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Prime carburant 2026 : allez-vous toucher les 100 euros versés d'octobre à décembre ?

Oui, la prime carburant existe en 2026. L'aide carburant de l'État aux grands rouleurs verse 100 euros pour avril à septembre, puis 100 euros d'octobre à décembre, sur demande à impots.gouv.fr. Votre employeur peut aussi vous verser une prime carburant exonérée d'impôt jusqu'à 1 000 euros.

Prime carburant 2026 : 100 € d'octobre à décembre, qui y a droit

Conditions d'éligibilité, revenu fiscal, véhicule thermique ou hybride, formulaire de demande : l'aide carburant 2026 vise le salarié ou l'indépendant qui utilise sa voiture pour se rendre au travail. Sa création par décret répond à la hausse des prix du carburant. L'indemnité carburant de 2023 n'a pas été reconduite telle quelle : elle a laissé la place à ce dispositif plus ciblé, élargi le 22 septembre par le gouvernement. Trois étages coexistent aujourd'hui, l'aide de l'État aux grands rouleurs, la prime versée par l'entreprise et les aides des régions. Montant de l'aide, conditions de revenu et de distance, véhicule éligible, demande sur impots.gouv.fr, versement sur le compte bancaire : voici, étape par étape, ce que chaque salarié, travailleur indépendant ou exploitant agricole doit savoir.

Sommaire

Prime carburant 2026 : de quoi parle-t-on exactement ?

Derrière l'expression « prime carburant », on trouve en réalité trois aides distinctes, qui ne relèvent ni du même payeur ni de la même démarche. Les confondre fait perdre de l'argent : beaucoup de salariés attendent de leur entreprise ce que verse l'État, et l'inverse. Cette actualité bouge vite : les informations ci-dessous sont à jour au 24 septembre 2026, et chaque personne concernée gagne à vérifier son éligibilité avant chaque nouvelle étape.

  • L'aide aux grands rouleurs : une aide forfaitaire de l'État, versée par l'administration fiscale sur votre compte bancaire, après une demande sur le site impots.gouv.fr.
  • La prime carburant de l'employeur : facultative, décidée par l'entreprise, exonérée d'impôt et de cotisations dans la limite d'un plafond relevé pour 2026.
  • Les aides régionales au transport : versées par certaines régions aux actifs qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail, avec leurs propres conditions de revenu et de distance.

Le mot « indemnité » revient dans les textes officiels, le mot « prime » dans le langage courant. Ce n'est pas un hasard : l'aide de l'État s'appelle juridiquement une indemnité carburant, créée par le décret n° 2026-333 du 30 avril 2026 relatif à la création, aux conditions et aux modalités de versement d'une indemnité carburant. La prime, elle, désigne surtout la somme versée par l'employeur.

L'aide grands rouleurs : 100 euros pour avril à septembre

Le premier volet a été mis en place au printemps, quand le prix du carburant a franchi des seuils que les ménages modestes ne pouvaient plus absorber. Le montant de l'aide est fixé à 100 euros, ce qui équivaut, selon service-public.fr, à environ 20 centimes par litre sur six mois de consommation moyenne. Le formulaire est accessible depuis le 27 mai 2026, date du décret n° 2026-417 qui a complété le premier texte.

Les conditions de revenu et d'activité

La condition de ressources est la plus sélective. Votre foyer doit afficher un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros, sur les revenus de 2024. C'est le chiffre qui figure sur votre avis d'imposition reçu en 2025, divisé par votre nombre de parts.

Il faut aussi avoir déclaré en 2024 un revenu d'activité : salaires, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles. Le demandeur doit résider en France, y avoir eu son domicile fiscal en 2024, être né avant le 1er janvier 2009 et ne pas être redevable de l'impôt sur la fortune immobilière.

Le dispositif concerne donc les salariés du privé, les agents de la fonction publique, les travailleurs indépendants et les exploitants agricoles. Un salarié à temps partiel y a droit au même titre qu'un salarié à temps complet, tant que les autres critères sont remplis : aucune durée de travail minimale n'est exigée.

Qui est un « grand rouleur » ?

