Frais de notaire : la remise de 20 % au-delà de 100 000 euros que peu d'acheteurs demandent
Acheter une maison en 2026 : les 8 étapes clés du projet, du budget au jour de la signature
Entre la première visite et la remise des clés, un achat immobilier dure en général quatre à six mois. Huit étapes clés rythment ce projet immobilier d'achat d'une maison, et trois d'entre elles se jouent avant même de visiter : le budget, le financement immobilier, les critères.

Mis à jour en octobre 2026 : règles du HCSF (35 % et 25 ans) vérifiées, délais légaux de rétractation et de réflexion, conditions du PTZ, exonération de la hausse des frais de notaire pour les primo-accédants, calcul de capacité chiffré et étapes après la signature ajoutés.
Sommaire
Quelles sont les étapes d'un achat immobilier ?
Le processus d'achat suit toujours le même ordre, que vous visiez une maison de bourg ou un appartement en ville. Sauter une marche coûte cher. Une offre d'achat signée sans accord de principe de la banque, par exemple, fragilise toute la transaction.
- Définir le projet immobilier : usage, localisation, surface, état du bien.
- Calculer sa capacité d'emprunt et le budget d'achat global, frais compris.
- Préparer le financement : apport personnel, simulation, accord de principe.
- Mener la recherche et les visites, diagnostics en main.
- Faire une offre d'achat écrite au vendeur.
- Signer la promesse de vente ou le compromis de vente, puis laisser courir la rétractation.
- Obtenir le prêt : offre de la banque, délai de réflexion, assurance emprunteur.
- Signer l'acte authentique chez le notaire et récupérer les clés.
Chaque étape a ses pièges et ses délais légaux. Ce guide de l'achat immobilier les prend une par une, avec les règles en vigueur cet automne et l'actualité immobilière qui les touche : taux du crédit immobilier, règles du HCSF, aides au premier achat. Le plan est le même pour une maison ou un appartement ; seule l'étape des travaux change d'ampleur.
Comment définir son projet immobilier avec précision ?
Un projet flou produit des visites inutiles. Avant d'ouvrir le moindre site d'annonces, écrivez noir sur blanc pourquoi vous achetez : résidence principale, investissement locatif, maison de vacances. La réponse change le financement, la fiscalité et les aides accessibles. Pour cadrer cette réflexion, les conseils immobiliers de Régine Villedieu proposent une méthode pour hiérarchiser vos priorités et trancher les arbitrages selon votre situation.
Quels critères de recherche retenir ?
Séparez les critères en deux colonnes. D'un côté, l'indispensable : nombre de pièces, temps de trajet vers le travail, école à pied, jardin. De l'autre, le confortable : garage, cuisine refaite, deuxième salle de bain. Un futur logement coche rarement tout. Notez aussi les commerces de proximité, l'espace extérieur souhaité et la distance de la gare : ce sont les informations qu'un agent immobilier ou une agence vous demandera au premier contact pour filtrer son portefeuille de biens immobiliers.
La vie du foyer dans cinq ou dix ans compte autant que celle d'aujourd'hui. Un couple qui attend un enfant, un parent qui prépare sa retraite ou un salarié en télétravail trois jours par semaine n'achète pas le même espace. Pensez aussi aux travaux : une maison à rénover coûte moins cher à l'achat, mais le chantier pèse sur le budget et sur le calendrier.
Neuf ou ancien, maison ou appartement ?
Dans le neuf, vous traitez avec un promoteur ou un constructeur, avec des garanties de construction et une performance énergétique récente. Dans l'ancien, le choix est plus large et l'emplacement souvent meilleur, mais le diagnostic de performance énergétique (DPE) mérite une lecture attentive : un logement classé F ou G annonce des travaux d'isolation ou de chauffage. Le passage d'un achat appartement à un achat maison ajoute de son côté l'entretien du terrain, de la toiture et des réseaux, sans charges de copropriété.
Combien pouvez-vous emprunter ? Le calcul de la capacité
La banque ne prête pas ce que vous souhaitez, elle prête ce que les règles l'autorisent à prêter. Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) fixe deux plafonds, rappelés par service-public.fr : un taux d'endettement de 35 % des revenus, assurance comprise, et une durée de crédit de 25 ans au plus, portée à 27 ans dans le neuf ou dans l'ancien avec au moins 10 % de travaux dans le coût total. Le HCSF a maintenu ces règles le 15 septembre 2026.
Un cas chiffré pas à pas
Un ménage gagne 4 000 euros net par mois, sans autre crédit en cours. À 35 %, sa mensualité ne doit pas dépasser 1 400 euros, assurance emprunteur incluse. Si l'assurance coûte environ 70 euros par mois, il reste 1 330 euros pour rembourser le capital et les intérêts.
