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Angelina Jolie vend la maison de Cecil B. DeMille 5 millions de dollars sous son prix affiché

Cinq millions de dollars. C'est l'écart entre le prix affiché en mai et celui obtenu le 24 septembre pour la villa d'Angelina Jolie à Los Angeles, l'ancienne maison du cinéaste Cecil B. DeMille. Vendue 24,75 millions selon TMZ, elle déclenche aussi la taxe municipale la plus lourde de la ville.

La villa d'Angelina Jolie à Los Angeles vendue 5 M$ sous son prix

Image d’illustration : il ne s’agit pas du bien cité dans l’article.

Sommaire

Une vente à 24,75 millions de dollars, loin des 29,85 millions espérés

L'actrice avait mis sa maison en vente au printemps, le 4 mai 2026, pour 29,85 millions de dollars. Moins de cinq mois plus tard, la transaction s'est conclue à 24,75 millions, d'après TMZ, qui s'appuie sur les registres immobiliers, un montant confirmé au magazine People par une source proche de la vente. L'identité de l'acheteur n'a pas été rendue publique.

La décote atteint 5,1 millions de dollars, soit environ 17 % du prix de départ. Sur le marché très haut de gamme de Los Angeles, un tel rabais n'a rien d'exceptionnel. Il dit pourtant beaucoup de l'année 2026 : les acheteurs de demeures à plus de 20 millions négocient dur, et ils prennent leur temps.

Angelina Jolie avait acheté cette propriété en juin 2017 pour 24,5 millions de dollars, selon TMZ, quelques mois après l'annonce de son divorce avec Brad Pitt. Neuf ans plus tard, le prix de vente ne dépasse celui de l'achat que de 250 000 dollars. En dollars constants, la maison s'est donc dépréciée.

À l'époque, la presse people avait vu dans ce choix le refuge d'une nouvelle vie après la séparation de Brad Pitt et Angelina Jolie. Le couple le plus célèbre de Hollywood vivait alors dans des maisons distinctes, et l'actrice cherchait un domaine assez vaste pour s'y installer durablement. Brad Pitt n'a jamais été associé à cette propriété.

Que vaut la maison de Cecil B. DeMille ?

La villa n'est pas une maison de star comme les autres. Construite en 1913 dans un style Beaux-Arts, elle a été achetée en 1916 par Cecil B. DeMille, réalisateur des Dix Commandements et pionnier de Hollywood. Il y a vécu jusqu'à sa mort, en 1959, soit plus de quarante ans.

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La légende du lieu tient aussi à son voisin. Charlie Chaplin aurait habité la maison mitoyenne ; quand il l'a quittée, DeMille l'a rachetée et reliée à la sienne par une longue galerie couverte, pour y installer ses bureaux de production et une salle de projection. Un siècle d'histoire du cinéma tient dans ce passage.

Pour un acheteur, ce pedigree a un prix. Il en a aussi un coût : une maison centenaire se restaure avec des artisans rares, sous le regard des associations de préservation, et chaque intervention se paie plus cher qu'une construction neuve.

Surface, chambres, jardins : ce que contient la propriété

Les descriptions publiées lors de la mise en vente donnent une idée précise du bien. La demeure principale développe environ 11 000 pieds carrés, soit un peu plus de 1 000 mètres carrés habitables, sur un terrain de 2,1 acres (près de 0,85 hectare).

  • Six chambres et dix salles de bains, réparties entre la maison principale et ses annexes.
  • Quatre cheminées, une cave à vin et une salle de sport aménagée.
  • Un pool house et une maison d'amis, autour d'une piscine agrémentée de fontaines en cascade.
  • Des jardins à la française et un salon de thé, avec une vue imprenable sur les collines de Hollywood.

Angelina Jolie, qui a restauré plusieurs éléments d'origine, avait décrit dans un entretien une maison sans salle de divertissement, mais pleine d'allées et de recoins où marcher et réfléchir. Une propriété faite pour le calme, pas pour les réceptions.

Au-delà des pièces de vie, c'est l'espace extérieur qui compte ici : jardins, allées et grands arbres. Un terrain de cette taille isole la maison de ses voisins ; c'est ce qui fait la valeur des propriétés de ce quartier résidentiel fermé, où chaque terrain constructible est devenu rare. Un hôte de marque y trouve des pièces pour recevoir, mais surtout de l'espace pour disparaître.

Pourquoi Angelina Jolie vend-elle sa villa de Los Angeles ?

La star ne s'en est jamais cachée. Dans plusieurs entretiens, elle a dit vouloir s'installer à l'étranger à moyen terme. La vente de la maison de Los Angeles s'inscrit dans ce projet.

Vivre à l'étranger ne signifie pas forcément quitter le luxe. De nombreuses stars américaines partagent désormais leur temps entre plusieurs capitales, avec un appartement à Paris ou à Londres plutôt qu'un domaine de plusieurs hectares. Vendre une maison de rêve devenue trop grande, c'est souvent le premier pas d'un séjour prolongé à l'étranger.

Aucune prochaine adresse n'a été rendue publique, et rien n'indique un achat immédiat ailleurs : la vente ressemble davantage à un désengagement progressif de la ville qu'à un déménagement programmé.