Le texte retient deux critères de distance, au choix. Soit vous parcourez au moins 15 kilomètres par trajet entre votre domicile et votre lieu de travail, soit 30 kilomètres aller-retour. Soit vous roulez au moins 8 000 kilomètres par an pour votre activité professionnelle, trajets domicile-travail compris.

Le second critère vise les commerciaux, les artisans, les aides à domicile ou les infirmiers libéraux, dont la voiture est un outil de travail. Le premier vise le salarié qui habite loin de son entreprise, souvent parce qu'il n'a pas pu se loger près de son emploi.

Le véhicule doit remplir quatre conditions

  • Le type de véhicule : un deux-roues, un trois-roues ou une voiture ; les quadricycles lourds, les poids lourds, les engins agricoles et les véhicules de fonction sont exclus.
  • Le moteur : thermique ou hybride non rechargeable ; un véhicule électrique ou hybride rechargeable n'ouvre aucun droit.
  • L'assurance : le véhicule doit être assuré à la date de la demande.
  • L'état : il ne doit pas être classé comme endommagé.

Une seule aide est accordée par personne, et une seule par véhicule. Un couple qui partage une voiture ne touche donc qu'une fois l'indemnité, même si les deux conjoints remplissent les critères de revenu et de distance. Un couple avec deux voitures thermiques peut, lui, obtenir deux versements.

Le second versement d'octobre à décembre : ce qui change

Le 22 septembre 2026, le gouvernement a annoncé une rallonge de 450 millions d'euros pour l'ensemble des aides carburant, particuliers et professionnels confondus. Pour les salariés, la mesure phare est un second versement de 100 euros, qui couvre les trois derniers mois de l'année.

Même montant, période deux fois plus courte : le soutien revient à environ 40 centimes par litre, contre 20 centimes pour le premier volet. Le nombre de bénéficiaires potentiels passe de 3 millions à 5,5 millions, grâce à des plafonds de revenus relevés. Selon les annonces relayées par la presse spécialisée, ils se situent autour d'un peu plus de 2 000 euros nets par mois pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple et un peu plus de 6 100 euros pour un couple avec deux enfants. Le décret qui les fixera n'était pas encore paru au 24 septembre : attendez sa publication avant de tenir votre éligibilité pour acquise.

Versement automatique ou nouvelle demande ?

Tout dépend de votre situation au printemps. Si vous avez déjà obtenu les 100 euros d'avril à septembre, le second versement arrive sans aucune démarche, à condition que votre situation n'ait pas changé. Si vous devenez éligible grâce aux nouveaux plafonds, il faudra déposer une demande sur une nouvelle plateforme, annoncée à partir du 1er octobre 2026.

Les nouveaux bénéficiaires ne toucheront que le second versement. Aucune rétroactivité n'a été annoncée pour la période d'avril à septembre : les foyers qui franchissaient seulement le nouveau plafond n'avaient pas droit au premier volet, et ils ne le récupéreront pas.

Un calendrier de demande serré

  • 30 septembre 2026 : clôture du formulaire de l'aide n° 1 sur impots.gouv.fr, sans dérogation possible, même pour un dossier éligible.
  • 1er octobre 2026 : ouverture annoncée de la nouvelle plateforme pour les nouveaux demandeurs.
  • 31 décembre 2026 : fin de la période couverte par le second versement.

La date limite du premier guichet a déjà été repoussée deux fois, du 30 juillet au 31 août, puis au 30 septembre. Une quatrième date n'est pas prévue. Si vous remplissez les conditions de 2024 et n'avez rien demandé, c'est cette semaine qu'il faut agir. Suivez l'actualité du dossier sur le site du ministère de l'Économie : le taux de l'aide, ses nouveaux plafonds et la date d'ouverture de la plateforme y sont publiés en premier.

Vidéo YouTube

Comment faire la demande sur impots.gouv.fr

La démarche se fait en ligne, en une dizaine de minutes, sans pièce justificative à téléverser. Avant de vous lancer, rassemblez trois documents : votre dernier avis d'imposition, votre carte grise et vos références bancaires si elles ont changé récemment.

