Près de 80 000 dossiers en attente : la réforme qui inquiète les ménages

Par Cyril K. le 28 juillet 2026 à 16:45

... lectures - Temps de lecture : 2 min

Près de 80 000 dossiers en attente : la réforme qui inquiète les ménages

Vous comptiez isoler votre logement avec MaPrimeRénov’ ? Dès le 1er septembre 2026, plusieurs travaux pourraient sortir du dispositif Monogeste. Isolation, ventilation, chauffage : la facture risque de grimper, tandis que les pompes à chaleur resteraient largement favorisées.

MaPrimeRénov’ Monogeste : quels travaux seraient supprimés en septembre ?

Isolation, ventilation, chauffage : la liste des aides menacées

Le projet de décret prévoit un sérieux ménage. Dès le 1er septembre 2026, les aides pour l’isolation, la ventilation, certains chauffages au bois et les chauffe-eau solaires pourraient disparaître du parcours Monogeste.

Voir aussi  Locataires : ces 3 aides au logement peuvent réduire votre loyer en 2026

Autrement dit, remplacer un équipement ou isoler une seule partie du logement deviendrait plus coûteux. Les propriétaires devraient alors se tourner vers les CEE ou engager une rénovation globale, nettement plus lourde.

Les pompes à chaleur resteraient largement favorisées

Une exception saute aux yeux : les pompes à chaleur air-eau et géothermiques resteraient éligibles. Le gouvernement assume ainsi une stratégie tournée vers l’électrification des logements.

Ce qui change tout ? Une PAC installée dans une passoire thermique peut rester peu efficace sans isolation préalable. Pourtant, l’obligation de fournir un DPE serait repoussée au 1er janvier 2028.

Pourquoi le gouvernement veut privilégier les rénovations d’ampleur

Un parcours accompagné plus exigeant et moins généreux

L’exécutif affirme vouloir concentrer l’argent public sur les travaux les plus efficaces. Sur le papier, la logique se tient : une rénovation globale améliore davantage le DPE qu’un geste isolé.

Mais les conditions se sont durcies. Le parcours accompagné cible désormais surtout les logements classés E, F ou G, avec plusieurs travaux obligatoires et un gain énergétique mesurable.

Voir aussi  Comment le diagnostic énergétique influence-t-il les prix de l'immobilier ?

Le reste à charge reste un frein majeur pour les ménages

Les aides ont aussi diminué. Un ménage modeste peut espérer jusqu’à 32 000 euros, contre environ le double avant l’été 2025.

Résultat : le reste à charge demeure lourd, surtout pour une rénovation complète. Et si la pompe à chaleur absorbe une grande partie du budget, certains ménages risquent de repousser l’isolation ou les travaux liés au confort d’été.

CEE, délais, DPE : ce qui pourrait changer pour les propriétaires

Les certificats d’économie d’énergie peuvent-ils compenser ?

Les CEE pourraient amortir une partie du choc, notamment pour certains chauffe-eau thermodynamiques. Mais aucune compensation générale n’est garantie pour les travaux retirés de MaPrimeRénov’ Monogeste.

L’isolation illustre déjà cette limite : après son retrait partiel du dispositif, les aides CEE n’ont pas été revalorisées. Pour les propriétaires, le calcul devra donc être réalisé poste par poste.

Des dossiers encore ralentis par des délais proches de six mois

Le parcours accompagné reste aussi pénalisé par des délais d’instruction pouvant atteindre six mois. Début 2026, près de 80 000 dossiers déposés l’année précédente attendaient encore une validation.

Voir aussi  Votre immeuble consomme trop ? Les chiffres de l’Ademe qui changent la donne

Avant de signer un devis, vérifiez l’éligibilité exacte des travaux et déposez votre demande avant leur démarrage. Avec des règles qui changent souvent, quelques semaines peuvent modifier fortement votre reste à charge.