Taux d’usure : voici les plafonds à connaître avant de demander un crédit immobilier

Par Micheal M. le 10 juillet 2026 à 11:45

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Le taux d’usure vient encore d’évoluer. Depuis le 1er juillet 2026, les banques peuvent proposer des crédits immobiliers avec un TAEG plus élevé, sans dépasser les nouveaux plafonds fixés par la Banque de France. Une hausse discrète, mais qui peut faciliter l’accès au financement de certains emprunteurs.

Quels sont les nouveaux taux d’usure au 1er juillet 2026 ?

Les plafonds relevés pour tous les crédits immobiliers

Comme chaque trimestre, la Banque de France actualise les taux d’usure, c’est-à-dire les taux annuels effectifs globaux que les banques ne peuvent pas dépasser. Depuis le 1er juillet 2026, l’ensemble des plafonds progresse.

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Cette hausse reste modérée, mais elle offre davantage de souplesse pour financer certains dossiers bloqués auparavant à quelques dixièmes de point près.

Les nouveaux seuils selon la durée du prêt

Les plafonds varient selon la durée du crédit et le type de financement. Ils s’appliquent aux prêts immobiliers et aux prêts travaux de plus de 75 000 euros.

  • Moins de 10 ans : 4,07 %.
  • 10 à 20 ans : 4,57 %.
  • 20 ans et plus : 5,29 %.
  • Prêts relais : 6,39 %.

En clair, un emprunteur dont le coût total dépassait légèrement l’ancien plafond peut désormais voir son dossier redevenir finançable.

À quoi sert le taux d’usure pour les emprunteurs ?

Le TAEG ne peut jamais dépasser ce plafond

Le taux d’usure protège les particuliers contre un coût de crédit jugé excessif. Une banque ne peut pas accorder un prêt si son TAEG dépasse le plafond fixé pour la catégorie concernée.

Ce taux ne correspond donc pas au seul taux d’intérêt affiché. Il représente le coût total du financement et sert de garde-fou réglementaire.

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Les frais pris en compte dans le calcul

Le TAEG additionne l’ensemble des dépenses liées au crédit. C’est ce montant global qui est comparé au taux d’usure.

  • Intérêts du prêt immobilier.
  • Assurance emprunteur liée au crédit.
  • Frais de dossier et garanties.
  • Commissions éventuelles du financement.

Résultat : deux crédits avec le même taux nominal peuvent afficher un TAEG différent, notamment si l’assurance emprunteur coûte cher.

Quel impact pour votre projet immobilier ?

Une marge supplémentaire pour certains dossiers

La hausse des taux d’usure constitue une bonne nouvelle pour une partie des emprunteurs. Les profils dépassant légèrement l’ancien plafond disposent désormais d’une marge supplémentaire pour obtenir leur financement.

Les primo-accédants, les seniors ou les personnes avec une assurance plus coûteuse peuvent être concernés. Leur dossier pouvait être solide, mais bloqué par le calcul réglementaire.

Ce qui ne change pas malgré la hausse

Cette évolution ne signifie pas que les banques vont accorder tous les crédits. Elles continuent d’analyser les revenus, l’apport, le taux d’endettement et la stabilité financière.

À retenir : le relèvement du taux d’usure peut débloquer certains dossiers, mais il ne remplace pas les critères classiques d’octroi d’un crédit immobilier.

Le taux d’usure correspond-il au taux de mon crédit ?

Non. Il s’agit du plafond légal que votre TAEG ne peut pas dépasser. Le taux nominal proposé par la banque est généralement inférieur.

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Ces nouveaux taux garantissent-ils un accord de prêt ?

Non. Ils permettent seulement à davantage de dossiers de respecter la réglementation. La décision finale reste entre les mains de la banque.