  1. Lancer le simulateur publié par l'administration sur impots.gouv.fr : il vérifie votre éligibilité en quelques questions, sans vous engager.
  2. Remplir le formulaire si le simulateur vous déclare éligible : identité, numéro fiscal, numéro d'immatriculation du véhicule tel qu'il figure sur la carte grise.
  3. Certifier sur l'honneur la distance parcourue, par trajet ou par an, et l'utilisation professionnelle du véhicule.
  4. Vérifier le compte bancaire enregistré dans votre espace personnel : c'est là que tombe le versement.

Le numéro fiscal se trouve en haut de la première page de votre avis d'imposition. Le numéro d'immatriculation figure sur la carte grise, rubrique A. Chaque personne du foyer qui dépose une demande utilise son propre numéro fiscal, et l'information transmise par voie électronique doit correspondre à celle de la carte grise. Une faute de frappe sur l'un ou l'autre suffit à bloquer le dossier : le contrôle croise ces données avec les fichiers de l'administration fiscale et le système d'immatriculation des véhicules.

Le versement intervient en moyenne une dizaine de jours après la demande, sur le compte bancaire connu des impôts. Pensez à le mettre à jour dans votre espace personnel avant de déposer le formulaire, sinon l'argent part sur un compte clos.

Et après le versement ?

L'administration peut contrôler votre déclaration pendant cinq ans. Conservez ce qui prouve la distance parcourue : attestation de l'employeur mentionnant le lieu de travail, justificatif de domicile, carnet de bord pour un professionnel qui déclare 8 000 kilomètres par an. Une fausse déclaration expose au remboursement de l'aide et à des sanctions.

La prime carburant de l'employeur passe à 1 000 euros

C'est l'autre annonce du 22 septembre, et la plus généreuse sur le papier. Le plafond d'exonération de la prime carburant que peut verser une entreprise passe de 600 à 1 000 euros par an et par salarié, pour les sommes versées jusqu'au 31 décembre 2026. Selon le Code du travail numérique, les textes réglementaires n'étaient pas encore publiés, mais les employeurs peuvent anticiper la mesure dans leurs déclarations.

Dans cette limite, la prime échappe aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu du salarié. Au-delà, elle est traitée comme du salaire. Le 1er janvier 2027, les règles antérieures reviendront, sauf nouvelle décision.

Une prime que rien n'oblige à verser

La prise en charge des frais de carburant reste facultative. L'employeur la met en place par accord collectif, accord de branche ou décision unilatérale après consultation du comité social et économique. Un salarié ne peut donc pas l'exiger : il peut seulement la demander, par écrit, à sa direction ou à ses représentants du personnel.

La prime couvre les frais de carburant, mais aussi les frais d'alimentation d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable. C'est une différence notable avec l'aide de l'État, réservée aux moteurs thermiques ou hybrides non rechargeables.

Cumul avec l'abonnement de transport public

En temps normal, un salarié qui bénéficie de la prise en charge de son abonnement de transport collectif ne peut pas cumuler cette aide avec la prime carburant. En 2026, ce verrou est levé : les deux se cumulent jusqu'au 31 décembre. La prise en charge de 50 % de l'abonnement de transport public reste, elle, obligatoire pour l'employeur, qu'il s'agisse d'un salarié à temps complet ou d'un salarié à temps partiel travaillant au moins à mi-temps.

Le forfait mobilités durables, qui finance le vélo, le covoiturage ou les engins partagés, reste plafonné à 600 euros par an, 900 euros en cas de cumul avec l'abonnement de transport. Ces trois dispositifs forment ensemble ce que le Code du travail appelle la prise en charge des frais de transport par l'employeur.

Ce qu'est devenue l'indemnité carburant de 2023

Beaucoup de foyers cherchent encore « l'indemnité carburant » en pensant à celle de 2023. Créée par le décret n° 2023-2 du 2 janvier 2023, elle versait 100 euros aux travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part ne dépassait pas 14 700 euros, sur les revenus de 2021. La demande se faisait déjà sur impots.gouv.fr, jusqu'au 31 mars 2023.

Ce dispositif a pris fin avec sa campagne. Il n'a pas été reconduit en 2024 ni en 2025. Le mécanisme de 2026 en reprend l'ossature (une aide forfaitaire, un formulaire en ligne, un versement par la DGFiP), mais avec trois différences majeures.

