Votre loyer peut-il vraiment grimper de 1,15 % cette année ? Oui, mais pas automatiquement. Le nouvel IRL fixe un plafond, pas un droit absolu. Clause dans le bail, date de révision, logement concerné : plusieurs conditions doivent être réunies avant toute hausse.
IRL 2026 : les loyers peuvent augmenter de 1,15 %
Le nouvel indice atteint 148,37
Publié le 10 juillet 2026, l’indice de référence des loyers du 2e trimestre atteint 148,37 en métropole. Sa progression annuelle s’établit à 1,15 %.
En clair, cette hausse fixe le plafond applicable à la révision des locations vides ou meublées. Elle ne signifie pas que tous les loyers augmenteront automatiquement.
Combien représente cette hausse en euros ?
Pour un loyer mensuel de 700 euros, une hausse de 1,15 % représente environ 8,05 euros supplémentaires. Le nouveau montant atteindrait donc 708,05 euros.
Avec un loyer de 1 000 euros, l’augmentation maximale grimpe à 11,50 euros par mois. À retenir : le propriétaire peut appliquer une hausse inférieure, mais jamais dépasser ce plafond.
Un propriétaire ne peut pas augmenter le loyer librement
Les conditions obligatoires à respecter
La révision doit être prévue dans le bail. Sans clause dédiée, le propriétaire ne peut pas appliquer l’IRL, même si l’indice progresse.
La hausse intervient une fois par an, à la date indiquée dans le contrat ou à sa date anniversaire. Le bailleur dispose ensuite d’un an pour la réclamer.
Les logements qui ne peuvent pas être revalorisés
Un logement classé F ou G peut être concerné par le gel des loyers. La hausse est également impossible si le calcul repose sur un mauvais indice.
Autre limite : la révision n’est pas rétroactive au-delà du délai légal. Résultat : une demande tardive peut faire perdre plusieurs mois d’augmentation au propriétaire.
Encadrement des loyers : comment appliquer l’IRL ?
L’IRL reste applicable sous certaines limites
Dans une commune soumise à l’encadrement, la révision annuelle reste possible si le bail la prévoit. Mais le nouveau montant ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré.
Ce qui change tout ? L’IRL et l’encadrement répondent à deux règles différentes. Le premier revalorise le bail, le second fixe le plafond autorisé.
Comment informer correctement le locataire ?
Le propriétaire doit présenter l’ancien indice, le nouvel indice et le détail du calcul. Une notification écrite évite les contestations et fixe clairement la date d’application.
Avant d’envoyer la demande, mieux vaut vérifier la commune, le DPE et la clause du bail. Une seule erreur peut rendre la hausse contestable.