La hausse paraît minuscule. Pourtant, passer de 3,22 % à 3,24 % suffit à rogner encore un peu la capacité d’emprunt des ménages. Et le vrai signal est ailleurs : après l’accalmie du printemps, les banques recommencent doucement à resserrer leurs conditions.
Les taux de crédit immobilier remontent au deuxième trimestre 2026
Une hausse limitée, mais désormais confirmée
Le mouvement reste discret, mais il est bien réel. Le taux moyen des crédits immobiliers atteint désormais 3,24 %, contre 3,22 % entre février et avril 2026.
Sur le papier, l’écart semble presque anecdotique. En pratique, il confirme surtout la fin de l’accalmie observée au printemps et réduit encore légèrement le budget des acheteurs.
Pourquoi les banques relèvent progressivement leurs barèmes
Les banques cherchent aujourd’hui à renforcer leurs fonds propres sans casser totalement la demande. Résultat : elles augmentent leurs taux avec prudence, dans un marché déjà fragilisé par les prix élevés et la perte de pouvoir d’achat.
Les barèmes restent donc contenus, mais la tendance est moins favorable. Ce qui change tout ? Les établissements disposent de moins de marge pour compenser la hausse du coût des projets immobiliers.
Combien pouvez-vous emprunter sur 15, 20 ou 25 ans ?
Les taux moyens observés en juin 2026
En juin, le taux fixe moyen atteint 3,12 % sur 15 ans, 3,22 % sur 20 ans et 3,30 % sur 25 ans. Plus la durée s’allonge, plus le coût total du crédit grimpe.
Pour un même revenu, cette différence réduit aussi la somme empruntable. Quelques dixièmes de point peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur toute la durée du prêt.
Une durée de remboursement qui atteint un niveau record
La durée moyenne d’emprunt atteint désormais 251 mois, soit près de 21 ans. Elle a progressé de six mois en seulement un an.
En clair, les ménages étalent davantage leur crédit pour conserver une mensualité supportable. Cette stratégie facilite parfois l’achat, mais elle augmente mécaniquement le coût final du financement.
Faut-il emprunter avant une nouvelle hausse des taux ?
Une stabilité attendue pendant l’été
Les taux devraient rester globalement stables en juillet et en août. Mais cette pause pourrait être courte, avec une nouvelle hausse possible dès septembre 2026.
Attendre n’est donc pas forcément gagnant. Un bien mieux négocié peut compenser un taux supérieur, mais patienter uniquement dans l’espoir d’un crédit moins cher devient risqué.
Les leviers pour négocier un meilleur crédit immobilier
Les meilleurs dossiers conservent une vraie marge de négociation. Un apport solide, une épargne restante et des comptes bien tenus peuvent faire baisser le barème proposé.