CritèreIndemnité 2023Aide grands rouleurs 2026
Montant100 euros, versement unique100 euros pour avril à septembre, puis 100 euros pour octobre à décembre
Plafond de revenu14 700 euros de RFR par part (revenus 2021)16 880 euros de RFR par part (revenus 2024) pour le premier volet, plafonds relevés pour le second
DistanceAucun minimum15 km par trajet ou 8 000 km par an
MotorisationTout véhicule utilisé pour le travailThermique ou hybride non rechargeable
Texte de référenceDécret n° 2023-2 du 2 janvier 2023Décret n° 2026-333 du 30 avril 2026

Le critère de distance est la vraie nouveauté. En 2023, un salarié qui habitait à 5 kilomètres de son bureau y avait droit ; en 2026, il faut prouver qu'on roule beaucoup. L'aide cible moins les revenus modestes en général que ceux dont la dépense de carburant est contrainte.

Les aides régionales au transport

À côté de l'État, plusieurs régions financent les trajets domicile-travail. Leurs règles changent d'une année à l'autre et d'un territoire à l'autre : vérifiez toujours sur le site de votre conseil régional, rubrique transport ou mobilité.

L'exemple des Hauts-de-France

La plus connue est l'aide au transport aux particuliers de la Région Hauts-de-France. Elle verse 20 euros par mois aux salariés qui utilisent leur voiture pour aller travailler, dès lors que le trajet atteint 20 kilomètres, avec une tolérance de 10 %. Le salaire net ne doit pas dépasser deux fois le SMIC, primes et treizième mois exclus.

Les intérimaires y ont accès s'ils enchaînent des missions d'au moins un mois. Les étudiants qui parcourent au moins 100 kilomètres par semaine entre leur domicile et leur lieu d'études aussi. Un salarié qui vit et travaille dans une zone desservie par un réseau de transport collectif doit justifier d'horaires décalés : prise de poste avant 7 heures ou fin après 22 heures, ou travail de nuit.

La demande se fait en ligne sur le site de la région, et un numéro vert gratuit accompagne ceux qui n'y arrivent pas. Cette aide régionale se cumule avec l'aide de l'État : ce sont deux payeurs différents, qui ne se consultent pas.

Ailleurs en France

D'autres collectivités proposent des aides au covoiturage, des abonnements de transport à prix réduit ou des aides à l'achat d'un vélo électrique. Elles ne portent pas le nom de prime carburant, mais elles réduisent le même poste de dépense. Les départements ruraux financent aussi, parfois, des aides à la mobilité pour les demandeurs d'emploi qui retrouvent un travail loin de chez eux.

Professionnels : les autres aides carburant annoncées

Le plan du 22 septembre ne concerne pas que les salariés. Plusieurs secteurs dont l'activité dépend du prix du carburant obtiennent une rallonge jusqu'à la fin de l'année.

  • Agriculture et bâtiment : une aide par litre de gazole non routier pour les exploitants agricoles et les entreprises du bâtiment, étendue aux structures de moins de 50 salariés.
  • Pêche : l'aide au litre des pêcheurs est prolongée jusqu'au 31 décembre, avec un prêt garanti par l'État.
  • Aides à domicile et infirmiers : accès élargi à l'aide grands rouleurs pour ceux qui parcourent plus de 30 kilomètres par jour, et une indemnité kilométrique relevée pour les aides à domicile du secteur associatif.

Les entreprises du transport routier et les auto-écoles, en revanche, ne bénéficient d'aucune mesure spécifique. Les fédérations de transporteurs l'ont fait savoir dès le lendemain des annonces.

Pour un travailleur indépendant, le cumul est possible. Un artisan qui roule plus de 8 000 kilomètres par an et dont le revenu fiscal de référence par part reste sous le plafond peut demander l'aide grands rouleurs à titre personnel, tout en déduisant ses frais de carburant de son bénéfice professionnel.

Combien pèse réellement l'aide sur votre budget ?

