Immobilier neuf : les investisseurs particuliers reviennent chez les promoteurs

Par Baptiste B. le 07 mai 2026 à 19:45

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Immobilier neuf : les investisseurs particuliers reviennent chez les promoteurs

Le neuf n’attire pas encore les foules. Mais un chiffre intrigue : chez Altarea, les ventes aux investisseurs particuliers bondissent de 54 % sur un an. Après une année 2025 franchement glaciale, ce retour ressemble moins à une reprise qu’à un premier test grandeur nature.

Le retour des particuliers change déjà le ton du marché neuf

Altarea, Nexity, Kaufman & Broad voient les réservations repartir

Le signal reste modeste, mais il tombe au bon moment. Au premier trimestre 2026, Altarea annonce 270 réservations de logements par des investisseurs individuels, soit une hausse de 54 % sur un an.

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Nexity observe aussi un frémissement : 452 logements réservés par des particuliers investisseurs, en progression de 19 % par rapport au premier trimestre 2025. Kaufman & Broad suit la même tendance, avec une part des investisseurs passée de 10 % à 14 % des réservations.

Un signal encore fragile, mais très surveillé par les promoteurs

En clair, les particuliers ne sont pas revenus massivement. Mais ils recommencent à regarder le neuf. Et pour les promoteurs, c’est déjà beaucoup après une année 2025 où l’investissement locatif semblait presque déserté.

Altarea affiche la hausse la plus spectaculaire, Nexity confirme une reprise visible mais encore limitée, tandis que Kaufman & Broad voit la part des investisseurs progresser dans ses réservations. Ce n’est pas un raz-de-marée. Plutôt un signal faible, mais enfin positif.

Ce qui change tout ? Le marché ne parle plus seulement de blocage. Il reparle d’appétit, de fiscalité, de rendement possible. Prudemment, certes. Mais le mot “retour” circule à nouveau dans les états-majors du neuf.

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Le dispositif Jeanbrun relance l’espoir après la fin du Pinel

Un avantage fiscal pensé pour remettre l’investissement locatif en mouvement

Le nouveau dispositif Jeanbrun arrive avec une mission assez claire : remplacer le Pinel sans en copier exactement la mécanique. Son objectif ? Redonner aux particuliers une raison concrète d’acheter un logement neuf pour le louer.

Nexity parle déjà de “premiers effets”, tout en précisant qu’ils restent encore non significatifs sur le trimestre. Autrement dit, personne ne crie victoire. Mais dans un marché aussi tendu, même un début de réaction compte.

Pourquoi 2025 a marqué un point bas pour les investisseurs

La fin du Pinel, début 2025, a laissé un vide brutal. Les investisseurs particuliers, déjà refroidis par les taux, les prix et les incertitudes locatives, ont largement quitté le terrain.

Selon la Fédération des promoteurs immobiliers, les ventes aux particuliers investisseurs ont chuté de moitié en 2025. Pire : elles auraient été divisées par sept en quelques années. Résultat : le neuf s’est retrouvé privé d’un moteur historique.

À retenir : le dispositif Jeanbrun ne relance pas encore le marché, mais il redonne un cadre fiscal lisible aux investisseurs.

Et vous, achèteriez-vous à nouveau dans le neuf si la fiscalité rendait l’opération plus prévisible ? C’est exactement la question que les promoteurs espèrent voir revenir dans les discussions des ménages.

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Le neuf respire mieux, mais la crise n’est pas terminée

Des réservations globales encore contrastées selon les groupes

Attention au faux départ. Tous acquéreurs confondus, Altarea progresse de 14 % sur ses réservations de logements, Kaufman & Broad avance de 1,9 %, mais Nexity recule encore de 7 %.

Le retour des investisseurs particuliers ne suffit donc pas à effacer la crise du neuf. Il donne de l’air, pas un boulevard. Pour les promoteurs, la bataille reste double : vendre les programmes en cours et rassurer les acheteurs sur la rentabilité future.

Chiffre d’affaires, marges, vieux programmes : les freins restent là

Chez Altarea, le chiffre d’affaires trimestriel recule de 12,4 %, à 381,4 millions d’euros. La division logement pèse sur les revenus, notamment à cause de programmes anciens commercialisés avec des marges réduites.

En clair, le marché donne quelques signes de reprise, mais la crise est loin d’être derrière lui. Les particuliers recommencent à investir, encore faut-il que les taux, les prix et la fiscalité évoluent enfin dans le même sens.