Le calendrier n'a rien d'anodin non plus. Mettre en vente au printemps, c'est viser la saison la plus active du marché californien. Conclure fin septembre, sous le prix, c'est accepter que cette saison n'a pas produit l'acheteur espéré.

La mansion tax de Los Angeles : 5,5 % du prix, soit 1,36 million de dollars

C'est là que la vente devient un cas d'école. Depuis le 1er avril 2023, la ville de Los Angeles applique la Measure ULA, surnommée « mansion tax » : une taxe sur les mutations immobilières qui frappe le prix total de vente dès qu'il dépasse un seuil, et non la seule fraction au-dessus.

Les seuils sont indexés chaque année sur l'inflation. Selon l'Office of Finance de la ville, pour les ventes conclues après le 30 juin 2026, le taux est de 4 % entre 5,4 et 10,9 millions de dollars, puis de 5,5 % à partir de 10,9 millions. Un an plus tôt, les seuils étaient fixés à 5,3 et 10,6 millions.

Appliqué à une transaction de 24,75 millions, le taux de 5,5 % donne 1 361 250 dollars. Ce montant théorique s'ajoute aux droits de mutation ordinaires du comté et de la ville. Le produit de la taxe finance des programmes de logement abordable et d'aide aux locataires menacés d'expulsion.

Un seuil qui pèse sur toutes les ventes de luxe

Les professionnels de Los Angeles le répètent depuis trois ans : parce que la taxe porte sur le prix entier, franchir un seuil coûte cher. Une maison vendue 10,8 millions échappe au taux de 5,5 % ; vendue 11 millions, elle y entre pour la totalité du prix.

Pour les demeures historiques comme celle de DeMille, l'effet est mécanique. Le vendeur sait qu'une part du prix partira en taxe, l'acheteur le sait aussi, et la négociation s'en ressent. Dans un marché où les biens à plus de 20 millions de dollars restent longtemps affichés, cet écart de 1,36 million devient un argument de discussion.

Et si la même vente avait eu lieu en France ?

La comparaison éclaire la logique de chaque système. En France, les droits de mutation sont payés par l'acheteur, dans les frais de notaire. Selon la fiche de service-public.fr sur la hausse des droits de mutation, la part départementale oscillait entre 3,8 % et 4,5 % et peut monter à 5 % depuis avril 2025 dans les départements qui l'ont votée.

CritèreLos Angeles (Measure ULA)France (droits de mutation)
Qui paieRéglée à la vente, habituellement par le vendeurL'acheteur, via les frais de notaire
Base de calculPrix total dès le seuil franchiPrix total, quel que soit le montant
Taux4 % puis 5,5 %Part départementale de 3,8 % à 5 %
Luxe viséOui, uniquement au-delà de 5,4 millions de dollarsNon, même barème pour tous les biens

La différence est de philosophie. Los Angeles cible explicitement les ventes de prestige pour financer le logement social ; la France prélève sur toutes les transactions, du studio de province à l'hôtel particulier. Pour une villa à 24,75 millions de dollars, l'ordre de grandeur du prélèvement finit, dans les deux cas, autour de 5 % à 6 % du prix.

Vos questions sur la villa d'Angelina Jolie

Quel est le prix de vente de la villa d'Angelina Jolie ?

Selon TMZ, confirmé par People, la propriété a été vendue 24,75 millions de dollars le 24 septembre 2026. Elle avait été proposée en mai à 29,85 millions. Angelina Jolie l'avait acquise 24,5 millions en juin 2017.

Quand la maison a-t-elle été mise en vente ?

L'annonce a été publiée le 4 mai 2026, au prix de 29,85 millions de dollars. La transaction s'est conclue le 24 septembre, un peu moins de cinq mois plus tard, sous le prix demandé.

Qui a vécu dans cette maison avant l'actrice ?

Le réalisateur Cecil B. DeMille l'a achetée en 1916 et l'a habitée jusqu'en 1959. Charlie Chaplin aurait occupé la maison voisine, que DeMille a ensuite rachetée et reliée à la sienne.

Ce que cette vente dit du marché des maisons de stars à Hollywood

La villa d'Angelina Jolie rejoint une série de ventes de célébrités conclues sous le prix affiché. Plus tôt cette année, la maison de Selena Gomez à Encino a elle aussi changé de mains dans un marché devenu plus exigeant. Le nom d'une star attire les visites ; il ne fait plus le prix.

À Los Angeles comme ailleurs, le très haut de gamme obéit désormais à une règle simple. Un bien d'exception trouve preneur, mais à la condition que le prix intègre les coûts réels : restauration, entretien, fiscalité à la vente. Les acheteurs internationaux comparent aussi avec d'autres places, comme la Côte d'Azur, où les villas de Saint-Tropez atteignent des niveaux comparables.

Pour les amateurs de demeures de légende, l'histoire continue ailleurs : les collections des stars se font et se défont au gré des tournages et des vies, comme en témoigne le portefeuille immobilier de Daniel Craig. Celle de Cecil B. DeMille, elle, change de mains cent dix ans après l'arrivée du cinéaste, au profit d'un acheteur resté anonyme.

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L'assistant choisi lit la page publique et en fait la synthèse. Pour le détail et les chiffres exacts, l'article fait foi.

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