Prenons un salarié qui fait 25 kilomètres pour aller travailler, soit 50 kilomètres par jour, 220 jours par an. Il parcourt 11 000 kilomètres de trajets domicile-travail. Avec une voiture qui consomme 6 litres aux 100, cela représente 660 litres par an.

Les 200 euros de l'État sur l'année couvrent donc une part modeste de la facture, quel que soit le taux de remplissage du réservoir ou la hausse du litre. Cette économie reste réelle pour un budget serré, mais elle ne compense pas une crise durable des prix. Une prime employeur de 1 000 euros change davantage la donne, mais elle dépend de la bonne volonté de l'entreprise. Pour un foyer qui roule beaucoup, la vraie économie reste souvent du côté du véhicule lui-même : notre comparatif du coût au kilomètre d'une recharge à domicile face au diesel montre des écarts bien supérieurs à ces aides ponctuelles.

Le carburant pèse aussi sur des budgets déjà tendus par le logement. Selon notre enquête, 63 % des Français consacrent jusqu'à la moitié de leurs dépenses au logement : pour ceux qui ont quitté les centres-villes afin de payer moins cher, la voiture est devenue le prix de ce choix.

Les pièges à éviter

La fraude aux aides carburant existe, et elle vise d'abord les demandeurs. Des SMS et des courriels frauduleux imitent l'administration pour récupérer des coordonnées bancaires. Les impôts ne demandent jamais votre numéro de carte par message : la seule porte d'entrée est votre espace personnel sur impots.gouv.fr. Ne cliquez sur aucun lien reçu par SMS, même si le message évoque votre éligibilité ou un taux de remboursement : tapez vous-même l'adresse du site, par sécurité.

Autre erreur fréquente, déclarer un véhicule de fonction. Même si vous l'utilisez tous les jours pour vous rendre au travail, il est exclu : c'est à l'entreprise d'en supporter les frais. Même logique pour une voiture électrique, qui n'ouvre pas droit à l'aide de l'État mais peut entrer dans la prime de l'employeur.

Enfin, ne confondez pas date de demande et date de versement. Le formulaire du premier volet ferme le 30 septembre ; l'argent peut arriver quelques jours plus tard. Une demande déposée le 1er octobre, en revanche, sera rejetée.

Et le chèque énergie dans tout ça ?

Le chèque énergie ne finance pas le carburant. Il sert à payer les factures d'électricité, de gaz ou de fioul du logement, et il ne finance plus aucun travaux depuis le 15 février 2025. Le gouvernement a toutefois annoncé, le même 22 septembre, que l'envoi de la campagne 2027 serait avancé à janvier, au lieu d'avril, pour 5,8 millions de foyers et un montant de 48 à 277 euros, sous réserve du vote du budget.

Pour estimer ce que vous toucherez, vous pouvez utiliser notre simulateur du montant du chèque énergie. Les deux aides se cumulent : l'une vise la maison, l'autre la route.

Vos questions sur la prime carburant 2026

Quel est le montant de la prime carburant en 2026 ?

L'aide de l'État aux grands rouleurs vaut 100 euros pour avril à septembre, puis 100 euros pour octobre à décembre, soit 200 euros sur l'année pour un bénéficiaire des deux volets. La prime versée par l'employeur, facultative, est exonérée jusqu'à 1 000 euros par salarié en 2026.

Qui peut bénéficier de l'aide carburant ?

Les actifs (salariés, agents publics, indépendants, exploitants agricoles) dont le revenu fiscal de référence 2024 par part ne dépasse pas 16 880 euros, qui roulent au moins 15 kilomètres par trajet ou 8 000 kilomètres par an, avec un véhicule thermique ou hybride non rechargeable assuré. Le second volet relève ces plafonds.

Faut-il refaire une demande pour le versement d'octobre ?

Non, si vous avez déjà perçu les 100 euros du premier volet et que votre situation n'a pas changé : le second versement est automatique. Les nouveaux éligibles devront passer par une nouvelle plateforme annoncée à partir du 1er octobre 2026.

Les conditions détaillées du premier volet sont publiées sur la fiche de service-public.fr consacrée à l'aide aux grands rouleurs, et le nouveau plafond de la prime employeur sur la page du Code du travail numérique sur la prime carburant à 1 000 euros.

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