Au taux moyen de 3,31 % relevé par l'Observatoire Crédit Logement/CSA en août 2026, sur 25 ans, ces 1 330 euros mensuels financent un emprunt d'environ 271 000 euros. Sur 20 ans, au même taux, le montant tombe autour de 230 000 euros. Cinq années de moins font perdre 40 000 euros de capacité, mais réduisent nettement le coût total du crédit.
Cette estimation n'engage aucun prêteur : chaque établissement bancaire applique ses propres critères dans le cadre du HCSF. À cette somme s'ajoutent l'apport personnel et les aides. Le budget d'achat final doit couvrir le prix de vente, les frais de notaire, la garantie du prêt et les premiers travaux. Pour affiner ce calcul selon vos revenus, notre simulateur de capacité d'emprunt et de mensualité maximale reprend ces plafonds.
Comment préparer son financement et monter un dossier solide ?
Un dossier complet raccourcit les délais et rassure le vendeur. Avant la première visite, rencontrez votre banque ou un courtier immobilier pour obtenir une attestation de financement. Elle n'engage pas l'établissement, mais elle donne du poids à votre offre face à d'autres acheteurs.
Les pièces demandées par les banques
- Identité et situation : pièce d'identité, justificatif de domicile, livret de famille ou contrat de mariage.
- Revenus : trois derniers bulletins de salaire, deux derniers avis d'imposition, contrat de travail ou bilans pour un indépendant.
- Comptes : relevés bancaires des trois derniers mois, justificatifs de l'épargne et de l'apport.
- Le bien : promesse ou compromis de vente, devis si des travaux sont financés.
Des relevés sans découvert ni crédit à la consommation récent pèsent souvent plus qu'un revenu élevé. Le banquier lit la gestion du compte autant que le salaire. Pour choisir entre plusieurs offres de crédit immobilier, comparez le coût total, assurance comprise, plutôt que le seul taux affiché : deux propositions au même taux peuvent avoir un coût très différent.
PTZ, apport et aides au premier achat
Le prêt à taux zéro (PTZ) reste ouvert aux primo-accédants, c'est-à-dire aux ménages qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Il finance le neuf, maison comme appartement, et l'ancien seulement en zones B2 et C, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération. Le plafond de revenus d'une personne seule atteint 49 000 euros en zone A, 31 500 euros en zone B2 et 28 500 euros en zone C. Conditions détaillées et quotités dans notre dossier sur le prêt à taux zéro et ses plafonds de revenus.
À lire aussi : Acheter un logement en 2026 : budget, visites, compromis, prêt et acte authentique
À lire aussi : Fissures dues à la sécheresse : les 5 étapes pour être indemnisé par votre assurance
Lire également : Compromis ou promesse de vente : les 5 différences qui engagent vraiment l'acheteur
Le PTZ doit toujours accompagner un autre prêt d'au moins deux ans. Il ne remplace pas l'apport : la plupart des banques attendent que vous financiez au moins les frais d'acquisition sur vos fonds propres.
De la visite à l'offre d'achat : comment s'y prendre ?
Une visite se prépare comme un entretien. Venez avec votre liste de critères, un mètre, et les questions que l'annonce élude : année de la toiture, mode de chauffage, montant de la taxe foncière, servitudes, raison de la vente. Une seconde visite, à une autre heure de la journée, révèle le bruit, la lumière et le voisinage.
Les documents à réclamer au propriétaire
Le dossier de diagnostic technique (DDT) est fourni par le vendeur : DPE, amiante et plomb pour les constructions anciennes, électricité et gaz pour les installations de plus de quinze ans, état des risques, assainissement non collectif le cas échéant. Lisez-le avant de faire une offre. Un DPE classé F ou G ou une installation électrique non conforme sont des arguments de négociation chiffrables par un devis d'artisan.
Comment faire une offre d'achat ?
L'offre d'achat se fait par écrit, adressée au vendeur ou à l'agent immobilier. Elle indique le prix proposé, la durée de validité et, si besoin, les conditions (obtention du crédit, réalisation d'un diagnostic). Service-public.fr précise qu'aucune somme ne peut être versée à ce stade par l'acheteur. Une fois acceptée, elle engage les deux parties à préparer l'avant-contrat. La situation diffère selon que le bien est vendu par un particulier ou par une agence immobilière, mais le prix d'achat se négocie ici, pas après : appuyez chaque baisse demandée sur un fait vérifiable, travaux, comparables récents ou temps de mise en vente.
Promesse ou compromis de vente : ce que vous signez
L'avant-contrat fixe le prix et les conditions de la transaction. Deux formes existent, rappelle service-public.fr. La promesse unilatérale engage le seul vendeur, qui réserve le bien à l'acheteur pendant une durée déterminée. Le compromis de vente engage les deux parties à conclure.
- Rétractation : l'acheteur non professionnel d'un logement dispose de 10 jours calendaires, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui lui notifie l'acte.
