 2026

Par Baptiste BIALEK le 02 février 2026 à 19:45

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Relance logement : le nouveau dispositif fiscal pour investir dans le locatif en 2026

Face à la crise du logement, le Gouvernement lance en 2026 le dispositif Relance logement. Ce nouveau mécanisme fiscal vise à encourager l’investissement locatif privé, avec des avantages fiscaux significatifs et des règles proches des anciens dispositifs, mais repensées pour relancer la construction.

Dispositif Relance logement

Origine et contexte de la mesure

Le dispositif Relance logement s’inscrit dans le projet de loi de finances pour 2026, dans un contexte de forte tension immobilière. La baisse des mises en chantier et la raréfaction de l’offre locative ont conduit l’État à proposer un nouvel outil fiscal, destiné à réactiver l’investissement privé.

Ce mécanisme remplace progressivement les anciens dispositifs d’incitation, jugés insuffisants face à la crise actuelle. L’objectif est clair : réorienter l’épargne des particuliers vers le logement locatif, tout en sécurisant la rentabilité des projets.

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Objectifs du Gouvernement à l’horizon 2030

À travers Relance logement, le Gouvernement vise un rythme de 400 000 logements construits par an, afin d’atteindre près de deux millions de logements supplémentaires d’ici 2030. Le parc privé joue un rôle central, avec une cible de 50 000 logements locatifs dès 2026.

Le parc social n’est pas en reste, avec un objectif de 125 000 logements construits chaque année et une enveloppe de 500 millions d’euros dédiée aux bailleurs sociaux. Cette stratégie globale vise à rééquilibrer l’offre, soutenir la construction et limiter la hausse des loyers.

Relance logement se positionne ainsi comme un levier structurant, à la croisée des enjeux fiscaux, sociaux et économiques.

Quels logements sont éligibles

Logements neufs et immeubles collectifs

Le dispositif Relance logement s’applique exclusivement aux logements situés dans des immeubles collectifs, partout en France. Les maisons individuelles sont donc exclues du périmètre. L’objectif est de concentrer l’effort sur les zones où la densification est la plus pertinente.

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Les logements neufs sont pleinement éligibles, à condition d’être destinés à la location à usage de résidence principale. Ce ciblage permet de soutenir directement la construction neuve, fortement impactée par la hausse des coûts et le durcissement des conditions de financement.

Logements anciens avec travaux obligatoires

Les logements anciens peuvent également bénéficier du dispositif, sous réserve d’un engagement de travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition. Cette exigence vise à encourager la rénovation du parc existant et la remise sur le marché de biens dégradés.

Les travaux concernés incluent notamment la rénovation énergétique, l’amélioration du confort et la mise aux normes du logement. Cette orientation répond à un double enjeu : lutter contre les passoires thermiques et augmenter rapidement l’offre locative disponible.

En combinant neuf et rénovation, Relance logement cherche à agir simultanément sur la quantité et la qualité des logements proposés à la location.

Avantages fiscaux pour les investisseurs

Amortissement et déductions possibles

Le dispositif Relance logement repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal particulièrement incitatif. L’investisseur peut déduire de ses revenus locatifs une partie du prix d’achat du logement, dans la limite de 12 000 euros par an.

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À cela s’ajoute la déduction intégrale des charges liées à la location : travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière ou encore frais de gestion. En cas d’excédent, le déficit peut être imputé sur les autres revenus du foyer, dans la limite de 10 700 euros par an.

Exemple chiffré d’un investissement type

Un ménage acquiert un appartement pour 180 000 euros, finance 30 000 euros sur fonds propres et emprunte 150 000 euros. Grâce à l’amortissement et aux charges déductibles, l’imposition sur les loyers peut être neutralisée pendant plusieurs années.

Après dix ans de détention, le dispositif permet jusqu’à zéro impôt sur les revenus locatifs et environ 16 000 euros déduits de l’impôt sur le revenu global. Un levier puissant pour sécuriser la rentabilité tout en participant à l’effort national de relance du logement.