Après plusieurs mois d’accalmie, les taux immobiliers montrent enfin un signe de tension. Rien de brutal pour l’instant, mais les emprunts sur 15 et 20 ans repartent légèrement à la hausse en mai 2026. Une évolution discrète… qui pourrait pourtant peser sur certains projets immobiliers.
Les taux immobiliers remontent légèrement en mai 2026
Le signal était attendu par une partie du marché. En mai 2026, les taux immobiliers repartent doucement à la hausse après plusieurs mois relativement stables. Les crédits sur 15 ans et 20 ans gagnent chacun 0,05 point selon le dernier baromètre Empruntis.
Une hausse ciblée sur les prêts 15 et 20 ans
Concrètement, les taux moyens atteignent désormais 3,35 % sur 15 ans et 3,45 % sur 20 ans. Les autres durées restent stables, notamment les prêts sur 25 ans qui se maintiennent à 3,55 %.
Ce qui change tout ? Même une hausse limitée peut rapidement alourdir le coût total d’un crédit immobilier sur deux décennies. Sur un emprunt de 250 000 euros, quelques dixièmes suffisent à faire grimper la mensualité de plusieurs dizaines d’euros.
Les banques restent prudentes malgré le signal
Pour autant, le marché ne bascule pas dans une phase de durcissement massif. Les établissements bancaires continuent de défendre leurs objectifs commerciaux. Résultat : la hausse reste contenue et surtout très sélective.
Autrement dit, les banques cherchent encore à attirer de nouveaux clients solvables. Certaines réactivent même des offres promotionnelles ciblées, notamment pour les jeunes actifs et les primo-accédants. Un détail loin d’être anodin dans un marché immobilier encore fragile.
Les meilleurs profils conservent des conditions attractives
La hausse des taux ne touche pas tous les emprunteurs de la même manière. Les dossiers les plus solides continuent d’obtenir des conditions nettement plus avantageuses que les moyennes affichées.
Des taux dès 2,70 % pour certains emprunteurs
En mai 2026, plusieurs banques proposent encore des financements à partir de 2,70 % sur 7 ou 10 ans. Sur 15 ans, les meilleurs profils décrochent autour de 2,85 %, tandis que les crédits sur 20 ans restent proches de 3 %.
À retenir : les écarts entre un dossier moyen et un excellent profil restent énormes. Deux acheteurs avec le même projet immobilier peuvent aujourd’hui obtenir des conditions très différentes selon leur situation financière.
Les jeunes acheteurs toujours dans le viseur des banques
Les établissements bancaires continuent notamment de cibler les moins de 35 ans. Pourquoi ? Parce qu’un crédit immobilier permet souvent de vendre ensuite d’autres produits bancaires : assurance, épargne ou cartes premium.
Résultat : certains primo-accédants profitent encore d’offres temporaires agressives malgré le contexte. Ce marché reste très concurrentiel, surtout dans les grandes villes où les banques veulent conserver des parts de marché.
Ce que cette hausse change pour votre projet immobilier
Pour les futurs acheteurs, cette remontée des taux agit surtout comme un rappel. Les conditions restent encore correctes, mais la fenêtre très favorable observée début 2026 semble progressivement se refermer.
Faut-il emprunter maintenant ou attendre ?
La vraie question revient dans toutes les agences. Attendre une éventuelle baisse ou sécuriser un financement dès maintenant ? En clair, personne ne peut garantir l’évolution des prochains mois.
Mais une chose reste vraie : plus les taux montent, plus la capacité d’emprunt diminue. Un foyer capable d’emprunter 300 000 euros il y a quelques mois peut aujourd’hui perdre plusieurs milliers d’euros de budget.
Les critères qui font encore baisser un dossier
Les banques restent néanmoins prêtes à négocier avec certains profils. Quelques éléments font encore clairement la différence lors d’une demande de crédit immobilier.
- Gestion bancaire : aucun découvert récent
- Apport personnel : au moins les frais annexes
- Endettement maîtrisé : sous le seuil des 35 %
FAQ
Les taux vont-ils encore augmenter ?
La tendance actuelle est légèrement haussière, mais les banques restent prudentes pour ne pas freiner le marché immobilier.
Peut-on encore négocier son crédit ?
Oui, surtout avec un bon apport, une situation stable et un reste à vivre confortable.
Les primo-accédants sont-ils avantagés ?
Oui, plusieurs banques proposent encore des offres ciblées pour attirer les jeunes acheteurs.