- Somme versée : souvent 10 % du prix au titre du dépôt de garantie dans un compromis, versée après le délai de rétractation et conservée par le notaire.
- Condition suspensive de prêt : elle protège l'acheteur dont le crédit est refusé, avec un délai d'au moins un mois pour obtenir le financement.
Le vendeur, lui, ne peut pas se rétracter une fois le compromis signé. Relisez les conditions suspensives avant la signature du compromis : montant, durée et taux maximum du prêt doivent correspondre à votre plan de financement réel, sinon la clause ne vous protège plus.
Offre de prêt, assurance et signature de l'acte
Une fois l'avant-contrat signé, la banque instruit le dossier et émet son offre de prêt. La loi impose un délai de réflexion de 10 jours : vous ne pouvez l'accepter qu'à partir du onzième jour, et aucun fonds n'est débloqué avant. L'établissement doit maintenir ses conditions au moins 30 jours après réception.
L'assurance emprunteur se choisit librement. Vous pouvez présenter le contrat d'un autre assureur que celui de la banque, à garanties équivalentes, et en changer ensuite. Sur un crédit de 25 ans, l'écart entre deux contrats représente souvent plusieurs milliers d'euros. Pensez aussi à l'assurance habitation : le notaire vous demandera une attestation pour le jour de la signature de l'acte.
L'acte authentique se signe chez le notaire, en général deux à trois mois après le compromis. Le notaire vérifie le titre de propriété, les servitudes, l'urbanisme et l'absence de droit de préemption exercé par la commune. Le jour J, le prêt est versé, le prix réglé au vendeur, et les clés changent de main.
Frais de notaire et coûts annexes à prévoir
Les frais d'acquisition regroupent les droits de mutation reversés aux collectivités, les émoluments du notaire et ses débours. Ils sont nettement plus élevés dans l'ancien que dans le neuf. Depuis le 1er avril 2025 et jusqu'au 31 mars 2028, les départements peuvent relever les droits de mutation de 0,5 point au plus. Les primo-accédants qui achètent leur résidence principale sont exonérés de cette hausse, sans plafond de prix.
Le détail par département et le calcul pour votre bien sont dans notre page sur les frais de notaire dans l'ancien et le neuf. À ce poste s'ajoutent la garantie du prêt (caution ou hypothèque), les frais de dossier bancaires, le déménagement et, très souvent, les premiers travaux : peinture, mise aux normes, remplacement d'une chaudière.
Après l'achat : les démarches des premières semaines
Le changement de propriétaire ne s'arrête pas à la remise des clés. Dans le mois qui suit, transférez les contrats d'énergie et d'eau à votre nom, signalez votre nouvelle adresse aux impôts et aux organismes sociaux, et vérifiez que l'assurance habitation couvre bien la nouvelle surface.
La taxe foncière de l'année est due par le propriétaire au 1er janvier ; le partage au prorata avec le vendeur se règle en général dans l'acte. Si vous avez acheté avec des travaux, conservez les factures : elles comptent pour le calcul d'une future plus-value et pour certaines aides à la rénovation. Gardez enfin le diagnostic et l'acte dans un même dossier, papier et numérique, pour la revente. Ce dernier geste clôt les étapes de l'achat immobilier ; il ouvre aussi la vie de propriétaire, avec ses propres obligations.
Premier achat immobilier : réponses aux doutes les plus courants
Combien de temps dure un achat immobilier ?
Comptez trois mois environ entre l'offre acceptée et l'acte de vente, auxquels s'ajoute le temps de recherche, très variable. Le délai entre compromis et acte authentique dépend surtout de l'obtention du prêt et des documents réunis par le notaire.
Peut-on acheter sans apport personnel ?
C'est possible mais rare. Les banques financent plus volontiers les dossiers où l'acheteur couvre les frais de notaire. Un jeune actif aux revenus stables, en début de carrière, a davantage de chances qu'un emprunteur aux revenus irréguliers.
Que faire si le crédit est refusé après le compromis ?
Si la condition suspensive de prêt est remplie, c'est-à-dire si la demande correspondait aux caractéristiques prévues, le compromis tombe et le dépôt de garantie vous est restitué. Gardez les courriers de refus des banques : ils servent de preuve.
Réussir son achat maison sans précipitation
Acheter une maison est une démarche longue, et chaque étape clé du projet peut se préparer. Le budget, la capacité d'emprunt et les critères de recherche se fixent avant les visites ; l'offre, l'avant-contrat et le prêt s'enchaînent ensuite selon des délais légaux qui protègent l'acheteur. Suivre ce guide étape par étape, et l'actualité du marché immobilier, laisse le temps de comparer, de négocier et de signer en connaissant le coût réel de votre nouveau logement.












